A partir de 5,99 € abonnez-vous à Marianne Numérique
Libia Castro et Òlafur Òlafsson projettent leurs vidéos dans le cadre du festival « Air d’Islande » du 26 au 28 mars. Rencontre avec le duo hispano-islandais d’art contemporain.
Marianne2 : Vous représentez l’Islande à la 54ème Biennale de Venise en 2011 et participez ce weekend au festival « Air d’Islande ». Pensez-vous que votre art reflète un « style » caractéristique de l’Islande ?
Libia Castro : en réalité, je ne crois pas qu’il existe un style islandais. Certes, il y a une histoire et une culture communes mais de là à parler de style. D’autant plus que le dialogue artistique ne peut pas se limiter à la nation. Nous sommes d’ailleurs très contents de pouvoir dire que, pour la seconde fois seulement, un pays choisit pour son pavillon un artiste étranger à la Biennale de Venise. Un demi-étranger en réalité puisque je suis la moitié non-islandaise du duo.
Òlafur Òlafsson : Et nous vivons respectivement à Rotterdam et à Berlin, Libia est espagnole, nous avons fait nos études aux Pays-Bas…Bref nous sommes un mélange européen bien plus que des artistes islandais. D’ailleurs Air d’Islande n’est pas un festival promotionnel d’un pays. Sinon nous aurions décliné. Et pour cause, nos projets n’ont pas pour thème l’Islande mais l’exploitation créée par le capitalisme ou les questions d’identité. Le festival présente des artistes venant d’Islande mais n’est pas une description de l’Islande à travers l’art.
Marianne2 : Les sujets de vos travaux ont-ils néanmoins été influencés par la situation actuelle en Islande ?
Libia Castro : Le fil rouge de nos projets est depuis longtemps le travail, sous des aspects très différents comme en témoignent les deux films projetés au festival « caregivers » et « lobbyists ». Mais la crise n’a pas provoqué notre intérêt pour ces thèmes, ils étaient déjà présents bien avant…
Òlafur Òlafsson : Notre démarche est le « life art ». On travaille avec le quotidien, ce qui implique nécessairement des dimensions politiques et économiques, une réflexion sur la société.
Marianne2 : La crise a pourtant porté un regard neuf sur l’Islande. Considérez-vous qu’il est encore plus important aujourd’hui que le pays diffuse sa culture ?
Òlafur Òlafsson : Ce serait hypocrite de dire qu’aujourd’hui c’est plus important que jamais…
Libia Castro : ça l’a toujours été.
Òlafur Òlafsson : Mais il est vrai qu'un nouvel aspect de la crise est que les gens prennent conscience que l’Islande, ce n’est pas seulement des volcans mais qu’il y a une société, une culture, une économie sur cette île.
Libia Castro : Par contre ce n’est pas une problématique uniquement islandaise, la crise pose des questions à l’ensemble de l’économie mondiale. La France est en déficit également. Quant à la Grèce, elle a montré que l’Islande n’était pas un cas unique.
Libia Castro : en réalité, je ne crois pas qu’il existe un style islandais. Certes, il y a une histoire et une culture communes mais de là à parler de style. D’autant plus que le dialogue artistique ne peut pas se limiter à la nation. Nous sommes d’ailleurs très contents de pouvoir dire que, pour la seconde fois seulement, un pays choisit pour son pavillon un artiste étranger à la Biennale de Venise. Un demi-étranger en réalité puisque je suis la moitié non-islandaise du duo.
Òlafur Òlafsson : Et nous vivons respectivement à Rotterdam et à Berlin, Libia est espagnole, nous avons fait nos études aux Pays-Bas…Bref nous sommes un mélange européen bien plus que des artistes islandais. D’ailleurs Air d’Islande n’est pas un festival promotionnel d’un pays. Sinon nous aurions décliné. Et pour cause, nos projets n’ont pas pour thème l’Islande mais l’exploitation créée par le capitalisme ou les questions d’identité. Le festival présente des artistes venant d’Islande mais n’est pas une description de l’Islande à travers l’art.
Marianne2 : Les sujets de vos travaux ont-ils néanmoins été influencés par la situation actuelle en Islande ?
Libia Castro : Le fil rouge de nos projets est depuis longtemps le travail, sous des aspects très différents comme en témoignent les deux films projetés au festival « caregivers » et « lobbyists ». Mais la crise n’a pas provoqué notre intérêt pour ces thèmes, ils étaient déjà présents bien avant…
Òlafur Òlafsson : Notre démarche est le « life art ». On travaille avec le quotidien, ce qui implique nécessairement des dimensions politiques et économiques, une réflexion sur la société.
Marianne2 : La crise a pourtant porté un regard neuf sur l’Islande. Considérez-vous qu’il est encore plus important aujourd’hui que le pays diffuse sa culture ?
Òlafur Òlafsson : Ce serait hypocrite de dire qu’aujourd’hui c’est plus important que jamais…
Libia Castro : ça l’a toujours été.
Òlafur Òlafsson : Mais il est vrai qu'un nouvel aspect de la crise est que les gens prennent conscience que l’Islande, ce n’est pas seulement des volcans mais qu’il y a une société, une culture, une économie sur cette île.
Libia Castro : Par contre ce n’est pas une problématique uniquement islandaise, la crise pose des questions à l’ensemble de l’économie mondiale. La France est en déficit également. Quant à la Grèce, elle a montré que l’Islande n’était pas un cas unique.
Projections du vendredi 26 au dimanche 28 mars
« Caregivers » : 10h30 ; 13h ; 15h ; 17h
« Lobbyists » : 10h50 ; 13h20 ; 15h20 ; 17h20
Galerie DON'T PROJECTS
75 rue Charlot 75003 Paris
entrée libre
Retrouvez toutes les informations sur la programmation du festival sur le site airdislande.com
Profil
Rédaction Marianne
Dernières notes
Le rêve à la sauce Nolan
27/07/2010
Enter the void vide l'esprit
19/05/2010
Jezabel à mourir
13/05/2010
L'art d'Arditi
11/05/2010
Un beau spécimen de Mammuth
10/05/2010
Moteur, action, ça tourne (un peu trop)
03/05/2010
Cadavre (tout à fait) exquis
01/05/2010
Malice au pays des merveilles
21/04/2010
Mots-clés
acteur
amour
apocalypse
art
audiard
biographie
cinema
Cinéma
cinéma
concert
crise
crise économique
critique
cuisine
culture
décès
etats-unis
exposition
famille
film
gastronomie
hadopi
hommage
le liseur
lecture
littérature
livre
livre de cuisine
livres
marianne
mon amie chomeuse
mondialisation
musique
nouvelle vague
philosophie
polar
recette
restaurant
restaurant paris
roman
résistance
saint-pierre et miquelon
seconde guerre mondiale
stephen daldry
théâtre
télévision
un prophète
vin
vin rosé
économie
© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72


