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Un journaliste de Libération chasse le DSK

Rédigé par AB le Mardi 10 Juillet 2007

Sur son blog, Jean Quatremer décrit Dominique Strauss-Kahn comme un coureur de jupons un peu lourd, à l’heure où celui-ci s’apprête à prendre la tête du FMI.



Le journaliste Jean Quatremer a-t-il franchi la ligne jaune ? Sur son blog, le correspondant à Bruxelles de Libération consacre un article à la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidence du FMI. Tout en saluant l’europhilie de DSK, Jean Quatremer lâche un petit scud bien senti sur la personnalité de l’homme politique : « Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant (et non pressent, j'ai vérifié), il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. Après Jacques Attali et ses goûts somptuaires qui lui ont coûté la présidence de la BERD, la France ne peut pas se permettre un nouveau scandale. »

Evidemment, à première lecture, le billet fait sourire. Mais après le ricanement de rigueur sur cette description d’un « french lover » un peu lourd, on s’inquiète. Comment Jean Quatremer a-t-il mené son enquête pour en savoir tant sur les faits d’armes qu’il attribue à Dominique Strauss-Kahn ? Et quand bien même ces faits – forts difficiles à vérifier – seraient-ils avérés, fallait-il aborder le sujet ?

« J’en ai assez de l’hypocrisie générale de la presse française, explique le journaliste à Marianne2007.info. On vient de découvrir dans un livre que la séparation de Ségolène Royal d’avec François Hollande avait pourri sa campagne. Je trouve choquant que ceux qui le savaient n’en aient pas parlé avant ! Les citoyens ont le droit de savoir ! » Très remonté, Jean Quatremer assure disposer de plusieurs témoignages de consoeurs « outrées » par la drague très offensive du ténor socialiste. Et considère son article comme un avertissement utile à Dominique Strauss-Kahn, qu’il « aime beaucoup par ailleurs » (sic), afin que sa carrière ne finisse pas comme celle de Paul Wolfowitz, le directeur de la Banque mondiale, qui a dû démissionner le 30 juin dernier pour une affaire de mœurs… Du côté de DSK, on n’a pas encore réellement pris la mesure de l’article. « C’est embêtant, mais ce n’est tout de même pas si grave que ça », veut temporiser un de ses proches conseillers. Mais si tout le monde se lâche, on va pouvoir enfin enquêter aussi sur les mœurs de Nicolas Sarkozy, de François Bayrou ou de José Bové. Ca passionnera les lecteurs. Car une chose est sûre : du cul, il y en a partout, même dans les pays anglosaxons qui semblent tant séduire Jean Quatremer !


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