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Difficile de faire autre chose pendant «Ce soir (ou jamais)» ! C'est en tout cas l'avis du blogueur Antidote, inconditionnel de l'émission de Frédéric Taddeï.
capture d'écran france3
L’autre jour, à la télé ou la radio, quelqu’un dont je ne me rappelle plus le nom rendait ce pauvre Darcos responsable d’une ignominie supplémentaire : à cause de la suppression de l’école le samedi matin, actée par le malheureux candidat à la présidence aquitaine, les honnêtes gens ne pouvaient plus se remettre au lit après avoir déposé les mioches en classe et se livrer à quelques câlins bien mérités. Je n’ai pas en main l’étude scientifique qui avait permis de produire ce malheureux constat, ni même si cette frustration sexuelle avait contribué, à Bordeaux, Pau ou Mont de Marsan, au score riquiqui qui a valu le renvoi de l’ancien pensionnaire de la rue de Grenelle.
Toujours est-il qu’il serait bien injuste de n’accabler que Xavier Darcos. Perso, j’ai trouvé un autre coupable. Il s’appelle Frédéric Taddeï. D’autres accableraient davantage la direction des programmes de France Télévision, qui persistent à programmer Ce soir (ou jamais) à l’heure où les honnêtes gens se reproduisent, ou de moins honnêtes pèchent grâce à Lulu Neuwirth. Mais j’ai davantage la tentation de jeter la pierre à Taddeï. Après tout, il pourrait faire une émission comme les autres. Une émission où on inviterait toujours les mêmes, où on ne discuterait qu’entre gens qui sont d’accord entre eux. Tel n’est pas le cas ici. Pour l’animateur de Ce soir (ou jamais), pas d’Intouchables médiatiques. Pas de sujets interdits. Aucune peur du dérapage, ce concept tant à la mode ces derniers temps.
Et pour cause ! Le talent et l’intelligence de Taddeï mais aussi, et surtout, l’empathie qu’il manifeste envers tous ses invités, produisent ce « coquetèle » qu’on croyait disparu depuis longtemps : un plateau où l’on peut parler de tout, avec tout le monde, sans invective, sans anathème, entre gens de bonne compagnie ou, tout au moins, on n’accuse pas d’emblée son prochain d’être de mauvaise(1) pour avoir à ne pas échanger avec lui. Oui, une telle émission existe en mars 2010. Oui, elle est même programmée par le Service Public de télévision.
Hier soir, par exemple, c’était la revue de presse du mardi chez l’ami Taddeï(2) et il y avait un joli plateau. François Léotard, dont on comprend pourquoi il a arrêté la politique, Boris Cyrulnik, Claude Chabrol, Nahal Tajadod, Akhénaton(3) et, surtout, Natacha Polony. Bon d’accord ! Je suis un peu de parti pris. Je suis un inconditionnel de Natacha. Mais hier soir, il y avait Elle et les autres. Elle a illuminé l’émission, avec son érudition, son talent et son charme(4). Même lorsque le pauvre Léo n’était pas d’accord, il n’osait pas le dire, tellement elle avait déblayé -avec maestria- le terrain intellectuel sur chaque sujet(5). C’est mon avis, et je le partage avec qui veut bien.
Parenthèse chauvino-polonyesque refermée, Frédéric Taddeï me réconcilie avec le petit écran, moi qui m’en suis éloigné beaucoup ces derniers temps. Gloire à lui ! Gloire à Ce soir (ou jamais) ! Et pour ceux, qui, bien légitimement, ne souhaiteraient pas mettre en péril la vie harmonieuse de leurs couples, les émissions peuvent être vues sur Internet, dès le lendemain et pendant huit jours.
1. De mauvaise compagnie, pour ceux qui peinent à suivre.
2. Tous les mardis, on y débat de trois ou quatre sujets ayant marqué la semaine passée.
3. Ok, là, on est un cran en dessous.
4. Elle serait un peu copine avec Claire, que ça ne m’étonnerait pas…
5. Et hier soir, il y avait l’abstention, la réouverture éventuelle des maisons closes et Lewis Caroll au menu. Il fallait avoir une sacrée culture pour dominer autant des thèmes aussi variés. E-pa-tan-te !
Toujours est-il qu’il serait bien injuste de n’accabler que Xavier Darcos. Perso, j’ai trouvé un autre coupable. Il s’appelle Frédéric Taddeï. D’autres accableraient davantage la direction des programmes de France Télévision, qui persistent à programmer Ce soir (ou jamais) à l’heure où les honnêtes gens se reproduisent, ou de moins honnêtes pèchent grâce à Lulu Neuwirth. Mais j’ai davantage la tentation de jeter la pierre à Taddeï. Après tout, il pourrait faire une émission comme les autres. Une émission où on inviterait toujours les mêmes, où on ne discuterait qu’entre gens qui sont d’accord entre eux. Tel n’est pas le cas ici. Pour l’animateur de Ce soir (ou jamais), pas d’Intouchables médiatiques. Pas de sujets interdits. Aucune peur du dérapage, ce concept tant à la mode ces derniers temps.
Et pour cause ! Le talent et l’intelligence de Taddeï mais aussi, et surtout, l’empathie qu’il manifeste envers tous ses invités, produisent ce « coquetèle » qu’on croyait disparu depuis longtemps : un plateau où l’on peut parler de tout, avec tout le monde, sans invective, sans anathème, entre gens de bonne compagnie ou, tout au moins, on n’accuse pas d’emblée son prochain d’être de mauvaise(1) pour avoir à ne pas échanger avec lui. Oui, une telle émission existe en mars 2010. Oui, elle est même programmée par le Service Public de télévision.
Hier soir, par exemple, c’était la revue de presse du mardi chez l’ami Taddeï(2) et il y avait un joli plateau. François Léotard, dont on comprend pourquoi il a arrêté la politique, Boris Cyrulnik, Claude Chabrol, Nahal Tajadod, Akhénaton(3) et, surtout, Natacha Polony. Bon d’accord ! Je suis un peu de parti pris. Je suis un inconditionnel de Natacha. Mais hier soir, il y avait Elle et les autres. Elle a illuminé l’émission, avec son érudition, son talent et son charme(4). Même lorsque le pauvre Léo n’était pas d’accord, il n’osait pas le dire, tellement elle avait déblayé -avec maestria- le terrain intellectuel sur chaque sujet(5). C’est mon avis, et je le partage avec qui veut bien.
Parenthèse chauvino-polonyesque refermée, Frédéric Taddeï me réconcilie avec le petit écran, moi qui m’en suis éloigné beaucoup ces derniers temps. Gloire à lui ! Gloire à Ce soir (ou jamais) ! Et pour ceux, qui, bien légitimement, ne souhaiteraient pas mettre en péril la vie harmonieuse de leurs couples, les émissions peuvent être vues sur Internet, dès le lendemain et pendant huit jours.
1. De mauvaise compagnie, pour ceux qui peinent à suivre.
2. Tous les mardis, on y débat de trois ou quatre sujets ayant marqué la semaine passée.
3. Ok, là, on est un cran en dessous.
4. Elle serait un peu copine avec Claire, que ça ne m’étonnerait pas…
5. Et hier soir, il y avait l’abstention, la réouverture éventuelle des maisons closes et Lewis Caroll au menu. Il fallait avoir une sacrée culture pour dominer autant des thèmes aussi variés. E-pa-tan-te !
Rédigé par Antidote - Blogueur associé le Lundi 29 Mars 2010
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