A partir de 5,99 € abonnez-vous à Marianne Numérique
Mon amie chômeuse est allée voir « La Comtesse » de Julie Delpy . La réalisatrice de Two days in Paris remet le couvert avec un film de guerriers ou le héros est...une femme.
Elzébeth, issue d’une noble famille hongroise, est préparée dès le plus jeune âge par sa mère à vivre dans la violence d’un monde d’hommes. Être élevée à la dure au 17ème siècle, ça ne signifie pas être privé de Wii quand on a merdé son contrôle de math, mais assister aux supplices infligés aux voleurs de chevaux, être avertie qu’on sera bientôt vieille et sans intérêt, et devoir épouser un homme à qui on est promise dès la naissance.
Le mari en question n’est pas exactement un tendre, c’est un illustre guerrier qui aime manger son goûter assis sur une haute pile de Turcs démembrés. Elzébeth est réputée pour sa grande intelligence et sa gestion rigoureuse de leur immense fortune : le couple est craint et respecté de tous, jusqu’au Roi.
A la mort de son mari, Elzébeth tient à conserver son statut de femme de pouvoir. Elle découvre que sa faiblesse réside à l’endroit du cœur lorsqu’elle tombe éperdument amoureuse d’un jeune homme de 20 ans son cadet, Istvan Thurzo (PS : Daniel Brühl, I love you).
Quelle femme étonnante que cette Julie Delpy, qui nous avait gratifié il y a trois ans d’un Two days in Paris drôle et subtile, et qui nous revient avec l’histoire costumée d’une comtesse dont la vie a alimenté toutes les légendes (tout ça parce qu’elle aurait tué quelques vierges pour se baigner avec leur sang, bon… que celui qui n’a pas ses petites manies dégoûtantes lui jette la première pierre. Quand j’étais petite je mangeais mes crottes de nez. Voilà, tiens, j’ouvre le bal).
Le point commun entre ces deux films, c’est résolument l’intelligence de leur réalisatrice qui transparait dans le moindre dialogue au phrasé impeccable et si particulier. Elle brosse le portrait d’une femme à la fois aimante et sanguinaire qui souffre dans sa chair, et vraiment, elle le fait avec maestria, ton amie chômeuse en est restée bouche bée.
Lien et info utiles :
Allociné
Il y a litige sur l’orthographe du prénom de la Comtesse, mais il m’a semblé que c’était comme ça… Pardon si ce n’est pas le cas.
Le mari en question n’est pas exactement un tendre, c’est un illustre guerrier qui aime manger son goûter assis sur une haute pile de Turcs démembrés. Elzébeth est réputée pour sa grande intelligence et sa gestion rigoureuse de leur immense fortune : le couple est craint et respecté de tous, jusqu’au Roi.
A la mort de son mari, Elzébeth tient à conserver son statut de femme de pouvoir. Elle découvre que sa faiblesse réside à l’endroit du cœur lorsqu’elle tombe éperdument amoureuse d’un jeune homme de 20 ans son cadet, Istvan Thurzo (PS : Daniel Brühl, I love you).
Quelle femme étonnante que cette Julie Delpy, qui nous avait gratifié il y a trois ans d’un Two days in Paris drôle et subtile, et qui nous revient avec l’histoire costumée d’une comtesse dont la vie a alimenté toutes les légendes (tout ça parce qu’elle aurait tué quelques vierges pour se baigner avec leur sang, bon… que celui qui n’a pas ses petites manies dégoûtantes lui jette la première pierre. Quand j’étais petite je mangeais mes crottes de nez. Voilà, tiens, j’ouvre le bal).
Le point commun entre ces deux films, c’est résolument l’intelligence de leur réalisatrice qui transparait dans le moindre dialogue au phrasé impeccable et si particulier. Elle brosse le portrait d’une femme à la fois aimante et sanguinaire qui souffre dans sa chair, et vraiment, elle le fait avec maestria, ton amie chômeuse en est restée bouche bée.
Lien et info utiles :
Allociné
Il y a litige sur l’orthographe du prénom de la Comtesse, mais il m’a semblé que c’était comme ça… Pardon si ce n’est pas le cas.
Rédigé par Mon amie chômeuse le Dimanche 2 Mai 2010
|
Commentaires (1)
Profil
Rédaction Marianne
Dernières notes
Le rêve à la sauce Nolan
27/07/2010
Enter the void vide l'esprit
19/05/2010
Jezabel à mourir
13/05/2010
L'art d'Arditi
11/05/2010
Un beau spécimen de Mammuth
10/05/2010
Moteur, action, ça tourne (un peu trop)
03/05/2010
Cadavre (tout à fait) exquis
01/05/2010
Malice au pays des merveilles
21/04/2010
Mots-clés
acteur
amour
apocalypse
art
audiard
biographie
cinema
Cinéma
cinéma
concert
crise
crise économique
critique
cuisine
culture
décès
etats-unis
exposition
famille
film
gastronomie
hadopi
hommage
le liseur
lecture
littérature
livre
livre de cuisine
livres
marianne
mon amie chomeuse
mondialisation
musique
nouvelle vague
philosophie
polar
recette
restaurant
restaurant paris
roman
résistance
saint-pierre et miquelon
seconde guerre mondiale
stephen daldry
théâtre
télévision
un prophète
vin
vin rosé
économie
© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72

