Exclusif : Péchenard et Squarcini devant le juge cette semaine !


Rédigé par Frédéric Ploquin le Mardi 27 Septembre 2011 à 07:27 | 11 commentaire(s)

Ils devraient être reçus cette semaine. Robert Martin, l’ancien officier de sécurité de Balladur est également en ligne de mire.


Exclusif : Péchenard et Squarcini devant le juge cette semaine !
La convocation de Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale (DGPN) et de Bernard Squarcini, patron de la direction centrale du renseignement (DCRI) intérieur, chez le juge d’instruction chargé de faire la lumière sur l’affaire des fadettes est imminente. Plusieurs sources annonçaient pour cette semaine cet événement unique dans les annales de la Place Beauvau, avec les probables mises en examen de deux des principaux hommes de confiance de Nicolas Sarkozy dans la police. Ce que les deux intéressés démentent vigoureusement.  


Ce n’est pas la seule source d’inquiétude à la DGPN, où l’on s’attend également à ce que le chef de cabinet de Frédéric Péchenard se retrouve dans le collimateur. Le commandant Robert Martin, Bob pour les intimes, 54 ans, n’est pas seulement le plus proche collaborateur du patron de la police : cet ancien du Quai des Orfèvres, passé par l’antigang et les affaires économiques et financières, a connu dans sa carrière une parenthèse beaucoup plus politique : il a été le principal officier de sécurité d’Edouard Balladur lorsqu’il était premier ministre. Sa proximité avec la « Balladurie », cible actuellement de plusieurs enquêtes financières, ne fait pas de lui un coupable. Mais la justice s’intéresse aux fuites dont semblent avoir bénéficié plusieurs éminents personnages, à commencer par l’ancien ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, sans oublier l’Elysée, qui s’est fendu d’un communiqué pour affirmer que le nom de Sarkozy n’apparaissait pas dans le dossier Karachi.  



Article actualisé à 12h35.





A propos de l'auteur

Frédéric Ploquin

Frédéric Ploquin
Journaliste à Marianne, j’écris sur la Place Beauvau depuis 1982. J’ai suivi le dossier « police » au Matin de Paris, puis à l’Evénement du jeudi, avant de poursuivre à Marianne.
Braquages spectaculaires ou foireux, traques vaines et coups de filets retentissants, coups de feu ciblés ou hasardeux, évasions en douce ou explosives, armes en stock et cocaïne en soute, il n’est pas un jour sans que flics et voyous ne fassent parler d’eux.