Hervé Nathan
à l’occasion de la publication des s es comptes 2009). Le problème d’EADS c’est qu’il produit en euros (et c’est bien) et qu’il vend en dollars (puisque c’est la « monnaie du commerce mondial, alors que la parité de pouvoir d'achat se situe à environ 1,15 dollar pour 1 euro. Pour se rendre compte de la catastrophe que cela représente , la plan de gains de productivité dit Power 8 mais en place par Louis Gallois en 2007 pour faire face à la crise issue du pépin de l’ A 380 a dégagé « 2 milliards d’économies brutes ». La force du dollar annihile tous les efforts du groupe, voir au-delà !
Ce « poids » du dollar avantage évidemment Boeing qui, en plus, a réussi à convaincre l’administration de lui réserver le marché juteux des ravitailleurs en vol de l’US Air Force. Mais aussi la Chine et le Brésil deux pays qui sont en train de conquérir la capacité de construire des avions et des fusées.
Les solutions existent-elles ? Le groupe EADS commence à produire en zone dollar. Par exemple par l’installation d’une chaîne de montage des airbus A 320 en Chine. Mais c’est prendre le risque de se faire piller sa technologie (le savoir faire de l’assemblage). Au niveau monétaire, dans un système où aucun contrôle n’est permis de la circulation des capitaux, même les plus spéculatifs, il est difficile d’imaginer un « pilotage à la baisse de l’euro » . Surtout, personne à Bruxelles ne veut entendre parler de ce sujet. Reste alors la protection du marché européen, puisque L’UE est le premier importateur de produit chinois et américains. Mais chut…Personne, là non plus, ne doit savoir que l'Europe dispose d’un moyen de négociation…
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