Deux auteurs américains, Nelson Lichtenstein et Susan Strasser, viennent de publier une étude considérable sur le géant américain de la distribution Wal-Mart.


Le bonheur selon Wal-Mart

Il y a un épisode de South Park qui représente bien ce que peut signifier Wal-Mart, aux yeux de l’Américain moyen. Rien d’étonnant : la plus grosse entreprise du monde, peu présente (proportionnellement) à l’international mais élément clé du paysage politico/social aux États-Unis, ne pouvait manquer de faire son apparition dans la série crétino-rentre-dedans de Trey Parker et Matt Stone. Dans cet épisode, donc, l’arrivée d’un Wal-Mart dans la petite ville du Colorado théâtre du dessin-animé finit par alarmer les enfants : leur épicier préféré a fait faillite, le centre-ville s’est vidé de ses commerces, leurs grands-parents travaillent de nuit pour des salaires de misère dans le nouveau magasin et leurs parents sont devenus des zombies cédant compulsivement aux sirènes de prix toujours plus bas. Finalement, une foule en colère brûle le magasin honni qui a vampirisé la ville. Le lendemain, stupeur, des pelleteuses s’affairent à mettre la dernière touche à un nouveau magasin flambant neuf, aussi moche que l’ancien, aussi destructeur socialement. La morale ? On ne détruit pas Wal-Mart car il fait partie de vous. Il est votre miroir, vous qui aimez tant les prix bas que vous ne cherchez pas à savoir ce qu’il y a derrière…

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Rédigé par Lemi - Article XI le Dimanche 17 Mai 2009 | Commentaires (0)

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