… et vice versa
Mercredi 25 Juin 2008 à 07:19 | Lu 12062 fois I 30 commentaire(s)
Bénédicte Charles
Ce n'est même pas la Présidente, comme avait titré l'Express, mais la top Présidente!
©flickr - guano
©flickr - guano
Mieux que n’importe quelle campagne de pub gouvernementale, Carla Bruni-Sarkozy polit, lisse et humanise l’image de son mari et de sa politique. Il déçoit ? Elle séduit. La presse, d’abord, qui ne tarit pas d’éloge sur sa «fraîcheur», sa «beauté», et se perd en conjectures sur l’effet apaisant qu’elle aurait sur son président de mari, etc. La star, c’est elle. Ainsi, lors du voyage (initiatique) du couple en Afrique du Sud, en février dernier, sur le trajet du cortège présidentiel, c’est son nom à elle que hurle la foule.
Voir Carla et oublier l'Afghanistan
«Carla : comment elle a gagné la bataille d’Angleterre» titrait Paris-Match au lendemain de la visite à Londres du couple présidentiel, en mars dernier. Ah le bibi gris de Mme Sarkozy ! Et sa charmante révérence à la reine Elisabeth ! Emmitouflée jusqu’au cou dans un austère manteau de pensionnaire, elle avait même réussi à faire oublier les photos d’elle nue, qui envahissaient au même moment les pages des tabloïds britanniques à la faveur d’une vente aux enchères de certains clichés très déshabillés. Mieux : qui se souvient de la raison pour laquelle le couple se rendait en Angleterre ? Qui a retenu un mot, un seul, du discours de Sarkozy (Nicolas) devant la Chambre des Communes et des Lords ? C’est pourtant à cette occasion qu’il a annoncé le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan, sans même avoir consulté les parlementaires français ! Mais Carla, sans mot dire, a tout éclipsé…
En avril, alors que le couple s’apprête à se rendre à Lima, la carlamania atteint les côtes péruviennes. Dans une Amérique Latine dont les relations avec la France sont plus que distendues et qui, pour être honnête, se fiche de l’hexagone comme d’une guigne, la presse soudain ne parle plus que de ça : Carla va venir (accompagnée d’un type en costume croisé prénommé Nicolas, sans doute son garde du corps). Et quand le voyage est annulé, on frôle l'incident diplomatique et la presse rue dans les brancards!
Cette semaine en Israël, on ne recevait même pas le Président français, mais le «couple présidentiel». Et avec quelle chaleur ! Là encore, silencieusement, Carla a conquis ses hôtes. L’invitation controversée du président syrien Bachar al-Assad au défilé du 14 juillet ? Oubliée !
Bref, Carla, c’est vraiment une top présidente. Et peu importe que son époux ait vraiment changé ou pas : sa présence, à elle seule, fait office de garantie. L’Élysée l’a bien compris, qui la met en avant, la laisse même s’aventurer sur des terrains habituellement minés pour la droite, comme Libération où elle se montre désarmante de candeur, affirmant être «épidermiquement de gauche» et ne pas toujours «faire corps avec son mari». Une façon de plus de montrer qu’un homme qui a réussi à épouser une aussi jolie et gentille fille ne peut pas être totalement mauvais…
Voir Carla et oublier l'Afghanistan
«Carla : comment elle a gagné la bataille d’Angleterre» titrait Paris-Match au lendemain de la visite à Londres du couple présidentiel, en mars dernier. Ah le bibi gris de Mme Sarkozy ! Et sa charmante révérence à la reine Elisabeth ! Emmitouflée jusqu’au cou dans un austère manteau de pensionnaire, elle avait même réussi à faire oublier les photos d’elle nue, qui envahissaient au même moment les pages des tabloïds britanniques à la faveur d’une vente aux enchères de certains clichés très déshabillés. Mieux : qui se souvient de la raison pour laquelle le couple se rendait en Angleterre ? Qui a retenu un mot, un seul, du discours de Sarkozy (Nicolas) devant la Chambre des Communes et des Lords ? C’est pourtant à cette occasion qu’il a annoncé le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan, sans même avoir consulté les parlementaires français ! Mais Carla, sans mot dire, a tout éclipsé…
En avril, alors que le couple s’apprête à se rendre à Lima, la carlamania atteint les côtes péruviennes. Dans une Amérique Latine dont les relations avec la France sont plus que distendues et qui, pour être honnête, se fiche de l’hexagone comme d’une guigne, la presse soudain ne parle plus que de ça : Carla va venir (accompagnée d’un type en costume croisé prénommé Nicolas, sans doute son garde du corps). Et quand le voyage est annulé, on frôle l'incident diplomatique et la presse rue dans les brancards!
Cette semaine en Israël, on ne recevait même pas le Président français, mais le «couple présidentiel». Et avec quelle chaleur ! Là encore, silencieusement, Carla a conquis ses hôtes. L’invitation controversée du président syrien Bachar al-Assad au défilé du 14 juillet ? Oubliée !
Bref, Carla, c’est vraiment une top présidente. Et peu importe que son époux ait vraiment changé ou pas : sa présence, à elle seule, fait office de garantie. L’Élysée l’a bien compris, qui la met en avant, la laisse même s’aventurer sur des terrains habituellement minés pour la droite, comme Libération où elle se montre désarmante de candeur, affirmant être «épidermiquement de gauche» et ne pas toujours «faire corps avec son mari». Une façon de plus de montrer qu’un homme qui a réussi à épouser une aussi jolie et gentille fille ne peut pas être totalement mauvais…
Voir les 30 commentaires
La Une du moment
LES PLUS de Marianne
- Revue Web personnalisée
- Les Unes de Marianne2
- Le MAG en PDF 24h avant !
ou Se connecter
Abonnez-vous à la Newsletter de Marianne
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Dans cette rubriqueSur Marianne vous aimez
Dans la même rubrique
|
“Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus
|
|
© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72

Imprimer
Augmenter le texte
Diminuer le texte
Accueil
Envoyer
Partager

Facebook
Twitter
RSS
Newsletter