Comment parler de littérature sans faire toujours la même chose? C'est la question que se pose Martine Silber, «journaliste sans journal», mais avec un blog.


(gadl-flickr-cc)
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Quand j'allais porter la bonne parole dans les collèges et les lycées, et que l'on me demandait (presque à chaque fois) quelles étaient les qualités nécessaires pour devenir journaliste, je disais toujours, la curiosité.
Je ne parle pas pour les autres, mais cela a toujours été ma motivation. Pour moi, ce métier est un peu celui d'un traducteur, d'un passeur. Je sais que je ne sais pas donc je vais me renseigner auprès de ceux qui savent pour pouvoir expliquer à d'autres curieux qui, quoi, où, comment etc...

Le problème, c'est que si l'on reste cantonné dans la même rubrique, on finit par savoir, on devient donc un expert. Quelqu'un qui sait. Et on risque d'oublier que ceux qui nous lisent ne savent pas. Comme les geeks.

Pire encore, on ne s'amuse plus. Ou du moins, on s'amuse moins. Un exemple, portrait ou entretien avec un écrivain ou une écrivaine. Je n'ai plus du tout envie de savoir pourquoi il ou elle écrit Je m'en fous complètement et je pense toujours à Beckett: "bon qu'à ça."

Pas très facile de poser des questions dans ces conditions.

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Rédigé par Martine Silber - Blogueuse le Lundi 11 Mai 2009 | Commentaires (0)

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