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La tragédie clownesque basée sur le mythe de Médée « Mayday!Mayday!», mise en scène par Frédérique Charpentier, est actuellement jouée sur les planches du théâtre de la Passerelle à Paris. Un spectacle inventif, certes, mais la blogueuse Mon Amie Chômeuse est restée...
Quand on attend dans le hall du petit théâtre de la Passerelle, on regarde les affiches des spectacles passés ou à venir : « Aventuriers des mers », « Pantin des bois »… Tiens. « Neuf mois dans ton ventre », allons bon. Ton amie chômeuse cherche des informations sur le spectacle qu’elle s’apprête à voir et lit sur un tableau noir « Pour l’organisation de vos goûters d’anniversaire… ». Je commence à me demander si je suis dans la cible. Je feuillette le magazine posé sur la table : c’en est trop, on me traite de « jeune maman » à toutes les pages. Pourtant, les gens qui sont assis autour de moi (la petite dizaine de personnes qui constituera le public) sont tous majeurs. Bizarre, me dis-je.
J’ai tout juste eu le temps de me rencarder sur le mythe de Médée sur mon Blackberry-oh-yeah (oui, ton amie chômeuse, dont l’activité est en plein boom, a dû s’équiper… Gros, gros succès du chômage en ce moment), puis nous avons été conviés (tous les dix) dans la salle.
Médée entre en scène, elle est drapée, et parle avec solennité. Elle a une très belle voix, qui porte loin, du type « j’ai avalé un ampli ». Ensuite, deux clowns arrivent sur scène et perturbent la représentation. Le spectacle est une « réinterprétation » du mythe de Médée. C’est à dire que les clowns interrompent la tragédienne à l’envi, brisent allégrement le 4ème mur en se promenant dans le public : bref, nous sommes dans le comique de situation et l’irrévérence.
Pour être parfaitement honnête, ton amie chômeuse doit préciser qu’elle n’a jamais eu de feeling avec les clowns (et qu’elle déteste le cirque, surtout quand il y a des animaux, les pauvres bêtes). Je ne suis donc pas une très bonne juge de l’univers burlesque et du comique de gestes, pour ne pas dire que j’y suis totalement hermétique.
Ton amie chômeuse ne nie pas l’inventivité du spectacle : la musique électro jouée sur scène et en direct devient un protagoniste à part entière, et Médée est aussi impliquée et captivante en tragédienne qu’en sorcière échevelée. Mais rien à faire, je n’aime pas tellement quand le public est pris à parti comme chez Guignol (surtout quand il est si clairsemé), et je n’ai pas été sensible aux jeux de mots des deux clowns que j’ai trouvés aussi indigestes que les déformations d’expressions populaires dans Micmacs à tire-larigot.
Ton amie chômeuse retournera au théâtre de la Passerelle quand elle aura des enfants. Pour l’instant, toutes ces pièces revisitées (voir Phèdre ici ) m’ont donné envie d’aller voir des tragédies classiques, comme une grosse réac aigrie, absolument.
Liens et infos utiles : 

MySpace du spectacle 

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J’ai tout juste eu le temps de me rencarder sur le mythe de Médée sur mon Blackberry-oh-yeah (oui, ton amie chômeuse, dont l’activité est en plein boom, a dû s’équiper… Gros, gros succès du chômage en ce moment), puis nous avons été conviés (tous les dix) dans la salle.
Médée entre en scène, elle est drapée, et parle avec solennité. Elle a une très belle voix, qui porte loin, du type « j’ai avalé un ampli ». Ensuite, deux clowns arrivent sur scène et perturbent la représentation. Le spectacle est une « réinterprétation » du mythe de Médée. C’est à dire que les clowns interrompent la tragédienne à l’envi, brisent allégrement le 4ème mur en se promenant dans le public : bref, nous sommes dans le comique de situation et l’irrévérence.
Pour être parfaitement honnête, ton amie chômeuse doit préciser qu’elle n’a jamais eu de feeling avec les clowns (et qu’elle déteste le cirque, surtout quand il y a des animaux, les pauvres bêtes). Je ne suis donc pas une très bonne juge de l’univers burlesque et du comique de gestes, pour ne pas dire que j’y suis totalement hermétique.
Ton amie chômeuse ne nie pas l’inventivité du spectacle : la musique électro jouée sur scène et en direct devient un protagoniste à part entière, et Médée est aussi impliquée et captivante en tragédienne qu’en sorcière échevelée. Mais rien à faire, je n’aime pas tellement quand le public est pris à parti comme chez Guignol (surtout quand il est si clairsemé), et je n’ai pas été sensible aux jeux de mots des deux clowns que j’ai trouvés aussi indigestes que les déformations d’expressions populaires dans Micmacs à tire-larigot.
Ton amie chômeuse retournera au théâtre de la Passerelle quand elle aura des enfants. Pour l’instant, toutes ces pièces revisitées (voir Phèdre ici ) m’ont donné envie d’aller voir des tragédies classiques, comme une grosse réac aigrie, absolument.
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