« Les Grecs ont pris des engagements, ils doivent les respecter scrupuleusement, il n’y a pas le choix, le temps presse, c’est une affaire de jours, maintenant il faut conclure. C’est un message sans ambiguïté à la Grèce », lance Sarkozy en guise d’ultimatum.
« Il ne peut y avoir de nouveau programme (d’aide financière à la Grèce) si elle ne conclut pas avec la troïka des créanciers d’Athènes, réunissant la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international », a confirmé la chancelière, à l’issue d’un conseil des ministres franco-allemand.
« Je ne comprends pas très bien l’intérêt qu’il y aurait à laisser passer encore du temps, le temps presse », menace Mme Merkel. Maintenant il faut conclure » (sic) Concernant toutes les demandes faites par Merkel et Sarkozy, la chancelière a rajouté : « Nous n’entendons pas déroger à cette position. » On n’a jamais vu pareil ton : pour qui se prennent-ils ? Ils déjantent ? Ils se prennent, à deux, pour des dictateurs ?
La Grèce est soumise à leurs exigences barbares : salaires, retraites, santé, école, services publics, tout est bradé cruellement par la force de la volonté de la troïka pour faire plaisir aux banquiers. C’est une mise à sac sans précédent d’un pays hors guerre, en temps dit de paix. Et hélas, au nom de l’Europe !
Jamais on a vu une telle destruction : braderie des biens et services publics, chômage, misère, famine, pandémies, récession, tout s’accumule dans une course aberrante à une austérité draconienne insensée imposée par la troïka. Et d’ici, de l’Elysée, hors des institutions européennes, un duumvirat dicte ses impitoyables conditions. Où va t-on si l'on accepte cela ?