"Un produit juste doit avoir la gueule de l'endroit où il est né et les tripes de celui qui l'a fait"


Pierre Lellouche à Mots croisés, l'émission de Yves Calvi sur France 2
Pierre Lellouche à Mots croisés, l'émission de Yves Calvi sur France 2
La preuve que le système est vicié, c’est que ces deux éminents leaders de la politique française se retrouvent dans Mots Croisés, sur France 2, pour dire que sans cette Europe là, sans cet euro là, sans ces institutions là, sans Barroso et sans Trichet, ce serait encore pire.

Pierre Moscovici, qui ne rêve que de Turquie dans l’Union, sans doute par détestation d’une Europe un peu trop occidentale à ses yeux, explique que grâce à l’axe franco allemand, la Grèce va être sauvée.

Pierre Lellouche, lui, tellement rassuré par l’effondrement d’une Europe qui aurait pu porter tort à l’empire américain, nous confirme qu’il faut jouer en commun avec les Etats-Unis pour faire face à la dérégulation des marchés financiers, dont il nous expliquait avant-hier les vertus face au « soviétisme » de l’économie française.

Voici deux représentants des deux partis majoritaires se partageant le pouvoir depuis trente ans, expliquant, la main dans la main, qu’il n’y a pas d’autres solutions que celui du système Barroso-Trichet. Alors que la gabegie est totale, que les prévisions sont cauchemardesques, que les faits prouvent l’échec retentissant de tous les arguments de ceux qui prônaient le oui au référendum de mai 2005, que l’Europe est au bord du gouffre et les peuples pris une fois de plus en otage pour renflouer les saloperies de puissances financières auxquelles « l’UMPS » (formule utilisée à un moment du débat et qui a mis Moscovici dans une colère noire) a déroulé le tapis rouge, ces deux messieurs ont eu l’audace de soutenir, devant les caméras, qu’il ne faut surtout pas remettre en cause l’actuelle commission, ni l’actuelle construction européenne, ni son actuel fonctionnement.

Tendu, énervé, acide, mal à l’aise, le duo Mosco-Lellouche faisait penser à deux parrains autrefois ennemis se serrant les coudes pour limiter les dégâts et sauver la Cosa Nostra du oui au TCE de 2005. On avait beau leur rappeler que deux peuples fondateurs avaient voté non à ce qui se révèle être aujourd’hui une infamie politique confirmée, rien n’y faisait. Quant au fait que les pouvoirs en place s’étaient assis sur le suffrage universel, le tandem Mosco Lellouche n’en avait que faire. Son obsession : soutenir que Lisbonne fut une urgente nécessité avant de marteler, tous azimuts, qu’il avait raison et qu’il fallait persévérer sur la seule voie qui vaille, celle de l’Europe à 27.

Une séance de télévision levant le voile sur l’état de panique dans lequel se trouve le clan barrosien et sur les moyens qu’il est prêt à utiliser pour maintenir la France dans cette escroquerie politique.

Les masques tombent, l’épreuve des faits vire à la tragédie, mais la pérennité des systèmes est sauve. Mieux vaut perdre la face et passer pour des salauds que d’admettre que cette Europe là fait fausse route.

On du souci à se faire.



Rédigé par Périco Légasse le Mardi 11 Mai 2010 | Commentaires (41)

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Ce blog prétend défendre une certaine idée du goût de la France. Notre patrimoine gastronomique, qu'il soit agricole, maritime, viticole ou culinaire, n'est en aucun cas la propriété exclusive des Français, mais celui de l'humanité toute entière. Encore faut-il pour cela que l'ensemble des producteurs et, surtout, des consommateurs, admette ce principe.

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