Des salariés de Celanese et des élus manifestent devant l'Assemblée
19/05/2009 16:05
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Manifestation de salariés de Celanese à Paris le 19 mai 2009 © AFP |
Quelque 150 salariés de Celanese à Pardies (Pyrénées-Atlantiques), avec des élus locaux et des salariés du sous-traitant Yara, ont manifesté mardi devant l'Assemblée nationale à Paris pour contester la fermeture de l'usine chimique, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Nous sommes là pour protester, parce que c'est un site rentable, qui pourrait continuer à travailler", a déclaré Serge Neveu, délégué CGT, sur fond de sifflets et de cornes de brume, lors de la manifestation.
Les salariés veulent "dire aux parlementaires: +vous faites la loi, vous ne pouvez pas oublier la situation de ces usines qui sont rentables, dégagent des profits, mais qui pour des questions de logiques internes, ferment les entreprises+", selon David Habib, député (PS) de la circonscription de Celanese.
"Ils leur demandent de changer la loi", d'après lui. Une délégation était reçue en début d'après-midi par des groupes parlementaires.
Le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot était venu apporter son soutien. Il s'est dit "révolté par leur situation": "le problème c'est dans quel camp sont les pouvoirs publics ? Les actionnaires et les patrons on les connaît, ils baladent tout le monde (...) Tous ces groupes-là, ils ont eu des contacts avec les pouvoirs publics et souvent des contacts financiers", a-t-il souligné.
"L'ennemi principal des pouvoirs publics, ça devrait être l'insécurité sociale aujourd'hui", a estimé M. Besancenot.
Vendredi, l'Etat a confirmé l'absence d'offre de reprise pour l'usine Celanese, qui emploie 350 salariés et dont la fermeture a été annoncée par le groupe chimique américain en mars.
"Ce n'est pas le gouvernement qui renonce" mais "il n'y a eu aucun contact sérieux et nous ne pouvons pas nous obstiner sans examiner une reprise alternative en terme de réindustrialisation", a déclaré mardi à l'Assemblée le secrétaire d'Etat chargé des PME, Hervé Novelli.
"Nous nous sommes mis en situation de chercher, de prendre contact avec des industriels très en amont de la filière et nous avons demandé à Celanese d'examiner toutes les propositions", a-t-il précisé au cours de la séance de questions au gouvernement.
Confirmant que le gouvernement a demandé à Celanese un "délai de six mois", M. Novelli a jugé que celui-ci était "tout à fait bienvenu pour préciser les scénarios de reprise de ce site en termes de réindustrialisation, pour réaliser toutes prospections et trouver des repreneurs potentiels".
"Nous avons bon espoir que l'ensemble de ces demandes soient acceptées", a-t-il ajouté.
"Nous sommes là pour protester, parce que c'est un site rentable, qui pourrait continuer à travailler", a déclaré Serge Neveu, délégué CGT, sur fond de sifflets et de cornes de brume, lors de la manifestation.
Les salariés veulent "dire aux parlementaires: +vous faites la loi, vous ne pouvez pas oublier la situation de ces usines qui sont rentables, dégagent des profits, mais qui pour des questions de logiques internes, ferment les entreprises+", selon David Habib, député (PS) de la circonscription de Celanese.
"Ils leur demandent de changer la loi", d'après lui. Une délégation était reçue en début d'après-midi par des groupes parlementaires.
Le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot était venu apporter son soutien. Il s'est dit "révolté par leur situation": "le problème c'est dans quel camp sont les pouvoirs publics ? Les actionnaires et les patrons on les connaît, ils baladent tout le monde (...) Tous ces groupes-là, ils ont eu des contacts avec les pouvoirs publics et souvent des contacts financiers", a-t-il souligné.
"L'ennemi principal des pouvoirs publics, ça devrait être l'insécurité sociale aujourd'hui", a estimé M. Besancenot.
Vendredi, l'Etat a confirmé l'absence d'offre de reprise pour l'usine Celanese, qui emploie 350 salariés et dont la fermeture a été annoncée par le groupe chimique américain en mars.
"Ce n'est pas le gouvernement qui renonce" mais "il n'y a eu aucun contact sérieux et nous ne pouvons pas nous obstiner sans examiner une reprise alternative en terme de réindustrialisation", a déclaré mardi à l'Assemblée le secrétaire d'Etat chargé des PME, Hervé Novelli.
"Nous nous sommes mis en situation de chercher, de prendre contact avec des industriels très en amont de la filière et nous avons demandé à Celanese d'examiner toutes les propositions", a-t-il précisé au cours de la séance de questions au gouvernement.
Confirmant que le gouvernement a demandé à Celanese un "délai de six mois", M. Novelli a jugé que celui-ci était "tout à fait bienvenu pour préciser les scénarios de reprise de ce site en termes de réindustrialisation, pour réaliser toutes prospections et trouver des repreneurs potentiels".
"Nous avons bon espoir que l'ensemble de ces demandes soient acceptées", a-t-il ajouté.
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