Yannick Miel, le «Mickael Vendetta» de la crise
Vendredi 27 Février 2009 à 07:00 | Lu 11247 fois I 36 commentaire(s)
Régis Soubrouillard
Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur
Mickael Vendetta incarnait la caricature du «bogoss», pseudo star mondiale de l'Internet qui connut une célébrité très éphémère. Son successeur version crise? Yannick Miel, ce jeune diplômé qui s'est mis en vente sur ebay pour faire parler de lui.
C'est le « Mickael Vendetta » de la crise. L'autre, le vrai -encore que...- qui connut une célébrité éphémère grâce à quelques passages télévisés et des gros buzz sur le web où il disait son désir de tutoyer les sommets et les plus grands, de gagner du fric, de faire l'acteur à Hollywood, de rencontrer Sarko, le « Mickael vendetta » d'avant la crise des subprimes, celui-là a fait long feu.
Le nouveau Vendetta, s'appelle Yannick Miel, même principe, costard cravate, très propre sur lui, parle beau et plein d'ambitions. A ceci près que ce « Mickael Vendetta » là est chômeur. Ce qui ne l'empêche pas d'être un winner. Et pour Yannick Miel, « se battre » c'est se vendre aux enchères sur ebay. L'auto-esclavagisme. Difficile de tomber plus bas.
Précaires, tous sur ebay !
Mais certains y ont vu l'occasion de réaliser un joli coup de com'. Notamment Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives et angoisses existentielles des jeunes gens diplômés en costard, une sorte de cellule psychologique à lui tout seul, l'incarnation du vide politique, qui n'a pas su résister aux vibrants appels de ce jeune homme bien mis. Il lui a illico proposé une belle mission, rémunérée 1500 euros par mois, dont les tenants et les aboutissants ne nous intéressent d'ailleurs en rien. Après les vrais-faux rapports grassement rémunérés, Martin Hirsch invente ici la mission alibi pour précaires médiatiques. Il s'en fallut d'un rien pour que l'Abbé Pierre n'en meurre une seconde fois. Mais Hirsch est allé à bonne école, l'Abbé était déjà un orfèvre dans l'art de la médiatisation compassionnelle.
Le message est donc clair: clodos, chômeurs, sans-papiers, tous sur ebay ! Martin Hirsch est prêt à enchérir !
Le nouveau Vendetta, s'appelle Yannick Miel, même principe, costard cravate, très propre sur lui, parle beau et plein d'ambitions. A ceci près que ce « Mickael Vendetta » là est chômeur. Ce qui ne l'empêche pas d'être un winner. Et pour Yannick Miel, « se battre » c'est se vendre aux enchères sur ebay. L'auto-esclavagisme. Difficile de tomber plus bas.
Précaires, tous sur ebay !
Mais certains y ont vu l'occasion de réaliser un joli coup de com'. Notamment Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives et angoisses existentielles des jeunes gens diplômés en costard, une sorte de cellule psychologique à lui tout seul, l'incarnation du vide politique, qui n'a pas su résister aux vibrants appels de ce jeune homme bien mis. Il lui a illico proposé une belle mission, rémunérée 1500 euros par mois, dont les tenants et les aboutissants ne nous intéressent d'ailleurs en rien. Après les vrais-faux rapports grassement rémunérés, Martin Hirsch invente ici la mission alibi pour précaires médiatiques. Il s'en fallut d'un rien pour que l'Abbé Pierre n'en meurre une seconde fois. Mais Hirsch est allé à bonne école, l'Abbé était déjà un orfèvre dans l'art de la médiatisation compassionnelle.
Le message est donc clair: clodos, chômeurs, sans-papiers, tous sur ebay ! Martin Hirsch est prêt à enchérir !
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