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Capture d'écran sur Dailymotion
Non seulement l’équipe de France ne représente pas la France, car nous ne sommes pas une nation de supporters bêlants, mais sa déchéance nous prouve combien il est urgent d’émanciper les esprits de toute forme de nationalisme sportif. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. L’euphorie de 1998 générée par le triomphe du « black-blanc-beur » a vécu. N’était-il pas risqué de confier ce concept si précieux aux enjeux du stade et de mettre une si noble idée à la merci des incompétences d’un Le Graët, d’un Escalettes ou d’un Domenech ? L’idéal républicain n’a pas à être exalté sur ces terrains où règne finalement bien plus l’esprit de profit que celui d’équipe.
Tout cela n’est ni très grave, ni très méchant, mais s’appuyait sur un leurre que l’on paye cher aujourd’hui en termes de symboles déchus. Lorsqu’il ne drible que la morale et ne fait que des passes de vertu, le football est un sport formidable. Hélas, le spectacle qui nous a été servi dans l’arène aux ambitions dévoyées a terni jusqu’au drapeau tricolore. Laissons le foot à ses vocations ludiques et ne transformons pas les matchs en grandes messes patriotiques déguisées. Et gageons que les fiertés françaises puissent se brocarder ailleurs que sur un maillot signé Adidas. A croire que la marque de chaussure fondée en Bavière par Adolf Dassler, et, qui, malheureuse coïncidence, équipa les pieds de la Wermacht de 1939 à 1945, porte la poisse aux Français.
Non, la cohésion nationale ne s’en tient pas aux performances physiques d’une équipe mais tient d’abord par l’adhésion à une communauté de destin exigeant un peu plus que des prouesses sportives pour se reconnaître dans l’idéal de la Patrie. Au risque de finir comme l’empire Romain, Marianne peut nourrir ses enfants avec autre chose que du pain et des jeux. Notre patrimoine socioculturel ne devrait pas manquer de ressources pour réparer la faille.
Si une génération de jeunes Français s’est reconnue dans ce fantasme là, il va désormais falloir travailler à la reconstruction du rêve évaporé en Afrique du Sud. Mesurant l’ampleur du fiasco, la classe politique et les pouvoirs publics s’en inquiètent aujourd’hui au plus haut niveau. La réprimande aussi ridicule que touchante de mamie Bachelot aura servi d’épilogue ubuesque à cette farce nationale. Laissons le football aux aléas de son destin bondissant, en rendant à nos Césars du stade ce qui leur revient comme quota d’admiration, et à la République la mission de rassembler ses fils ailleurs qu’au fond d’un but pour crier victoire. Il en va de l’espoir de notre jeunesse.
Tout cela n’est ni très grave, ni très méchant, mais s’appuyait sur un leurre que l’on paye cher aujourd’hui en termes de symboles déchus. Lorsqu’il ne drible que la morale et ne fait que des passes de vertu, le football est un sport formidable. Hélas, le spectacle qui nous a été servi dans l’arène aux ambitions dévoyées a terni jusqu’au drapeau tricolore. Laissons le foot à ses vocations ludiques et ne transformons pas les matchs en grandes messes patriotiques déguisées. Et gageons que les fiertés françaises puissent se brocarder ailleurs que sur un maillot signé Adidas. A croire que la marque de chaussure fondée en Bavière par Adolf Dassler, et, qui, malheureuse coïncidence, équipa les pieds de la Wermacht de 1939 à 1945, porte la poisse aux Français.
Non, la cohésion nationale ne s’en tient pas aux performances physiques d’une équipe mais tient d’abord par l’adhésion à une communauté de destin exigeant un peu plus que des prouesses sportives pour se reconnaître dans l’idéal de la Patrie. Au risque de finir comme l’empire Romain, Marianne peut nourrir ses enfants avec autre chose que du pain et des jeux. Notre patrimoine socioculturel ne devrait pas manquer de ressources pour réparer la faille.
Si une génération de jeunes Français s’est reconnue dans ce fantasme là, il va désormais falloir travailler à la reconstruction du rêve évaporé en Afrique du Sud. Mesurant l’ampleur du fiasco, la classe politique et les pouvoirs publics s’en inquiètent aujourd’hui au plus haut niveau. La réprimande aussi ridicule que touchante de mamie Bachelot aura servi d’épilogue ubuesque à cette farce nationale. Laissons le football aux aléas de son destin bondissant, en rendant à nos Césars du stade ce qui leur revient comme quota d’admiration, et à la République la mission de rassembler ses fils ailleurs qu’au fond d’un but pour crier victoire. Il en va de l’espoir de notre jeunesse.
Profil
Périco Légasse
BIENVENUE A MA TABLE
Ce blog prétend défendre une certaine idée du goût de la France. Notre patrimoine gastronomique, qu'il soit agricole, maritime, viticole ou culinaire, n'est en aucun cas la propriété exclusive des Français, mais celui de l'humanité toute entière. Encore faut-il pour cela que l'ensemble des producteurs et, surtout, des consommateurs, admette ce principe.
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Ce blog prétend défendre une certaine idée du goût de la France. Notre patrimoine gastronomique, qu'il soit agricole, maritime, viticole ou culinaire, n'est en aucun cas la propriété exclusive des Français, mais celui de l'humanité toute entière. Encore faut-il pour cela que l'ensemble des producteurs et, surtout, des consommateurs, admette ce principe.
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