Pour l’année du centenaire de Simone Weil, le seul mois de janvier aura vu la parution de pas moins de neuf livres sur la philosophe-mystique.


(capture d'écran - Arte)
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L’éternelle jeune fille au corps évanescent, inconnue de son vivant sinon de quelques âmes d’élite avec qui sa souffrance put converser – Gustave Thibon ou le père Perrin – connaît une gloire posthume non pareille. Seules Edith Stein ou Etty Hillesum, ses sœurs doubles en judéité et en recherche mystique, peuvent lui être comparées. À cette différence près qu’enlevée comme ces deux-ci par la guerre, Simone Weil aura péri, elle, aux côtés de la France combattante à Londres et non dans les camps. Pourtant, elle aura vécu, se l’imposant volontairement, une torture physique et morale presque équivalente à celle des victimes de l’holocauste.

Insaisissable, courant de Platon à Trotski et de l’Evangile à l’anarchisme, demeurant au porche de toutes les Eglises, mademoiselle Weil incarne le paradoxe d’une virginité plongée dans la boue du monde.
Sa quête irrésolue d’un ailleurs aux racines d’ici-bas l’aura consumée sans retour dans un feu brûlant et quelques pages seules témoignent de sa recherche d’une vie plus intense qui n’a pas été vraiment trouvée.

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Rédigé par Jacques de Guillebon - culturemag le Lundi 29 Juin 2009 | Commentaires (3)

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