C’est le chiffre qui fait réfléchir sur l’efficacité d’une politique publique : le solde commercial des la branche automobile a accusé un déficit de 6,7 milliards d’euros en 2009. Un chiffre qu’on trouve à la Une des
Echos ce matin.
La statistique confirme officiellement ce dont beaucoup de journaux, dont
Marianne, s’étaient inquiétés : le dispositif d’aide aux constructeurs automobiles (600 millions d’euros en prime à la casse, plusieurs centaine en bonus écologique, et 6 milliards de prêts bonifiés) subventionne d’abord l’achat de petits modèles, certes siglés Renault ou PSA en majorité, mais construits en grande partie à l’extérieur de l’Hexagone.
Il est plus que temps qu’un réflexion s’engage sur les retombées des aides publiques issues du Grenelle de l’Environnement, car l’exemple de l’automobile devrait se reproduire dans d’autres branches, par exemple pour les matériaux isolants du bâtiments ou les cellules photovoltaïques.
Jusqu’à quel point les contribuables français peuvent-ils payer des subventions les emplois à l’extérieur du pays, en Europe ou ailleurs, sans réciprocité ?