Histoire d'un orchestre se substituant à celui du Bolchoï pour un concert à Paris, « Le concert » de Radu Mihaileanu séduit surtout par la musique du film. Pour Timothée Gérardin, ce n'est pas fantastique, mais on se surprend à rire.



L'âme russe, c'est un peu comme la valise de Mary Poppins: on se demande toujours ce qui va en sortir. Dans le Concert, on se retrouve avec quelque chose d'assez gros. Il ne fait pas dans la dentelle, Radu Mihaileanu. Et c'est pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, c'est-à-dire les moments comiques aussi poussifs que jouissifs, plus le concerto pour violon opus 35 de Tchaïkovski qui, quelque soit le traitement auquel il est soumis, reste le concerto pour violon opus 35 de Tchaïkovski.

Mais il faut dire qu'il est rude, le traitement (ici on passe au pire), si l'on comptabilise tous les flashbacks explicatifs, Miou Miou et la durée des dialogues en Français façon « tempérament slave » (Ah! L'usage poétique de l'infinitif: « moi chercher beaucoup harmonie »). Bref, même si les défauts abondent à un débit de centrale hydraulique, on est tout surpris de se surprendre à rire. Puis à frissonner, mais ça c'est l'effet Tchaïkovski.

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Le concert de Mihaileanu : l'effet Tchaïkovski



Rédigé par Timothée Gérardin - Blogueur associé le Lundi 9 Novembre 2009 | Commentaires (6)

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