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Boîte à films cultes et incorrects lancée par les frère Weinstein, Miramax dépéri depuis son rachat par Disney : pour satisfaire le culte du «marché de masse», Mickey coupe les ailes des réalisateurs. Electron libre conte le naufrage de l'ancien fleuron du cinéma indépendant.
Miramax a longtemps été l’une des success stories les plus aimées du cinéma américain : deux jeunes inconnus, Harvey et Bob deviennent en 1979 petits distributeurs et, par la même occasion, découvreurs de talents (Sexe Mensonges et Vidéo, de Steven Soderbergh), et finiront par se tourner aussi vers la production dans les années 80. Jusqu’à créer la marque que l’on sait, en pleine renaissance du cinéma new-yorkais, avec des films oscarisés et parfois bien placés au box office durant la décennie suivante (La leçon de piano, The crying game, Pulp Fiction, nombre de films « étrangers » etc..).
Mais le désamour couve, les choses ne sont plus ce qu’elles étaient depuis plusieurs années, la qualité s’en ressent depuis que la firme a été rachetée par Disney en 1993. A force de conflits, les deux frangins finissent par abandonner le navire en 2005 pour fonder la Weinstein Company autour de leur autre société de production, Dimensions. Ces dernières années on compte encore à l’actif de Miramax sans les Weinstein The Queen, No country for old men ou encore Adventureland.
Mais le désamour couve, les choses ne sont plus ce qu’elles étaient depuis plusieurs années, la qualité s’en ressent depuis que la firme a été rachetée par Disney en 1993. A force de conflits, les deux frangins finissent par abandonner le navire en 2005 pour fonder la Weinstein Company autour de leur autre société de production, Dimensions. Ces dernières années on compte encore à l’actif de Miramax sans les Weinstein The Queen, No country for old men ou encore Adventureland.
« Ce qui arrive aujourd’hui à Miramax n’est même pas aussi digne qu’une exécution publique, » analyse le critique Andrew O’Hehir sur Salon.com. En effet, Disney fini aujourd’hui de vider sa filiale de sa substance si bien que l’on se demande même pourquoi la conserver. Il a été annoncé il y a quelques jours que son président, Daniel Battsek, partirait en janvier.
La production de Miramax, rabougrie, ne sera plus désormais que de trois films par an, autant dire, une peau de chagrin. Ultime camouflet, les bureaux new-yorkais et leur staff passé de 70 à 20 personnes seront délocalisés à Burbank, siège de Disney, en Californie. Miramax est désormais « de l’histoire ancienne, » pour le L.A Times, qui ajoute que « Disney ne s’intéresse qu’au marché de masse. »
Fort de ces succès commerciaux inattendus, Hollywood s’était engouffré dans la niche du cinéma indy devenu rentable, tant et si bien que tous les studios ont fini par acquérir une filiale pour films indépendants. Un paysage aujourd’hui en partie décimé par la crise : New Line et Paramount Vantage affaiblis, ne restent plus dans la course que Fox Searchlight, Focus and Sony Classics.
Retrouvez l'article original sous le titre Miramax et la mort des studios indépendants sur le site Electron libre.info.
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