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Mardi 14 Février 2012
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L'actualité quotidienne de Nicolas Sarkozy
« On n'élit pas un président pour qu'il renonce, pour qu'il cède ». Il tenait son pupitre des deux mains, le sourire coincé, le regard vers le bas de l'assistance. Ce jeudi, il était à Lyon, pour présenter ses voeux au monde économique. On sent qu'il trépigne mais qu'il se cherche.
Voeux après voeux, il s'ensable dans une posture de candidat si voyante qu'elle gêne ses proches. Et en même il ne peut s'empêcher de répéter jusqu'à la nausée combien il travaille et travaillera jusqu'à la dernière minute.
Un type qui ne cesse de rabâcher qu'il bosse, ça finit par devenir suspect. « J’ai bien compris que j’étais là pour cinq ans. (...) je travaillerai jusqu’à la dernière minute de mon mandat. » Ou encore: « quand on diffère une décision difficile, on doit la prendre plus tard, trop tard, et avec plus de souffrances ».
Candidat, il l'est évidemment. Inquiet, il l'est tout autant. Sinon, comment s'expliquer qu'il puisse évoquer Vilvoorde. En 2001, on avait beaucoup reproché à Lionel Jospin son aveu d'impuissance devant la fermeture de l'usine Renault de Vilvoorde. Nicolas Sarkozy sait parfaitement qu'il suffit d'un clic de souris pour remonter la liste de ses échecs industriels. Pourtant, comme par un réflexe proprement masochiste, il s'est laissé emporter par son obstination à tacler l'opposition, et surtout François Hollande. Jeudi, il se moqua donc, sans le citer, de Lionel Jospin: « je ne serai jamais l’homme d’un nouveau Vilvoorde ».
Effectivement, Nicolas Sarkozy est l'homme de Gandrange. Il y a même des stèles en Lorraine, au nom de ses promesses non tenues à Gandrange. On se souvient qu'il y était venu, en février 2008, quelques jours avant son mariage avec Carla Bruni, frimer sur ses promesses et sa nouvelle fiancée. un peu plus tard, il expliqua qu'il avait obtenu des garanties du milliardaire Mittal, qui venait de racheter l'installation. Sans attendre la crise, Mittal décida de fermer l'implantation et, en mars 2009, l'aciérie de Gandrange fermait donc ses portes.
A Lyon, Sarkozy eut pourtant de grands mots : « la France doit rester une terre de production ». Ou encore: « Nous prendrons des décisions fortes ». Lesquelles ? On ne sait pas. Nicolas Sarkozy est indécis. Il hésite. La TVA sociale fait peur dans son camp. Certains députés aimeraient être réélus en juin prochain.
Nicolas Sarkozy n'eut même pas un mot de soutien pour les personnels de Lejaby, dont la dernière usine française, implantée à quelques dizaines de kilomètres de là à Yssingeaux en Haute Loire va fermer après la reprise du fabricant de lingeries par un consortium étranger. Quel bel exemple de la politique industrielle sarkozyenne ! L'Etat a « laissé prendre le contrôle du groupe Lejaby par un fond de pension italien et l'arrêt des productions en France. C'est inacceptable et c'est lexemple de l'échec du sommet social », ont dénoncé les ouvriers de l'entreprise.
A Lyon, il a presque exprimé tout haut ce qu'il lâchait tout bas à ses confidents pour qu'ils le répètent ensuite... «À partir du moment où cette agence disait du mal de la France, pour un certain nombre, ça ne pouvait être que la vérité, puisque c'était une critique de la France et peut-être de son gouvernement. On a vu un spectacle parfois indécent, pour ceux qui aiment leur pays, d'hommes et de femmes donnant le sentiment de se réjouir de ce que venait de décider cette agence ».
« Tout d'un coup, une agence de notation, Standard & Poor's, devenait la référence absolue de tous ceux qui, jusqu'à présent, soit l'ignoraient, soit la critiquaient ». Il a fustigé « un affolement peut-être sans précédent dans une partie du monde politique et du monde médiatique ». Effectivement, on s'affole. Nicolas Sarkozy est toujours président, et il n'a suffit que de 5 années de sa présidence pour que la France perde sa note de crédit auprès des marchés internationaux. En 5 ans de présidence, la dette publique a été augmenté de 630 milliards d'euros. On s'affole donc puisque Nicolas Sarkozy a été dégradé la semaine dernière, et la France avec.
A l'Elysée, on s'inquiétait. Le champion ne décolle pas dans les sondage. Pire, l'écart se resserre avec Marine Le Pen, semaine après semaine. On murmure qu'on aimerait qu'il se présente plus tôt, dès la fin du mois. Le candidat inavoué a déjà choisi son agence Web. Mais Nicolas Sarkozy est persuadé de sa campagne.
Jeudi soir, il a fait savoir, au Figaro, qu'il tenait son cap. Il se présentera le plus tard possible, en mars. Trouillard ou hypocrite, mais jusqu'au bout. On se rassure avec des comparaisons avec 1988 ou 1995, du siècle dernier. On fait parler des « visiteurs du soir » : « La perte du triple A n'a pas laissé de trace dans l'opinion. Les sondages sont relativement stables ». Un ministre qualifié d'influent a renchéri auprès de l'accrédité du Figaro: «Sarkozy se mettra à nu devant les Français, il dira avec humilité qu'il n'a pas tout réussi, mettra en perspective ce qui a marché, et proposera un chemin pour la suite. Il mettra tout sur la table d'un coup. Sur ce temps très court, il ira à la rencontre des Français. Plus il le fait tard, plus il a des chances que ce message soit retenu. Pour l'instant, il doit continuer à capitaliser sur le fait qu'il travaille.»
Pour ses vieux voeux aux forces économiques, Nicolas Sarkozy était crispé. Il n'avait pas grand chose à dire. Il se répéta, donc. Son incroyable sommet de crise, mercredi, a fait flop. Donc Sarkozy répéta. Il était en roue libre. La règle d'or ? « N’y aurait-il donc pas d’hommes et de femmes raisonnables » en France ?
Même l'agence Standard and Poor's s'en fiche de cette règle d'or si opportunément sarkozyste...Contre cette agence, Sarkozy dérapa à nouveau. Pour quelqu'un qui s'affirme président responsable, le dérapage était grave. Notre Monarque surinterpréta l'avis de l'agence Moody's. Il le savait, mais il dérapa quand même. est-ce bien responsable: « A partir du moment où cette agence [Standard & Poor‘s] disait du mal de la France, pour un certain nombre, cela ne pouvait être que la vérité […] C’était vendredi. Lundi, une autre agence, deux fois plus importante, a dit le contraire ». Moody's n'a jamais dit le contraire. L'agence a simplement dit qu'elle ne changeait pas sa notation et qu'elle maintenait son observation de la France pour les mois à venir: « Il faut se garder d’aller lire au-delà du texte », a même confirmé auJDD.fr une source proche de Moody’s.
Nicolas Sarkozy le savait parfaitement. Mais il a préféré raconter n'importe quoi.
La veille, il avait accepté de dépenser 0,2% du budget de l'Etat, 430 petits millions d'euros pour ses « mesures fortes et décisives » contre le chômage. L'Unedic venait justement d'annoncer qu'elle anticipait 214.200 chômeurs supplémentaires en 2012, et la barre des 3 millions qui serait franchie... « On n’a pas tout essayé » , a-t-il martelé. Pourquoi découvre-t-il son incompétence à moins de 100 jours d'une éventuelle sanction électorale ?
Il répéta ce qu'il avait dit la veille, mercredi, pour conclure son micro-sommet de crise. La pauvre Nadine Morano, ministre de l'apprentissage, reçut encore une salve de réprimandes: « il n’y a chez nous deux fois moins de jeunes en alternance ». Il eut une idée, sur le tard, « régionaliser le Fonds stratégique d’investissement ».
Une idée, sur le tard.
Ami sarkozyste, où es-tu ? Es-tu impatient ?
Effectivement, Nicolas Sarkozy est l'homme de Gandrange. Il y a même des stèles en Lorraine, au nom de ses promesses non tenues à Gandrange. On se souvient qu'il y était venu, en février 2008, quelques jours avant son mariage avec Carla Bruni, frimer sur ses promesses et sa nouvelle fiancée. un peu plus tard, il expliqua qu'il avait obtenu des garanties du milliardaire Mittal, qui venait de racheter l'installation. Sans attendre la crise, Mittal décida de fermer l'implantation et, en mars 2009, l'aciérie de Gandrange fermait donc ses portes.
A Lyon, Sarkozy eut pourtant de grands mots : « la France doit rester une terre de production ». Ou encore: « Nous prendrons des décisions fortes ». Lesquelles ? On ne sait pas. Nicolas Sarkozy est indécis. Il hésite. La TVA sociale fait peur dans son camp. Certains députés aimeraient être réélus en juin prochain.
Nicolas Sarkozy n'eut même pas un mot de soutien pour les personnels de Lejaby, dont la dernière usine française, implantée à quelques dizaines de kilomètres de là à Yssingeaux en Haute Loire va fermer après la reprise du fabricant de lingeries par un consortium étranger. Quel bel exemple de la politique industrielle sarkozyenne ! L'Etat a « laissé prendre le contrôle du groupe Lejaby par un fond de pension italien et l'arrêt des productions en France. C'est inacceptable et c'est lexemple de l'échec du sommet social », ont dénoncé les ouvriers de l'entreprise.
A Lyon, il a presque exprimé tout haut ce qu'il lâchait tout bas à ses confidents pour qu'ils le répètent ensuite... «À partir du moment où cette agence disait du mal de la France, pour un certain nombre, ça ne pouvait être que la vérité, puisque c'était une critique de la France et peut-être de son gouvernement. On a vu un spectacle parfois indécent, pour ceux qui aiment leur pays, d'hommes et de femmes donnant le sentiment de se réjouir de ce que venait de décider cette agence ».
« Tout d'un coup, une agence de notation, Standard & Poor's, devenait la référence absolue de tous ceux qui, jusqu'à présent, soit l'ignoraient, soit la critiquaient ». Il a fustigé « un affolement peut-être sans précédent dans une partie du monde politique et du monde médiatique ». Effectivement, on s'affole. Nicolas Sarkozy est toujours président, et il n'a suffit que de 5 années de sa présidence pour que la France perde sa note de crédit auprès des marchés internationaux. En 5 ans de présidence, la dette publique a été augmenté de 630 milliards d'euros. On s'affole donc puisque Nicolas Sarkozy a été dégradé la semaine dernière, et la France avec.
A l'Elysée, on s'inquiétait. Le champion ne décolle pas dans les sondage. Pire, l'écart se resserre avec Marine Le Pen, semaine après semaine. On murmure qu'on aimerait qu'il se présente plus tôt, dès la fin du mois. Le candidat inavoué a déjà choisi son agence Web. Mais Nicolas Sarkozy est persuadé de sa campagne.
Jeudi soir, il a fait savoir, au Figaro, qu'il tenait son cap. Il se présentera le plus tard possible, en mars. Trouillard ou hypocrite, mais jusqu'au bout. On se rassure avec des comparaisons avec 1988 ou 1995, du siècle dernier. On fait parler des « visiteurs du soir » : « La perte du triple A n'a pas laissé de trace dans l'opinion. Les sondages sont relativement stables ». Un ministre qualifié d'influent a renchéri auprès de l'accrédité du Figaro: «Sarkozy se mettra à nu devant les Français, il dira avec humilité qu'il n'a pas tout réussi, mettra en perspective ce qui a marché, et proposera un chemin pour la suite. Il mettra tout sur la table d'un coup. Sur ce temps très court, il ira à la rencontre des Français. Plus il le fait tard, plus il a des chances que ce message soit retenu. Pour l'instant, il doit continuer à capitaliser sur le fait qu'il travaille.»
Pour ses vieux voeux aux forces économiques, Nicolas Sarkozy était crispé. Il n'avait pas grand chose à dire. Il se répéta, donc. Son incroyable sommet de crise, mercredi, a fait flop. Donc Sarkozy répéta. Il était en roue libre. La règle d'or ? « N’y aurait-il donc pas d’hommes et de femmes raisonnables » en France ?
Même l'agence Standard and Poor's s'en fiche de cette règle d'or si opportunément sarkozyste...Contre cette agence, Sarkozy dérapa à nouveau. Pour quelqu'un qui s'affirme président responsable, le dérapage était grave. Notre Monarque surinterpréta l'avis de l'agence Moody's. Il le savait, mais il dérapa quand même. est-ce bien responsable: « A partir du moment où cette agence [Standard & Poor‘s] disait du mal de la France, pour un certain nombre, cela ne pouvait être que la vérité […] C’était vendredi. Lundi, une autre agence, deux fois plus importante, a dit le contraire ». Moody's n'a jamais dit le contraire. L'agence a simplement dit qu'elle ne changeait pas sa notation et qu'elle maintenait son observation de la France pour les mois à venir: « Il faut se garder d’aller lire au-delà du texte », a même confirmé auJDD.fr une source proche de Moody’s.
Nicolas Sarkozy le savait parfaitement. Mais il a préféré raconter n'importe quoi.
La veille, il avait accepté de dépenser 0,2% du budget de l'Etat, 430 petits millions d'euros pour ses « mesures fortes et décisives » contre le chômage. L'Unedic venait justement d'annoncer qu'elle anticipait 214.200 chômeurs supplémentaires en 2012, et la barre des 3 millions qui serait franchie... « On n’a pas tout essayé » , a-t-il martelé. Pourquoi découvre-t-il son incompétence à moins de 100 jours d'une éventuelle sanction électorale ?
Il répéta ce qu'il avait dit la veille, mercredi, pour conclure son micro-sommet de crise. La pauvre Nadine Morano, ministre de l'apprentissage, reçut encore une salve de réprimandes: « il n’y a chez nous deux fois moins de jeunes en alternance ». Il eut une idée, sur le tard, « régionaliser le Fonds stratégique d’investissement ».
Une idée, sur le tard.
Ami sarkozyste, où es-tu ? Es-tu impatient ?
Comme d’autres, je l’attendais avec impatience cette année-là. Et avec la sourde crainte que nous échouerions à nouveau.
Nous y sommes, dans quelques heures.
Depuis 4 ans, 7 mois et 24 jours, nous avons collectivement oeuvré pour alimenter le débat politique, apporter un éclairage politique souvent alternatif au bruit de fond médiatique, partager nos rages et nos désespoirs sur ces pages blogosphériques, et nous rassembler autant que nous pouvions.
Nous ? Ces dizaines milliers de lecteurs, ces centaines de commentateurs, ces dizaines de blogs politiques.
Nous sommes certainement prêts pour 2012.
A droite, la greffe 2.0 a mal pris pour une raison évidente: on ne trouvait sur les sites sarko-compatibles qu’une répétition des arguments vus, lus, entendus chaque jour dans les grands médias par porte-parole interposés.
Nicolas Sarkozy a si bien dressé son élevage de perroquets (conseillers, ministres, secrétaires, dirigeants de l’UMP, etc), qu’il a privé d’intérêt toute tentative d’information et de propagande complémentaire sur le Web.
En 2012, nous y sommes, dans quelques heures. La campagne changera peut-être certains de nos traitements. Si nous soutenons des candidatures différentes, nous éviterons de nous tacler trop fort, voire de nous tacler tout court. L’ennemi s’appelle Marine Le Pen, l’adversaire Nicolas Sarkozy. En 2012, les débats seront les bienvenues. L’absence de débat avec Nicolas Sarkozy, candidat absent, incite la presse à sur-couvrir les disputes internes à chaque camp.
En 2012, nous pourrons échanger directement avec deux types de protagonistes électoraux: les journalistes politiques, d’une part, et les femmes/hommes politiques d’autres part. Depuis 2011, leur présence sur Twitter est désormais massive.
Du côté des premiers, nous ne trouvions que les “forçats de l’info” et quelques expérimentés plus éclairés. Désormais, tous ou presque s’y sont mis. Même Jean-Michel Aphatie (qui ne “follow” toutefois personne).
Côté politique, certains ont compris l’intérêt de répondre aux interpellations. D’autres sont encore surpris.
Bonne année à tous, sauf peut-être à un seul.
Nicolas Sarkozy est en campagne, mais sans l'avouer. Il raille ou méprise l'opposition, critique à mots à peine couverts, donne de nombreuses leçons aux autres et gonfle souvent le torse. Pour ses contradicteurs, les alternatives sont peu nombreuses. Il ne faut pas attaquer Sarkozy sur son programme, il n'en a pas; ni sur son bilan, absent également.
Reste donc le caractère, son tempérament. C'est un terrain que Sarkozy affectionne d'ailleurs particulièrement. Depuis qu'il a été désigné candidat socialiste à présidentielle, François Hollande a ainsi été l'objet de toutes les attaques les plus basses sur son prétendu tempérament: mou, indécis, irresponsable, etc. L'UMP n'attaque plus les idées mais l'homme, comme si c'était son seul programme.
Il y a trois mois jour pour jour, le 13 août dernier, nous tentions de comprendre pourquoi Nicolas Sarkozy était un si mauvais président. Entre autres critiques, nous en avions isolé 6: il travaille mal, il travaille peu, il raconte souvent n'importe quoi, il n'anticipe rien, il ne comprend rien... et son narcissisme l'aveugle souvent. Chaque année depuis 4 ans, à de funestes dates anniversaires, nous dressions également quelques bilans généraux (comme notre abécédaire des promesses non tenues ) ou thématiques (diplomatie, insécurité, régulation bancaire, fiscalité, etc) de l'action de Nicolas Sarkozy.
Il est désormais temps de s'attaquer à la personne, non pas son physique - la démarche serait indigne du débat - mais le tempérament, le caractère, le charisme.
L'actualité récente nous a d'ailleurs fourni de belles illustrations.
1. Il ne reconnaît pas ses erreurs.
Avez-vous publiquement entendu Nicolas Sarkozy reconnaître qu'il s'était trompé ? Non. C'est a priori normal. Un homme politique, un dirigeant n'aime pas reconnaître qu'il n'est pas infaillible.
Mais Sarkozy est particulier: il a lui-même supprimé, contraint et forcé, la plupart des mesures phare de son quinquennat. Incroyable ! Le bouclier fiscal qui-était-indispensable ? Effacé, avec 1,5 milliard d'euros de compensation pour ses bénéficiaires. La défiscalisation (partielle) des intérêts d'emprunt immobilier pour lancer une « France de propriétaires » ? Supprimée !
On pourrait continuer la liste de ses mesures finalement évacuées pour inefficacité coûteuse. Mais jamais Sarkozy ne reconnaît l'erreur. Au contraire, il défend l'inverse avec autant d'ardeur. En d'autres termes bassement psychologiques, l'homme ne reconnaît pas la réalité. Il affabule.
2. Il ment avec aplomb.
Combien de fois l'avons-nous entendu raconter la même anecdote fausse. On tolèrerait une erreur ici ou là, que l'on mettrait sur le compte d'une mauvaise préparation de ses conseillers ou stagiaires élyséens. Mais quand, même démentie, l'erreur se répète, on en vient à douter de l'homme. Mardi dernier, la fameuse approximation sur les 50% de lycéens qui seraient centenaire est un exemple de ces fréquentes incohérences si sarkozyennes.
Parfois le mensonge est plus gros, mais avec autant d'aplomb. Ainsi, semaine après semaine, Sarkozy dément-il être candidat à sa propre réélection. Tous les commentateurs, professionnels ou pas, reconnaissent et répètent qu'il n'en est rien. Nicolas Sarkozy fait campagne mais ne l'avoue pas. Prenez cette semaine. Jeudi soir, le candidat réunissait sa « jeune garde » de campagne, se réjouissait le Figaro.
S'il ment autant pour un sujet si futile - sa candidature - qu'en est-il sur des sujets plus graves ?
3. Il ne contrôle pas ses nerfs.
Le 27 octobre dernier, il nous expliquait que s'il s'énervait, c'était qu'il était « humain ». Nicolas Sarkozy est sans doute trèèèès humain. Il s'énerve souvent.
On se souvient de ses éclats de voix au début de son quinquennat. Le « casse-toi pov'con » est resté dans toutes les mémoires, tout comme son altercation avec un pêcheur, au printemps 2008 ou ce « off » saisi sur un plateau de France 3 la même année. On se souvient aussi de cette conférence de presse du 8 janvier 2008, l'une des rares où les journalistes purent poser de véritables questions. Sarkozy y fut brutal et méprisant. Certainement pas présidentiel. Depuis, il a essayé de se calmer, ou plutôt, de cacher son énervement et ses débordements. Parfois, il dérape trop et se fait prendre.
La semaine dernière, quelques conversations « off » lors du G20 surprises par la presse ont ainsi gravement décrédibilisé le prétendu charisme diplomatique du président français.
Le 3 novembre dernier, Sarkozy s'était entretenu avec Obama sans savoir que la traduction était branchée. A propos du premier ministre israélien, « je ne peux plus le voir, c’est un menteur ». Fichtre... Mais ce n'est pas tout. A l'encontre du premier ministre grec Georges Papandréou, le voici qu'il l'accuse de « fou » et de « dépressif » et d'expliquer qu'il « ne sert à rien de s'acharner sur lui, car il est déjà à terre! » Quel respect! Quelle retenue !
Le lendemain, Sarkozy ajoutait l'Uruguay à la liste des paradis fiscaux qu'il dénonçait publiquement sur son estrade élyséenne.
4. « Son narcissisme l'aveugle ».
Nous avons développé l'argument. Sarkozy était déjà décrit comme un paon qui se voit plus grand qu'il est. On le sait fier de lui. Jeudi soir, il était déjà rayonnant de quelques sondages. «Il faut beaucoup d’humilité face à ça. Je constate que je suis désormais jugé en valeur relative et plus en valeur absolue. Les choses ne se passeront pas comme on l’a dit » a-t-il expliqué à des proches invités à l'Elysée jeudi soir.
Nous allons donc retrouver notre Sarkozy d'antant, celui d'il y a une douzaine de mois.
Sûr de lui et si narcissique qu'il en oubliait la bonne conduite des affaires.
Mes Coulisses
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Pour en finir avec Florence D.
Elle aime bien Nicolas. Elle déploie une énergie prosarkozyste et anti-Hollande qui est presqu...14/02/2012 05:00 - sarkofrance -
Jean-Michel, tais-toi parfois.
Je te connais, tu sais être vivifiant. Mais parfois, il faut savoir bosser ses sujets, cesse...13/02/2012 05:44 - sarkofrance
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