Rédigé par Philippe Petit le Jeudi 19 Avril 2012 à 11:56 I 0 commentaire(s)

Dans un essai percutant, précis, détaillé, le chercheur indépendant Marcello Tari retrace par le menu l’histoire des autonomes dans les années 1970 en Italie. Une plongée parmi les groupes de jeunes rebelles de Milan et de Turin de cette époque : si loin, si proche. Une lecture édifiante.


(DUPUY FLORENT/SIPA)
(DUPUY FLORENT/SIPA)
Qu’est-ce que l’autonomie politique ? Un rêve, diront certains. Mais alors, Rimbaud est un rêve, et toutes les jeunesses se fracassent contre le mur de l’illusion lyrique, chère à Milan Kundera. Pourtant, la jeunesse n’est pas un rêve. La vieillesse, non plus. Et il est des âges qui se perdent dans la nuit totalitaire, comme d’autres dans le firmament de la révolte. Tolstoï au soir de sa vie s’est enfui de sa maison. Il est parti à la rencontre du paysan russe, sur un quai de gare, comme un pauvre hère. Il y a dans tout mouvement de révolte un profond désir de respiration. S’agissant de l’autonomie comme mouvement, il est au moins une chose à éviter : effacer ce qui a eu lieu. Laisser croire que toute expérience, toute utopie échoue, est vouée à l’échec. Cela peut virer au révisionnisme. L’essai de Marcello Tari dont nous allons parler échappe de façon catégorique à ce travers. Il est fidèle à l’événement « autonomie ». Il ne commence par juger la jeunesse rebelle. A l’enfermer dans des visions préformâtes de l’Histoire.

De quoi parle ce livre intitulé modestement : « Autonomie ! » ?  

Nous sommes en Italie, au début des années 1970. La spéculation financière, la fragmentation extrême du travail et la domination par la communication sont au service de ce que le philosophe Giorgio Agamben appelle « la petite bourgeoisie planétaire ». Le premier choc pétrolier de 1973 est une déclaration de guerre de la part des pays de l'Opep qui diminuent sensiblement l'extraction et l'exportation de brut : c'est la fin pour le monde occidental de l'illusion d'une production/consommation/croissance infinie(s).

À l'automne 1973, le groupe FIAT décide d'une offensive contre les ouvriers récalcitrants et prend des mesures pour faciliter le chômage partiel. D'un commun accord, les ouvriers en grève décident que les moyens de la lutte ne sont pas suffisants. De nouveaux moyens d'action naissent dans l'action : foulards rouges sur le visage, les ouvriers s'en prennent directement à la production, bloquent les marchandises, occupent les locaux des contremaîtres. Ils prennent le contrôle. Les syndicats et délégués du Parti communiste italien (PCI), ces « fonctionnaires de l'anti-révolution », n'ont plus qu'à « se replier à la cantine pour jouer aux cartes ». La révolte ne leur appartient plus. Le blocage total de l'usine dure trois jours. La lutte rassemble à l'époque des luttes, « de l'absentéisme aux sabotages, de la punition des chefs à la persécution des fascistes, de la fermeture des lignes aux défilés violents, du blocage des produits finis à la grève à outrance et à l'occupation militaire des usines », selon Antonio Negri, père et théoricien de l'opéraïsme, fondateur de Potere Operaio, parti marxiste ouvrier né au début des années 1960. Les autonomes, qu'on n'appelle pas encore de la sorte, changent le modèle de la lutte, et sa rhétorique : ils se promènent masqués dans l'usine et crient à tue-tête des sons et des mots apparemment sans aucun sens. Ils sont jeunes et n'ont pas d'autre mot d'ordre que « ici, c'est nous qui commandons ». Ce sont les premiers de ceux qu'on surnommera les « indiens métropolitains ».

Les autonomes changent la lutte dans sa forme en inventant, à travers leur spontanéisme, des formes de résistance inédites, mais ils en changent le fond : on ne lutte plus pour changer le travail – certains diraient l'améliorer, comme si la notion même de travail n'était pas à remettre en cause et pouvait être affublée de valeurs – , ici on lutte contre le travail. L'ouvrier se refuse en tant qu'ouvrier, il se nie en tant que force de travail disponible, et pousse la lutte en dehors des usines, cultive l'extranéité. Il y a cette découverte sans cesse renouvelée que l'État n'est pas une entité « neutre », située « au-dessus des partis », mais bien « un acteur fondamental du développement capitaliste ». La lutte ne peut donc logiquement plus être interne à l'entreprise, à l'usine, mais doit devenir une lutte sociale et politique. L'absentéisme explose et devient une pratique généralisée, des comités s'organisent et des « marchés rouges » font leur apparition, où l'ont peut se procurer des denrées beaucoup moins chères que celles des circuits de distribution classiques. Des maisons et appartements sont réquisitionnés, des lieux sont occupés, et la technique de « l’appropriation directe » – à l'usine ou au supermarché – fait son apparition. Toutes ces actions n'ont qu'un but : répondre aux besoins primaires et communs des ouvriers, c'est-à-dire manger, habiter, parler, et surtout « être heureux ». Cultiver le bonheur. Ce bonheur dont la pratique « est subversive lorsqu'elle se collectivise », selon la revue A/traverso, principale revue autonome fondée à Bologne, avec le journal Rosso, fondé à Milan, qui constitueront les repères théorique du mouvement, tout comme la radio Alice, qui donne la parole à tous et qui fait vivre les idées au sein des groupes bolognais.

Révolutionner la vie « ici et maintenant », cela consiste aussi en un grand fourbi idéologique et culturel : « Marx et l'antipsychiatrie, la Commune de Paris et la contre-culture américaine, le dadaïsme et l'insurrectionnalisme, l'opéraïsme et le féminisme. » Comme le définit Franco Piperno, co-fondateur de Potere Operaio avec Antonio Negri, l'autonomie est le « commandement de la valeur d'usage sur le travail social », c'est-à-dire une « résistance active à la marchandise, au devenir marchandise ». Valeur d'usage n'est pas un nouveau rapport au travail ou à la politique, mais un nouveau rapport à la vie et à la culture, à « l'œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique ». Ce sont des expériences de « contre-économie », accompagnées d'une autodétermination orgueilleuse, une somme de choix « difficilement verbalisables mais assurément observables ». Car il n'y a pas une autonomie, mais des autonomies : celle des ouvriers, des étudiants, des femmes, des homosexuels, des prisonniers, etc.

La violence émancipatrice est intrinsèque et englobante à ce que l'on nomme le « Mouvement », elle est le prix nécessaire de cette liberté acquise. Elle n'est pas l'attribut d'une « délégation prolétarienne » censée agir pour la masse, comme c'est le cas chez les Brigades Rouges, c'est une masse dans laquelle « tous les manifestants sont désormais combattants ». Une violence qui est défensive et qui répond aux attaques successives des groupes fascistes et de l'état bourgeois. Une violence qui devient la protection nécessaire du bonheur de l'autonomie ouvrière. La question du centralisme devient concrète quand il faut faire face à un flot incontrôlable de comportements subversifs. À ceux qui rappellent un « anarchisme léniniste » on oppose un « communisme de libération ». Ce que rappelle Gilles Deleuze en préface du livre de Felix Guattari, Psychanalyse et transversalité : « Nous devons dès le début être plus centralistes que les centralistes. Il est évident qu'une machine révolutionnaire ne peut pas se contenter de luttes locales et ponctuelles : hyperdésirante et hypercentralisée, elle doit être tout cela à la fois. Le problème concerne donc la nature de l'unification qui doit opérer transversalement, à travers une multiplicité, non pas verticalement et de manière à écraser cette multiplicité propre au désir. »

Avec la densité subversive atteinte dans les années 1975 et 1976, se pose au sein des groupes et du mouvement la question d'une avant-garde violente capable d'approfondir la crise et de la rendre pérenne, tout en maintenant la cohésion politique, spirituelle et matérielle du Mouvement. La violence, qui passe alors par le port d'armes à feux dans les manifestations, est, comme le dit l'auteur Marcello Tarì, plus une force de dissuasion que l'exercice de la légitime défense. Sur ce point l'auteur légitime un peu facilement les centaines d'irruptions d'autonomes dans des entreprises et universités pour pratiquer ce qu'on a par la suite appelé la « jambisation » : une balle dans la jambe pour le personnage honni. Une pratique certes violente, mais surtout injuste et cruelle, pratiquée par certaines franges des autonomes, et qu'il devient difficile de défendre.

La poussée de violence incessante s'exerce depuis 1975 et atteint son paroxysme avec « l'annus horribilis » 1977. La lutte perd de son sens, on est loin des revendications ouvrières de la fin des années 1960, et Milan et Bologne sont livrées à de véritables jacqueries urbaines. À Rome, les militants étaient marqués par les années du « compromis historique » que tentait de nouer le PCI avec la Démocratie chrétienne (DC), une politique basée sur la peur d'un putsh réactionnaire. Ce PCI, qui détenait la mairie de Rome, et qui décida de rétablir l'ordre à La Sapienza, l'université romaine. Les affrontements prennent une ampleur jamais atteinte jusque là, non seulement à Rome, mais à Turin, à Milan, et à Bologne. Le PCI, qui réprime, fiche également les autonomes, en liaison avec les services de police. Tous les contrastes prennent du relief cette année là dans la ville de Rome, dont Pasolini disait qu'elle était une « anomalie », puisque que communiste et consumériste à la fois. Le comportement du PCI signe définitivement la fin de l'utopie, et l'avènement d'un système qui englobe tout, même sa propre contestation. Giulio Carlo Argan, maire communiste de Rome, envoie les blindés à l'université. Dans les combats, une féministe de 19 ans, Giorgiana Masi, prend une balle dans le dos et ne se relève pas. Les blessés se comptent par dizaines ou centaines. Les affrontements, largement photographiés dans les médias, rendront la lutte « symbolique », entre deux « structures théâtrales », selon les mots de Umberto Eco dans l'hebdomadaire L'Espresso. Abstraire la lutte grâce aux médias aura également permis d'arriver très vite à la conclusion qu'autonomie = terrorisme. Le philosophe Maurizio Lazzarato modèrera en évoquant les médias comme catalyseurs des « délires » des deux camps : les autonomes dans leur « délire luttarmiste » et l'état dans son « délire répressif ». La « vérité historique » aura choisi son camps.

L'essai de Marcello Tarì, dont le titre original, Il ghiaccio era sottile (en Français La glace était fine), laisse bien entendre que le lac de glace sur lequel dansaient les autonomes leur réserverait, une fois fendu, l’hypothermie d'une eau glaciale. Cette hypothermie, en analogie à cette génération dévastée par l'héroïne, a été magnifiquement dépeinte par le film Amore tossico (Amour toxique), et témoigne du désœuvrement d'une génération qui, accablée par la fin de ses illusions, s'est laissée lentement couler dans les eaux profondes de cette drogue maléfique, importée en masse sur le territoire italien dans les années 1980, et qui a su mieux que toutes les forces répressives avant elle faire taire cette génération rêvant d'un monde différent.


Par Philippe Petit et Cyril Bérard

Autonomie ! De Marcello Tarì, éditions La Fabrique, 320 pp., 16 €.


Rédigé par Philippe Petit le Mercredi 18 Avril 2012 à 18:00 I 0 commentaire(s)

La citation de Jaurès semble ici opportune. Le peuple de Gauche s’élargit aujourd'hui à tous ceux qui se sentent «déclassés» dans leurs conditions de vie matérielle et sociale. Il est à l'aube d'un changement potentiel. Comment peut-il s'opérer?


(Militante PS - BAZIZ CHIBANE/SIPA)
(Militante PS - BAZIZ CHIBANE/SIPA)
Bon, c’est une affaire entendue, le rêve n’est pas la réalité, la réalité n’est pas le rêve ; nous avons entendu hier à Lille la mise en garde du candidat François Hollande. Mais nous nous méfions des oppositions trop simples, comme l’utopie et la raison, le possible et le réel, la lumière et l’ombre, n’en déplaise à Hugo que tout le monde cite, à commencer par le président en place. Une opposition, ce n’est jamais bon signe, ce n’est pas de bon augure, c’est trop excluant, et cela est contraire au mouvement de la vie, voire hostile à l’invention historique. La France n’est pas le pays du pragmatisme cher à William James, et d’ailleurs la plupart du temps le pragmatisme est peu pratiqué par les responsables politiques français. Ce n’est pas leur tradition politique, si ce n’est par cousinage, grâce à l’influence de Bergson. Et puisque nous évoquons Bergson qui s’y connaissait, lui, en matière de possible, et ne déplaisait pas à Jaurés, qui en fit l’objet de sa thèse, pourquoi choisir ce titre ?

Car c'est à Jaurès justement que nous l’empruntons. Il publie le 11 Novembre 1888 dans la Dépêche de Toulouse un article intitulé « Nous faisions un beau rêve ». Jaurès y réaffirme une fois encore que le droit et la justice sont les ultimes conditions pour que la démocratie retrouve sa foi en elle-même. Il réédite une semaine plus tard : « ce qui manque à la démocratie, c'est la confiance en soi-même, c'est le sentiment de sa force, c'est l'ambition vraie. » A proximité d'une échéance électorale décisive, nous éprouvons plus que jamais l'exigence d'une véritable réhabilitation du politique et la nécessité de reconquérir le champ de la démocratie, les valeurs de la République, confisqués par la technocratie et colonisés par la seule logique marchande. Nous sommes de plus en plus orphelins de ces principes républicains auxquels nous devons tant et que la Droite renie au nom de sa méfiance envers «les corps intermédiaires». Manière comme une autre de reconnaître sa répulsion pour la Démocratie représentative à laquelle elle préfère les fabriques de servitude volontaire de la démocratie d'opinion et de l'oligarchie des experts.

Mais depuis quelques mois, une aspiration confuse vers un ordre meilleur se manifeste dans la clairière des collectifs, collectifs de professionnels et de citoyens. Quelque chose en France semble changer, surgir pour dire le sublime désir de « construire »  ensemble l'humanité face à la férocité de la dérégulation. C'est par le rêve, disait encore Jaurès, que nous pouvons atteindre le réel. Faute du rêve, qui fabrique l'idéal, l'humain et la nature sont livrés au cynisme, au servage et à l'exploitation infinie.

Demain peut être une page sera tournée. Une page où s’est écrit le naufrage de bien des idéaux, de bien des espoirs, une page à l'encre de Mme Thatcher. Mais demain, c'est aujourd'hui. C'est aujourd'hui que le peuple de Gauche – mais pas seulement lui, car un peuple qui serait homogène, ne serait plus un peuple -  exige une alternative politique et culturelle qui ne soit pas seulement l'alternance du personnel des appareils de gouvernance de l'État. Le peuple de Gauche s’élargit aujourd'hui à tous ceux qui se sentent «déclassés » dans leurs conditions de vie matérielle et sociale. Cette attente populaire ne saurait sans risque majeur être déçue. A la décevoir les politiques prendraient le risque d’alimenter la haine et la démagogie dont la Droite extrême et l'Extrême droite – mais pas seulement elles si on en croit le discours délirant du président sur la protection de nos jardins et cadastres - font leur fonds de commerce souverain. Il est aisé aujourd'hui de dire à nos adversaires qui, faute de réflexions politiques novatrices, étalent les chiffres et les notations comptables, nous ne sommes pas des « ressources », du « capital » prompt à nourrir vos ambitions d’ « usuriers ».  Nous revendiquons plus que jamais d’être reconnus comme humains. Nous le revendiquons pour nous et pour les autres, tous les autres. Alors à nos amis aussi nous souhaitons dire certaines vérités.

Vous qui portez le rêve et l'émancipation en tête, ne nous décevez pas. Vous n'aurez pas de seconde chance. Votre responsabilité historique est immense à l'égard du peuple français, de tout le peuple français, y compris ceux qui se sont égarés dans le marécage de la haine. Votre mission est immense face à l'Europe des peuples. A ces amis, nous disons qu'il ne faut pas remplacer une technocratie par une autre. Demain, aujourd'hui, vous n'en aurez plus le droit. Ce n'est pas l'opinion qui est à gagner, elle vous est acquise tant le rejet est vif de la « vieille chanson qui a bercé la misère humaine », cette « vieille chanson » qui a pris aujourd'hui l’air et les notes de la « religion du marché ». C'est la volonté populaire qu'il vous faut accueillir et construire, construire dans l'ouverture la plus large possible. Alors pour commencer nous nous permettons de vous inviter à écouter les professionnels, écouter tous les professionnels, ceux qui travaillent et ceux qui sont au chômage, les ouvriers et les chercheurs, en passant par les techniciens, les cadres, les ingénieurs, les travailleurs de la petite enfance, les entrepreneurs, les artisans, les éducateurs et les journalistes… Moins nous dire ce que « les têtes bien pensantes » de vos organisations politiques ont prévu, fascinés par leurs  ordinateurs, hypnotisés par leurs algorithmes, pour faire notre Bien et celui de nos « clients », «usagers », mais nous écouter, nous entendre, nourrir vos propositions de nos expériences de terrain et de nos témoignages. Aujourd'hui, comme le disait Walter Benjamin, « où le cours de l'expérience a chuté», il vous appartient de faire en sorte qu'« il ne sombre pas indéfiniment ». A cette condition, vous permettrez qu’en  France s’ouvre cet immense chantier de joies et de travail, des « États Généraux du travail et du citoyen » où « l'oeuf du rêve » pourrait venir couver l'expérience d'un grand processus culturel émancipateur. Émancipation évitant que des «hommes de travail » comme disait Jaurès soient précipités par d’autres hommes « dans des péripéties de spéculation qui ne les enrichiront pas si elles réussissent, qui les ruineront si elles échouent ». A la condition d'écouter ces rêves, ces espoirs et ces colères qui rassemblent le Peuple depuis quelques semaines sous la bannière du Front de Gauche – mais pas seulement lui, car il faut songer à ceux aussi qui ne votent pas -, qui se mobilisent pour construire un autre Monde dans lequel l'Humain ne serait plus une marchandise comme une autre, un fond énergétique à exploiter à l'infini. À cette condition vous parviendrez enfin à cristalliser en force politique et de changement ce qui n'était  qu'émotions et indignation. Au-delà de Melenchon et du Front de Gauche, au-delà de tous les appareils, c’est donc à la Gauche toute entière qu'il appartient de relever le défi.

À la condition d’écouter véritablement le peuple de France pour créer les conditions renouvelées d’une volonté politique, votre victoire pourrait aussi être la sienne et vous éviterez le naufrage et l’érosion d'une volonté politique que le Peuple de France attend de vous et sans laquelle «le corps social perd lentement son lendemain».

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A propos de l'auteur

Philippe Petit

Philippe Petit
Comment réintéger la science et la technique dans la culture commune ? Comment constituer des passerelles entre la philosophie et la culture ambiante ? Comment penser la justice, la métaphysique et les religions ? Comment tracer des frontières entre les disciplines ? Comment se situer à la croisée des savoirs et de l’actualité ? Cela revient à se demander comment prescrire des idées et tenter de résoudre des problèmes… à la marge : sans être forcément correct, ni incorrect.