Un cabaret fou comme le pouvoir
Samedi 22 Mars 2008 à 00:07 | Lu 7779 fois I 2 commentaire(s)
Anna Alter
Le théâtre Sylvia Montfort et la compagnie Opéra éclaté présentent un «cabaret interlope» qui n'est pas, les rires passés, sans rappeler les frasques d'un pouvoir pas si loin que l'on pense...
Sous Sarkozy, le «cabaret interlope» a de beaux jours et de folles nuits devant lui. Le metteur en scène Olivier Desbordes qui, comme son nom le suggère, déborde d’imagination et d’humour, a repris un répertoire décalé de chansons créées dans l’entre-deux-guerres et souvent dans l’entrecuisse. Une époque où il fallait, comme aujourd’hui, oublier ! Oublier nos peurs, nos troubles, nos angoisses et plus que jamais s’enivrer ! S’enivrer des frasques délirantes de l’Etat et de la cour ! La cour des rois et celle des prétendants cherchant l’aventure ou le grand amour sous différents costumes!
Dépassant la tradition des simples cabarets, ce spectacle est complètement déjanté. Les acteurs, travestis avec des plumes aux fesses, prennent des grands airs et des paroles d’autrefois en leur redonnant une actualité brûlante. Au programme, parodie, ironie, dérision et interprétation d’exception. Il faut entendre «j’ai le cafard», «je m’aime» ou le célèbre «c’est mon homme» de Mistinguett en espagnol pour sortir de cette revue le cœur déguisé d’émotions intenses et euphoriques. Et fredonner toutes la sainte semaine «Et là-haut, les oiseaux, qui nous voient tout petits si petits (..) crient au fou, au fou» ou, dans un registre plus intimiste «besa me, besa me mucho, como si fuera esta la noche…»
Cabaret interlope, par le Théâtre Sylvia Montfort et la compagnie opéra éclaté, 106 rue Brancion, 75015 Paris. Location : 01 56 08 33 88
Dépassant la tradition des simples cabarets, ce spectacle est complètement déjanté. Les acteurs, travestis avec des plumes aux fesses, prennent des grands airs et des paroles d’autrefois en leur redonnant une actualité brûlante. Au programme, parodie, ironie, dérision et interprétation d’exception. Il faut entendre «j’ai le cafard», «je m’aime» ou le célèbre «c’est mon homme» de Mistinguett en espagnol pour sortir de cette revue le cœur déguisé d’émotions intenses et euphoriques. Et fredonner toutes la sainte semaine «Et là-haut, les oiseaux, qui nous voient tout petits si petits (..) crient au fou, au fou» ou, dans un registre plus intimiste «besa me, besa me mucho, como si fuera esta la noche…»
Cabaret interlope, par le Théâtre Sylvia Montfort et la compagnie opéra éclaté, 106 rue Brancion, 75015 Paris. Location : 01 56 08 33 88
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