Rien de ce qui est kaki, bleu marine ou bleu ciel ne nous sera étranger

Drone Heron-TP : "un choix raisonnable et cohérent" pour le député PS Jean-Claude Viollet



Drone Heron-TP : "un choix raisonnable et cohérent" pour le député PS Jean-Claude Viollet
Le député Jean-Claude Viollet (PS, Charente) est l'auteur, avec son collège Yves Vandewalle (UMP, Yvelines), d'un rapport remarqué sur les drones. Rapporteur du budget de l'armée de l'air pour la commission de la défense, nous l'avons interrogé sur la décision récente de choisir Dassault - associé à Israel Aerospace Industries (IAI) -  pour le futur drone Male (moyenne altitude longue endurance) "intermédiaire".

Que pensez-vous de la décision du 20 juillet de choisir le drone F-Heron TP ?

C'est une décision raisonnable. J'ai lu ici ou là qu'elle avait été prise pour faire plaisir à Dassault, mais je n'y crois pas. Ce n'est pas comme cela que les choses se passent. Je le dis d'autant plus que j'ai longtemps été favorable à une solution avec EADS. Il s'agissait, pour moi, d'acheter quelques Harfang supplémentaires et de lever les obsolescences actuelles, par exemple sur la boule optronique. EADS a remis différentes versions de ce projet - six, je crois - et au final cela n'a pas pu se faire. Il faut bien reconnaitre qu'avec le projet actuel (Dassault - IAI), on est bien au dessus, en terme de réponses, qu'avec le Harfang amélioré. Le choix me semble donc cohérent.

Mais il y avait aussi la solution, soutenue par les militaires, d'acheter le drone américain Reaper. N'était-ce pas raisonnable ?

Dans notre rapport, Yves Vandewalle et moi-même n'avons cessé de plaider pour la préservation de l'indépendance stratégique de notre pays. Or, nous n'avons jamais pu obtenir des réponses précises concernant le MQ-9  Reaper. Quelles technologies, par exemple sur le décollage et l'atterrissage automotiques, quels accès aux codes-sources, quel coût pour la liaison satellite, quelle indépendance d'emploi, par exemple dans un cas qui déplairait aux Américains ? Bref, beaucoup trop d'incertitudes.

C'était pourtant moins cher...

Cela dépend de quoi on parle. Nous n'avons jamais pu avoir la définition d'un périmètre exact. On peut acheter un portable un euro puis être obligé de payer un abonnement assez cher !
L'avantage de la solution retenue est qu'elle préserve les savoir-faire de Dassault, qui est, avec BAe, le seul industriel européen à savoir faire des avions de combat. C'est justement ces deux industriels qui sont associés pour produire le prochain drone Télémos à l'horizon d'une dizaine d'années. Et Dassault travaille, avec d'autres industriels européens, sur le démonstateur de drone de combat Neuron. C'est un enjeu stratégique majeur et les Américains pourraient avoir intérêt à nous éliminer de ce secteur.

Samedi 3 Septembre 2011
Jean-Dominique Merchet

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

48.Posté par CIFAS 328 le 11/09/2011 17:56
Dassault et Thales fournirent l'an dernier une proposition du Heron TP dans laquelle sur une avionique israélienne, les deux industriels installaient une suite mission française avec les dispositifs de protection adéquats.

Il est beaucoup fait état de "francisation" de cette version du Heron TP.

Le groupe Thales, tout comme les autres acteurs du secteur électronique aéronautique français sont très silencieux sur ce sujet. Ils semblent même totalement exclus des négociations.

Le projet de Dassault serait il de ne se consacrer qu'à la certification ??


47.Posté par CCH Onoratouvu TULAVOULUTULAHU le 09/09/2011 10:25
Il suffit de "gougler" les mots-clés suivants : "Yvelines - Dassault" puis "Charente - industrie - aéronautique" et on obtient des "pistes de réflexion" intéressantes.

Attention : ce ne sont pas pas des preuves de l'existence du "lobby politico-industriel" dont Samy Cohen parle dans "La défaite des généraux. Le pouvoir politique et l'armée sous la Ve République." (Fayard, 1994. 276 p.).

Un ouvrage bien peu recommandable, en vérité... Toujours disponible restant d'actualité.

46.Posté par Andros le 08/09/2011 14:33
"La preservation de l'intéret strategique de la France:" Une formule ronflante un cliché langue de bois Alors méme que nous n'avons aucune capacité SEAD , et qu'il a fallu emprunter des C2 aux US pendant ce dernier conflit. Alors méme que 10 Rafale F1 sont sous cocon depuis plus de 5 ans faute de pouvoir financer leur passage au standard F3
Nos deputés qui ont voté des budgets deficitaires depuis plus de 30 ans ne sont plus credibles.
" vautrés qu'ils sont dans leur" fromage" ils ont perdu tout sens des realités ,tout sens commun
Non decidément la communication n'est pas l'action, mais qu'elle est aisée !!!
Et 1 milliard d'euros balancé a la poubelle pour la grippe.....Et vas y que je te pousse !!!

45.Posté par PI le 07/09/2011 15:09
3 Pays en Europe ont fait plus que nous sur les drones: la GB, l'Allemagne et l'Italie.
Il n'y a pas que BAE ou Dassault qui savent faire un avion de combat: les Allemands (EADS à Manching), les Suédois (Saab), les Italiens (Alenia Aermacchi).La France en arrive à moins bien gérer son futur technologique et armement, que les Anglais, Allemands ou Italiens et risque de perdre des compétences clefs (comme sur les radars, drones, missiles, blindés etc.).

Conserver une capacité de conception nationale sur les systèmes conventionnels critiques (avions de combat, SNA, missiles, radar, CME etc.), soit pour participer sérieusement et de manière équilibrée à un programme de coopération, soit pour faire en national si aucune solution bi ou multilatérale n'émerge, est la condition même de souveraineté de la France et de son aptitude à avoir une politique étrangère indépendante des Américains.
Etre autonome sur le nucléaire, c'est indispensable mais pas suffisant.

BPC: "Pourquoi un drone comme le PATROLLER n'a t il pas fait partie de l'appel d'offre quand on tolérait un appareil de la classe 1t comme le Harfang ? "
BPC: si vous avez vu un appel d'offre émis, alors je serais curieux de le voir!

Malheureusement le fiasco drone reflete l'incapacité des acteurs institutionnels à l'élaborer une politique cohérente en matière de défense dans un budget d'équipement trop contraint par rapport à nos ambitions et aux retards accumulé.
Il n'y avait aucun budget décent pour faire émerger une solution drones, ceux ci étant accaparés par les programmes existants (tous nécessaires et en retard).
On atteint le point de rupture sur la défense nationale, mais malheureusement, les politiques n'en n'ont pas assez conscience et ne savent que faire.Il faut dire que l'expertise civile en matière de gestion de la politique de défense en France, est très faible, et qu'on laisse les militaires se battre entre eux sur des budgets d'équipement trop faibles avec la tentation permanente d'économiser sur le futur et la R&D, et de faire des impasses, pour sauver l'existant.
La situation devient dramatique car on ne sait plus hierarchiser les priorités et organiser la gouvernance.

44.Posté par un expat le 07/09/2011 13:50
La différence entre le 1er paragraphe et le dernier est plutôt surprenante mais bon…
On aurait peut être pu lui poser des questions un peu plus difficiles :
- Pourquoi la France doit prendre le Train des drones en Marche. Pourquoi a-t-on ignoré puis refusé cette technologie il y a 15 ans ?
- Qu’a ton changer pour éviter que cette situation se reproduise avec de nouvelles technologies?

Ensuite j’ai une question à nos industriels mais surtout aux acheteurs de l’état:
- On a plein de PODs (des Reco NG, des Damoclès et certainement d’autres). Qu’apporte comme avantage un drone entièrement nouveau comparé à un drone simple capable d’emporter ces PODs ?
J’ai un peu de mal a comprendre la différence qu il doit y avoir entre les images des pods et ceux des drones, de même pour la désignation laser des pods et ceux des drones.

43.Posté par Gwydyon le 06/09/2011 22:56
L'interview transpire l'absurdité. Le Harfang est obsolète, reprenons le Harfang ! (Absurde) L'indépendance stratégique (Absurde, puisqu'Israel nous interdit d'utiliser des drones au Liban; Absurde puisque la Grande Bretagne qui a des Reaper prouve sa capacité nationale en développant le Mantis et le Taranis) Quand à la réponse sur le coût du Reaper, elle est encore plus absurde puisqu'aucune indication précise n'est donnée sur les coûts réels (Et que la françisation du Harfang c'est faite à un prix de folie). Et c'est lui le spécialiste des drones à l'assemblée nationale ! Mais bon, il était probablement hier spécialiste des choux fleurs et qui sera demain spécialiste de la pêche. (En outre, tu parles d'un spécialiste qui oublie qu'un certain Saab Gripen existe en Europe et donc qu'il n'y a pas deux mais trois industriels en mesure de construire des avions).
Le pire là dedans, c'est que notre pays croule sous les dettes et que des gens pareils sont toujours prêts à dépenser toujours plus pour avoir toujours moins de matériel opérationnel. En croyant bêtement bien faire.
La seule bonne solution était le Reaper ou le Patroller de Sagem Défense. Une autre bonne solution : virer tous ces incapables de députés qui, pour la plupart, ne travaillent qu'au tiers temps de leur mandat. Ou les cantonner dans leur domaine de compétence. Pour l'intéressé ce sont les travaux publics.

42.Posté par Raymond75 le 06/09/2011 19:30
La France est le seul pays européen qui a une réelle ambition de défense nationale indépendante, il faut donc en payer le prix et préserver l'industrie d'armement nationale. Tout armement américain acheté 'sur étagère' sera soumis à conditions d'utilisation, voire mis hors service si utilisé contre les intérêts américains.

En Libye, les américains ont mis leurs drone à notre service.

41.Posté par PI le 06/09/2011 18:49
Le drone Heron TP n'est qu'un choix très médiocre et par défaut, les autres industriels n'ayant pas fait de proposition décente dans les temps, préservant la souveraineté francaise (ce que ne permettait pas l'achat de Reaper en FMS), et les armées n'ayant pas facilité l'émergence de propositions en financant des préétudes correctes à minima, en jouant leur role de gestion de la BITD (avec la DGA) et en faisant jouer la concurrence de manière correcte.

Il y aurait beaucoup à dire sur la gouvernance de notre défense, nos processus publics archaïques de décision, ou nos rivalités stériles entre industriels nationaux (plutôt que de s'allier quand le bénéfice est correctement partagé), mais je ne ferais pas l'injure au ministre (et à son cabinet), de croire qu'il a choisi cette proposition sur des considérations purement politiques ou honteuses privilégiant Dassault.

C'est un mauvais choix qui ne fait pas progresser notre aptitude à maitriser techniquement et en souveraineté, ce secteur vital à l'avenir, ni ne fait vraiment progresser nos capacités (et même les limite), mais le ministre devrait bien décider un jour ou l'autre.

Cela doit il exclure à ce stade l'arrivée de propositions concurrentes?
Au nom de quel principe faudrait il barrer des propositions concurrentes si celles ci sont meilleures et n'impliquent pas de dépense budgétaire supplémentaires au niveau de l'EMA et du cadre interarmé?

Il me semble que l'intérêt de l'Etat est de faire jouer la concurrence quand c'est possible, pour être en particulier à l'abri de la critique, et surtout faire émerger de meilleurs choix capacitaires et techniques, tout en préservant notre souveraineté dans un cadre francais ou européen, et donc notre BITD, et l'avenir tout court de notre industrie aérospatiale (premier exportateur francais net).

40.Posté par Nicolas le 06/09/2011 10:23
"parce que le but est quand même plus d'avoir une armée bien équipée que des industries florissantes. "

Mais si les américains le veulent bien ?

39.Posté par Réserviste le 06/09/2011 08:33
Notre problème majeur reste que l'achat du matériel militaire est une affaire plus politique que militaire.... et l'expérience nous a montré que si l'Exécutif pour des raisons économiques et politiques doit acheter un matériel obsolète ou inefficient ce n'est pas un PB car c'est le coté obscure des choses...et des réseaux d'influence qui l'emporte au détriment de la logique opérationnelle...
Le sang des fils de la France ne coûte pas bien cher en regard d'une éventuelle réélection dans laquelle des sponsors de campagnes électorales manigance et ces derniers ont bien besoin de se faire renvoyer l'ascenseur lorsque le poulain sur lequel ils ont investi arrive aux plus hautes responsabilités...nous sommes la Rome antique ....
Enfin une certaine élite d'etat-major souhaite toujours avoir du matériel de trés haut niveau alors que le matériel de base pêche déja....
enfin la variable d'ajustement que constitue le budget de la défense est une variable qui ébranle tout choix statégique voir tactique raisonnable et tous nos programmes d'armement sont quasi obsolétes à leur mise en service opérationnelle, ce qui conduit trés vite à envisager de nouveaux développements pour parfaire leur remise à niveau et ainsi de suite, nous sommes toujours en retard !
c'est une inefficence intellectuelle de la classe politique et des états majors qui dés lors n'ayant plus les moyens de leurs ambitions achétent la version discount d'un programme de hautes performances à son origine, que seul les émirats pourrons s'offrir...ou que nous acheterons avec une telle parcimonie que la valeur ajoutée opérationnelle sera comme une agacerie de coléoptére dans un engagement majeur !

38.Posté par Eric38 le 06/09/2011 00:51
Cependant, d'un point de vue strictement industriel:

Je sais que l'Europe de la défense ce n'est pas simple. Mais à la lecture du rapport sur les drones de nos parlementaires, je ne peux m'empécher de me demander:

Pourquoi mon pays, le République française, d'Europe, va collaborer avec un pays du moyen-orient, Israel, alors qu'il existe tant d'opportunités avec les pays européens, comme l'Angleterre et/ou l' Allemagne, et d'autres, même si évidement...ce n'est pas simple???

On construit l'Europe ou l'on fait semblant? Faudrait savoir!

J'attends avec curiosité les arguments des uns et des autres m'expliquant en quoi Israel n'est pas un pays du moyen-orient.

37.Posté par Eric38 le 05/09/2011 22:50
Dans la catégorie des drones XXLE (quelquechose de Longue Endurance donc), après la lecture du rapport d'information N°2127-A.N. du 01/12/2009, ce qui me semble important, à mon modeste niveau d'observateur extérieur non spécialisé sur le sujet, en termes de capacités:

1. La souveraineté nationale*:

Pouvoir employer de manière autonome et indépendante nos futurs drones.
* à ne pas confondre avec une vision 'chauvino-replis sur nous même' donc, mais la République française, c'est la République française, et c'est surtout NOTRE République française! (et ce qui est à nous est à nous...ou le début de la sagesse dans la mondialisation..?).

2. L'endurance, l'endurance, l'endurance !!!

Plus exactement la notion "d' ENDURANCE SUR ZONE". Cad le temps que peut rester le drone sur sa zone de mission après le trajet aller de mise en place et en tenant compte du potentiel nécessaire pour le trajet retour.

Cela est, pour moi, LA VRAI PLUS VALUE d'un DRONE Longue Endurance.

(et donc des euros que les contribuables français vont lui consacrer).Si c'est pour se retrouver avec un machin volant style 12H d'autonomie à 1000 km, bof et non merci! Autant attendre le projet franco-anglais Télémos et éviter de gaspiller notre argent.

Il me semble qu'il faut bien viser la fourchette d'une endurance sur zone de environ 24h, avec une douzaine d'heure d'autonomie pour le trajet Aller/Retour.
Le tout bien évidement avec une capacité d'emport conséquente (capteurs d'acquisition, de surveillance, de désignation, de guerre elec... + quelques armements offensifs permettant d'exploiter une opportunité de frappe...).

3. ...Enfin, mon 3ème point rejoint la fin du 2°, la capacité à être armé bien sûr, surtout, évidement!

CONC: avoir si possible une gamme variée, cad utiliser un drone TAC là ou le seul besoin d'un drone TAC est requis, et un drone XXLE là où l'on à besoin d'un drone XXLE.

NB: Le projet "Patroller", à mis chemin entre le drone TAC et MALE, me semble intéressant comme solution "intermédiaire". Qu'en pense nos députés auteurs de ce très utile rapport d'information N°2127?


36.Posté par pewe le 05/09/2011 23:35
comment oser dire "Dassault, qui est, avec BAe, le seul industriel européen à savoir faire des avions de combat" ?
Ce cher deputé devrait savoir qu'il existe un Eurofigther fabriqué en Europe par des Européens pour des Européens et qq autres contrairement au Rafale de Dassault....

35.Posté par C'est le pompon le 05/09/2011 20:35
Ouf, c'est l'économie de défense française, ses emplois et ses gains futurs qui sont préservés.

34.Posté par Eric38 le 05/09/2011 21:18
En complément de mon message précédent:

"...L'équivalent avec des avions de combat obligerait à l'emploi d'avions ravitailleurs (pour le trajet A/R) et à la relève fréquente de l'avion de combat car l'équipage ne peut rester 24h sur zone (limite humaine), alors que les opérateurs du drones peuvent eux être relevés. ..."

Pour une mission rens-reco-surveillance, on peut très bien utiliser des avions Atlantique-2. Ce qui a été fait au dessus du Sahel avec efficacité.

Mais:

1. L'atlantique-2 est armé par un équipage important, avec tout les risques/problèmes que cela pose si un ATL-2 va au tapis (tirs adverse ou panne mécanique- Pour ce dernier point, notons toutefois que l'ATL-2 fait preuve d'une excellente fiabilité (somme des qualités de l'avion, des équipages et de la maintenance)).

2. Malgrès sa grande autonomie, l'ATL-2 ne peut rivaliser avec celle d'un drone MALE. D'où plusieurs ATL-2 là où un seul drone peut suffire. (et quid du coût horaire d'un ATL-2?)

3. Enfin et surtout, il me semble, l'ATL-2 est avant tout un avion de patrouille maritime, destiné à SURV. nos très vastes zones maritimes françaises. ET, l'ATL-2 participe à la dissuasion nucléaire en étant un acteur important de la bulle de sécurité de nos SNLE.
Or, le potentiel de nos ATL-2, plus tout jeunes malgrès une très bonne efficacité, n'est pas infini.
Donc si ont peux les soulager d'un certains nombres de missions par des drones MALE et préserver leurs potentiels, cela me parait assez pertinent.

33.Posté par Eric38 le 05/09/2011 19:11
Le rapport sur les drones de nos parlementaires* mérite d'être lu avec attention. Cela permet de tordre le coup à d'inévitables 'canards'.

Comme le coût horaire de fonctionnement. J'étais à priori persuadé que celui des drones type MALE/HALE était bien inférieur à celui d'un avion de combat. Or c'est très comparable selon les données fournies par l'EMA (page 17).

Néanmoins, il faut prendre en compte la grande autonomie, plus de 30h, d'un drone MALE, qui lui permet avec le trajet A/R, une permanence importante sur la zone mission, avec le drone seul.
(Par exemple 08/12h de vol pour le trajet A/R et 24h sur zone)

L'équivalent avec des avions de combat obligerait à l'emploi d'avions ravitailleurs (pour le trajet A/R) et à la relève fréquente de l'avion de combat car l'équipage ne peut rester 24h sur zone (limite humaine), alors que les opérateurs du drones peuvent eux être relevés.

Donc là où nous aurions un seul drone engagé pour une mission de plus de 30 heures, il faudrait un va et viens permanent d'avions de combat se rendant où revenant de la zone mission avec une permanence en vol de (donc plusieurs) ravitailleurs, et sans doute aussi des awacs (alors qu'on peut prendre le risque de s'en passer avec le drone).

Pour une même mission de 'longue endurance', le coût horaire de cette dernière me semble être bien moins élevé pour le drone que l'avion de combat. (d'autant que les opérateurs peuvent très bien être basés en France en cas de liaisons satellitaires...masse salariale plus faible ;-) ).


Il me semble qu'il convient donc de prendre en compte le coût horaire DE LA MISSION, pour un MEME EFFET obtenu, et non un simple coût horaire de fonctionnement?

(* hé, hé, comme quoi ça bosse au Parlement ;-) ! )

32.Posté par Tempest le 05/09/2011 16:52
Messieurs les Députés, pouvez-vous prouver factuellement ce que vous avancez ?
Il n'y a rien de factuel dans vos réponses.

31.Posté par bibi75 le 05/09/2011 12:45
Sage décision qui privilégie l'indépendance française....Ne rien laisser aux américains qui pourraient nous mettre des bâtons dans les roues sur le plan stratégique !
Je me félicite de cette décision même si cela prend du temps car ç'est la même histoire que pour le rafale et aujourd'hui on est bien content d'avoir le meilleur avion de combat au monde pour faire le job même si il y a eu du retard !

Ne rien laisser aux américains, RIEN, notre indépendance et notre niveau technologique prévaut sur l'achat sur étagère "made in us to fuck france"...Quand certains ici même auront compris ça !

Comme quoi, y'a des députés socialistes qui réfléchissent encore et ne découpent pas en rondelles nos moyens militaires ....


30.Posté par Léonard le 05/09/2011 12:25
par "le drone rafale", je voulais dire "le drone dassaut" évidemment.
Et je suis assez d'accord avec dubitatif: dassaut n'a pas encore la technologie pour faire un drone de la capacité du reaper, il va donc falloir la développer; on peut donc raisonnablement supposer qu'il y aura des dépassements de délai, de coût, et un cahier des charges peut être revu à la baisse.
Alors qu'avec le Reaper américain, au moins on sait ce qu'on achetait. Là le contribuable aura peut être une mauvaise surprise si les drones achetés ne servent à rien (ou comme le drone harfang, si de multiples problèmes font qu'on ne pourra en déployer qu'une partie, le reste n'étant pas disponible pour divers problèmes techniques).

29.Posté par BPCs le 05/09/2011 11:55
INVRAISSEMBLABLE Et INCOHERENT PLUTOT !
Où est la cohérence qui devrait être le fait de la DGA :
Pourquoi un drone comme le PATROLLER n'a t il pas fait partie de l'appel d'offre quand on tolérait un appareil de la classe 1t comme le Harfang ?
Le Patroller est plus rapide et plus endurant que le Harfang...seulement il n'a pas la liaison SatCom d'EADS pourtant financée par l'état Français !
Pourquoi n'y a t il pas une préemption par la DGA de ce qui est financé par les contribuables français pour leur défense ?
Ensuite sur le choix du Héron TP : on avait une bonne démonstration par les sénateurs de l'intérêt de la solution Reaper :
Coutant la moitié du prix de la solution Dassault, cela permettait d'avoir le reliquat pour développer le solution franco anglaise qui a le vent en poupe...
On constate de plus que l'achat des Heron TP va couter grosso modo en achat à l'étranger, ce qu'aurait couté la solution Reaper ...
On espère ainsi que la résultante sera au moins un contrat Verrouillé pour ne pas avoir les retards et les surcouts de développement du Harfang...puisque dans l'affaire Dassault est le seul a n'avoir sur étagère ni stations de sol comme EADS et SAFRAN, ni véhicule, ni liaison SatCom... ni expertise de l'intégration de drone...

1 2 3
Nouveau commentaire :
Twitter


Jean-Dominique Merchet
Jean-Dominique Merchet
Jean-Dominique Merchet
Jean-Dominique Merchet, journaliste à Marianne, je m'occupe des questions militaires depuis une vingtaine d'années. C'est une passion dans laquelle je suis tombé tout petit... Né en 1959, franc-comtois et versaillais, je suis un auditeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN 49). J'ai créé ce blog en 2007.


Le Mag

A partir de 5,99 € abonnez-vous à Marianne Numérique

S'abonner

News Marianne2.fr
Le site de l'hebdomadaire Marianne : "le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti" (Albert Camus).