Le débat entre gestionnaires et partisans de la « rupture » continue en coulisses à l’UMP. Jean-François Copé, en marge d’une conférence de presse, est entré dans la danse :
« Je participe au groupe de travail sur le programme de l’UMP, a rappelé le ministre délégué au Budget.
Je pèserai de tout mon poids pour que l’on assainisse les finances publiques dans le temps indiqué (c’est-à-dire 2010 pour un retour à l’équilibre des budgets de l’Etat, des collectivités locales et des comptes sociaux, ndlr).
On peut aller plus vite, mais certainement pas moins vite ». Jean-François Copé, qui n’est pas vraiment un proche de Sarkozy a donc rejoint le camp des orthodoxes, ceux, qui, comme Thierry Breton veulent que le candidat de l’UMP fasse de la réduction de la dette un objectif du quinquennat, et un élément discriminant droite/gauche dans la campagne.
Ils ont dans le nez Henri Guaino, inspirateur du virage « social » de Sarkozy, opposant au traité de Maastricht qui professe que sans croissance forte, et donc sans remettre en cause la politique monétaire de la Banque centrale européenne, rien n’est possible. Thématique reprise dans le discours d’Agen.
Si le débat est souterrain à l’UMP, il est quasi masqué au PS. Lors du
débat « à trois », retransmis par la Chaîne parlementaire consacré à l’économie et au social, seul Fabius a posé le problème de la contrainte européenne, sans plus de détails. DSK a réaffirmé son engagement de ne pas laisser croître la dette publique, tout en proclamant :
« la dette est l’ennemi de la gauche ». Quant à Ségolène Royal, la thématique lui semblait totalement étrangère. Mais ceux qui semblaient le plus à la ramasse sur ce genre de sujet étaient bien les journalistes eux-mêmes qui n’ont même pas posé une question sur les impôts et les cotisations sociales !