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Trente profs répondent aux Présidents d'université

Philippe Cohen | Lundi 11 Mai 2009 à 07:00 | Lu 11803 fois

Nous publions ci-dessous, une lettre ouverte signée par une trentaine d'enseignants de Paris-Descartes. Le Monde a refusé de publier le texte qui répondait pourtant à une tribune de seize Présidents d'université publiée par le quotidien du soir.



manuel | MC - Flickr - cc
manuel | MC - Flickr - cc

Dans certaines situations, le gouvernement a su agir avec célérité pour résoudre un conflit social. En quelques heures, les pêcheurs bretons ou les gardiens de prison ont été entendus et certaines de leurs revendications satisfaites, et c'est tant mieux.
Mais pourquoi tant d'indifférence à l'égard du mouvement des universitaires ? Pourquoi pour la première fois depuis 1968, un gouvernement français a-t-il donné l'impression de laisser pourrir sciemment un mouvement ? Pourquoi n'avoir pas su réellement mener une négociation permettant d'entendre réellement la contestation fondamentale des enseignants ?

Les facs américaines sont-elles encore un modèle ?

Le mouvements des enseignants de facultés porte, de fait, sur un choix décisif pour l'université et pour le pays lui-même : veut-on, à travers l'autonomie donnée aux universités et le statut de patron décisionnaire octroyé aux présidents d'université, faire évoluer le système français vers celui d'universités concurrentielles propre au monde anglosaxon ? Considère-t-on, dans les sphères gouvernementales, que le classement des universités de Shangaï, maintes fois contesté, est incontournable et que nos universités doivent devenir « compétitives » ? Doit-on rallier précipitamment  ce système anglo-saxon au moment précis où il fait eau de toute part, à l'image de certaines universités américaines qui manquent cruellement d'étudiants face à la paupérisation des classes moyennes, ou de quelques autres, ruinées par leurs placements hasardeux dans des produits de titrisation ?

De facto, ni le Ministre, et encore moins le Président de la république, n'ont su répondre aux questions essentielles posées. Et le gouvernement laisse ce mouvement devant une impasse tragique : plier devant l'indifférence du gouvernement, accepter un projet très majoritairement rejeté par la communauté universitaire, mais permettre ainsi aux étudiants de finir leur année; ou bien tenir bon et risquer d'accentuer les divisions déjà apparus ces derniers jours devant les risques d'année blanche et les menaces de suspension de traitement brandies par le ministre Valérie Pécresse.

Un refus de publication étonnant
C'est dans ce contexte que nous publions la lettre ouverte signée par une trentaine d'enseignants de l'université Paris-Descartes.
Normalement, cette lettre aurait dû être publiée dans le journal Le Monde auquel elle était adressée puisqu'il s'agit en fait d'une réponse à un texte publié dans le quotidien dit de référence sous le titre « Moderniser l'Université », texte signé par 16 Présidents d'Université.    

La rédaction du Monde a jugé que ce texte ne méritait pas publication, invoquant, dans sa réponse aux universitaires, l'existence de trop nombreuses contributions.
Un argument difficilement compréhensible pour deux raisons :
- d'une part les universitaires en lutte ont critiqué et contesté, parfois de façon assez virulence le parti pris du quotidien ;
- d'autre part, le quotidien aurait pu, au minimum, proposer aux universtiaires de publier leur texte sur le site lemonde.fr, pour lequel la publication n'exige ni mise en route de rotatives ni abattage d'arbres...

Le texte des profs de Paris-Descartes, quoique l'on pense de son contenu et de sa philosophie, possède une autre vertu : celle de souligner la profondeur d'un divorce entre les universitaires et le régime. Manifestement, que les étudiants puissent ou non passer leurs examens, que le mouvement se prolonge ou qu'il finisse en queue de poisson, une chose est certaine : ce divorce-là est trop profond pour être clos ou même apaisé par quelques semaines de vacances.


Lettre ouverte aux 16 présidents d'universités auteurs de l'article Moderniser l'Université


Nous avons lu et relu, avec beaucoup d’attention, ce texte que vous avez cosigné dans Le Monde du 23 avril 2009. Il nous a surpris et déçus par sa faiblesse argumentative. La première raison du malaise réside dans la tentative maladroite de convaincre que les motifs de la mobilisation auraient disparu.
Le jour même où les lecteurs de votre texte découvraient que « l'ampleur du mouvement a permis l'ouverture de négociations qui ont abouti à un retrait de fait des textes incriminés », le Conseil des ministres validait le texte de décret de modification du statut des enseignants-chercheurs pourtant si unanimement rejeté.
Au même moment, les rares maquettes de masters d’enseignement prétendument bloquées étaient avalisées par le ministère, avec mise en oeuvre possible dés la rentrée de septembre. On apprenait aussi la publication au Journal Officiel du décret portant sur la reconnaissance des grades et diplômes de l'enseignement supérieur délivrés par les institutions canoniques dont vous demandiez vous-mêmes explicitement la modification (lettre de la CPU du 5/01/09 à N. Sarkozy).

Votre affirmation de « sortie de crise » est donc fausse, vous le savez. Vous tentez aussi de laisser croire à une quelconque concertation existante ou ayant existé entre les acteurs de la mobilisation et les représentants du gouvernement, ce qui est faux. Ce texte qui comporte de graves inexactitudes donne l’impression d’un assemblage, plus ou moins bancal, de phrases défendant « l’Université » et d’autres défendant « nos universités ». Les premières semblent exprimer, mais à mots prudents, une sorte de souci incantatoire pour le service public que tout le monde partage ou, plus exactement, affirme et qui n’engage pas beaucoup, comme chaque parole lénifiante. Les secondes expriment, cette fois clairement, l’assimilation de « vos » universités à des entreprises que vous auriez à faire prospérer, machines à produire du savoir (s’il le faut) et surtout des diplômes (remplacez « nos universités » par « nos entreprises », l’effet est saisissant). Entreprises exposées à des revendications sociales qui les perturbent, les menacent, nuisent à leur pouvoir attractif.

Ce sont précisément ces phrases-là qui reflètent l’idéologie entrepreneuriale (plutôt qu’un « idéal ») qui a envahi le discours des « responsables », le plus souvent à leur insu, idéologie à laquelle notre métier nous apprend à être sensibles.
Ces « universités » qui sont « vôtres » ne sont que des fictions, des modèles «prêts à penser» bien pratiques pour raisonner de façon réflexe, ce qui témoigne précisément d’un aveuglement idéologique, le même que celui que dénoncent aujourd’hui les médecins. C’est l’ensemble des enseignants et des étudiants auxquels ils transmettent un savoir qu’ils élaborent dans leurs recherches qui sont l’Université.

Ainsi, ce ne sont pas « vos universités » qui ont l’impératif besoin d’autonomie, ce sont les enseignants et les chercheurs : votre autonomie est gestionnaire uniquement, notre autonomie est intellectuelle uniquement. Et la première doit être au service de la seconde : votre autonomie gestionnaire est destinée à nous permettre d’enseigner et de faire de la recherche ; notre autonomie intellectuelle n’est pas destinée à moderniser votre gestion.
 
Les conséquences que vous tirez des attendus de votre texte révèlent elles aussi que vos signatures ont été assemblées aux forceps : on lit d’une part une charge forte vis-à-vis du pouvoir politique. Ainsi à côté des protestations de la communauté dont vous reconnaissez la légitimité, au moins pour certaines (sans du reste préciser lesquelles sont légitimes), vous associez très explicitement l’origine de la «déstabilisation» des universités du côté des ministères, voire de la Présidence de la République : « des projets de réformes empilés, lancés le plus souvent dans la précipitation, et sans dialogue préalable suffisamment large (…), des suppressions de postes et la mise en cause des organismes de recherche ». Un peu plus loin, vous fustigez « la cacophonie institutionnelle et la confusion politique » qui empêchent l’université de progresser, ou encore l’impact négatif probable qu’il y a à faire de l’université « le champ clos de conflits politiques et sociaux qui, pour réels qu'ils soient, lui sont en partie extérieurs ».

On trouve aussi comme grief à nos gouvernants actuels que l’Etat n’assure pas « l'égalité sur tout le territoire  entre les citoyens, et entre les fonctionnaires », ou en tout cas, qu’il est nécessaire qu’il le fasse « mieux qu'il ne l'a fait jusqu'à présent ». Si nous ne pouvons que souscrire à cette indignation, la suite a de quoi consterner, et étonner, parce qu’elle n’est pas de la même eau : « il est impératif que d'autres formes d'action (...) succèdent [à la mobilisation] » ; lesquelles ? Que proposez-vous ? Il faut « que soit respecté le droit d'étudier et de travailler dans les universités »… Nous nous en chargions bien avant que vous ne soyez présidents et continuerons après : c’estnotre métier. Il est impératif « qu'une validation claire garantisse la qualité des diplômes délivrés ». Et qu’est-ce qui va garantir alors que ces diplômes seront délivrés par des enseignants qualifiés, c’est-à-dire par des enseignants qui font activement de la recherche et non par ceux que vous enverrez enseigner plus parce qu’ils ne font pas ou pas assez de recherche, conformément aux droits que vous confère le décret dont nous ne voulons pas et que vous avez laissé publier ?

Madame et Messieurs les présidents, nous sommes mobilisés et allons le rester parce que nous savons lire et que nous savons que les « textes incriminés » n’ont pas été retirés. Certes les ministres, et la cour qui les entoure, font courir le bruit qu’ils l’ont été car ils ont l’urgent besoin d’étouffer ce conflit.  Cette crise est leur échec et le vôtre, qu’on tente d’effacer de l’actualité à grand renfort de campagne de communication.

Mais est-ce bien la fonction de présidents d’université de participer à la diffusion de cet écran de fumée ? Vous, qui affirmez haut et fort dans ce texte que vous ne pouvez « imaginer que le fonctionnement démocratique de nos universités soit mis au seul service des ordres d'un ministère ou de quelque instance nationale que ce soit », qu’avez-vous fait des intérêts de l’Université que vous servez ?
Pourquoi les bradez-vous contre vos intérêts et les pouvoirs qu’on vous donne de gérer des « ressources humaines » ?
Comment n’avez-vous pas compris que cette gestion qu’on vous abandonne est indigne de l’Université à laquelle vous devez vous dévouer ?
Sans moyens pour mener à bien une politique scientifique, un président aussi bien intentionné soit-il se verra contraint d’augmenter la charge d'enseignement de ses collègues les moins armés pour enseigner. Vous prendrez la main sur notre emploi du temps, pourrez exercer tous les moyens de pouvoir, démocratiques ou moins démocratiques, pour contraindre de fait à moduler à la hausse l’emploi du temps de tels ou tels collègues.

Cette besogne est-elle si attrayante ? Le fond du problème est que nous ne reconnaissons pas à ceux qui gèrent, même au mieux, le fonctionnement d’une université, la légitimité d’intervenir de cette façon sur notre travail : sans nous, pas d’université et d’ailleurs, nous en faisons la démonstration. Sans président, un gestionnaire éclairé permettrait l’exercice de notre fonction, sans s’y immiscer.


Madame et Messieurs les présidents, nous assumons nos responsabilités devant nos étudiants, et devant eux seulement. Nous défendons leurs droits, nous pesons pour que prochainement leurs situations ne s’aggravent pas encore, pour que les droits d’inscription ne deviennent pas prohibitifs pour « les étudiants les plus démunis » (qui soucient ceux qui tournent autour du pouvoir uniquement lorsque cela s’avère bienvenu pour leur argumentation). Nous défendons la nécessité d’une formation libre de tout contrôle autre que celui de la rigueur de la connaissance scientifique.

Nous nous faisons confiance les uns aux autres, Madame et Messieurs les présidents, car nous nous savons responsables et consciencieux. Nous n’avons nul besoin qu’on nous rappelle à l’ordre du haut d’une hiérarchie que nous ne reconnaissons pas.

Nous sommes des agents de l’Etat, non ceux de « vos établissements ». C’est pourquoi nous considérons vos prises de position comme un abandon de vos fonctions de représentants élus par la communauté de vos universités. Croyez bien qu’aujourd’hui, comme demain, vous pouvez compter sur nous, nous ne lâcherons pas. Nous sommes déterminés et nombreux à l’être. La modernité n’est pas un idéal, c’est une réalité en perpétuelle évolution et la présenter comme un but à atteindre, outre que c’est encore une fiction, dissimuleces temps-ci une idéologie que les enseignants, les médecins, les journalistes, les psychologues, les magistrats, les chercheurs (qui tous savent lire aussi entre les lignes) et demain d’autres estiment calamiteuse. Ils estiment aussi que c’est de leur devoir de la combattre, obstinément.

Bonnot Virginie, MC*
Burkhardt Jean-Marie, MC
Caroff Xavier, MC
Chabert Catherine, PR**
Chaby Laurence, MC
Chagnon Jean-Yves, MC
Charvillat Agnès, MC
Cohen-De-Lara Aline, MC
Cornillot Michèle, MC
Coudin Geneviève, MC
Delgoulet Catherine, MC
Devouche Emmanuel, MC
Doré-Mazars Karine, MC
Duchet Clara, MC
Dufoyer Jean-Pierre, MC
Emmanuelli Michèle, PR
Estellon Vincent, MC
Girault-Lidvan Noëlle, MC
Granier-Deferre Carolyn, MC, HDR
Gueniche Karinne, MC
Gyselinck Valerie, MC
Houssier Florian, MC
Krauth-Gruber Silvia, MC
Missonnier Sylvain, PR
Mouchiroud Christophe, MC
Mouras, Marie-Josée, MC
Nicolas Serge, PR
Parot Françoise, PR
Plaza Monique, CR1, CNRS, HDR
Robert Philippe, MC
Verdon Benoit, MC
Vergilino-Perez Dorine, MC

* Maître de Conférence
** Professeurs d'université



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Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

43.Posté par calamity jane le 13/05/2009 07:17

@ 42

Voilà qui me donne du punch pour la journée !

42.Posté par visiteur le 12/05/2009 23:26

A méditer, pour tous les réacs de ce forum: si vous trouvez que l'éducation coute cher (comme le pense votre gourou inculte de 1m20), essayer l'ignorance! C'est un vrai président qui l'a dit: Abraham Lincoln...

41.Posté par athée de la démocratie le 12/05/2009 17:14

"Quand on a lu (péniblement) ce texte, on comprend pourquoi Le Monde l'a réfusé."
yann_66 le 11/05/2009 10:18

effectivement tu es stupide et analphabète
je l'ai lu sans problème ni hésitation ou incompréhension
ils ont du taf nos profs...........
ah les crétins de démocrates, ce système qui prouva sa merde en 33 et qu'on encense 76ans plus tard
chapeau bas

40.Posté par athée de la démocratie le 12/05/2009 17:02

"En quelques heures, les pêcheurs bretons ou les gardiens de prison ont été entendus et certaines de leurs revendications satisfaites, et c'est tant mieux."

et ouè c'est ca

ceux qui gueulent fort et manifestent fort obtiennent
les autres marchent en rond pendant 1007h
+1s+1s+1s+1s+1s+1s+.............+1s+1s+1s+...........

39.Posté par athée de la démocratie le 12/05/2009 17:00

et on peut l'avoir sur GpHone la marianne ou c'est la propagande apple qui continue depuis 2ans comme au figaro par exemple???
apple = intel inside
ah bah c comme mon pc deux fois moins cher alors
ciao les libéraux corrompus

38.Posté par calamity jane le 12/05/2009 15:37


la ritournelle des examens se la ramène dans presque tous les propos et/ou
émissions.
Pourquoi ne pas faire passer un examen de réflexion générale (chacun dans
la spécialité qui est la sienne) sur la situation actuelle dans le monde et
particulièrement si celle-ci pourrait sous entendre un changement
civilisationnel ?
Même en sciences physiques il y a de quoi cogiter ....

37.Posté par jeanpiledescoeurs le 12/05/2009 11:21

@ Mixo : pourriez-vous expliciter les arguments qui vous font dire ce que vous dites ? Par delà la question des personnes, ce sont des modèles d'enseignement et d'institutions qui sont en jeu. Pouvez-vous préciser ce que vous défendez ?
@ Kent : votre post est argumenté et demande à être pris en considération. Toutefois, à ma connaissance, les enseignants chercheurs ne refusent pas l'évaluation, mais veulent une évaluation scientifique fondée ...

36.Posté par Kent le 12/05/2009 10:38

@ Philippe Cohen

Le modèle des universités autonomes, en concurrence n'est pas anglo-saxon, il est mondial. Adopter ce principe en France n'est rien d'autre qu'une mise à jour institutionnelle. Et il ne faut pas confondre l'autonomie et le mode de financement de l'Université. Dans de nombreux pays les universités sont publiques, autonomes et gratuites.
Critiquer le supposé modèle anglo-saxon en prenant pour argument les difficultés financières...

35.Posté par Mixo le 12/05/2009 10:24

Gilles et Visiteur
Ce qu'il y a de passionnant chez vous , c'est que lorsque l'on n'est pas du même avis que vous, sans que vous connaissiez la personne a qui vous répondez. L'un la qualifie de Réac, l'autre de droite et même de groupie de Sarkozy . Je m'excuse , mais l'un comme l'autre vous faites fausse route. Il vous faudra reconsulter Mme Soleil ou alors faire appel a soeur Anne.
Je reconfirme :Selon vous , il y a les gens supérieurs ,parm...
http://http:/

34.Posté par jeannot 14 le 12/05/2009 10:06

@25 gilles ancien président..............manifestant. @28 inquiet

Inquiet par les incertitudes de ce pouvoir, sénior du privé salarié à statut spécial n'ayant rien à revendiquer, je suis comme vous le "nanti" je manifeste, de toutes les manifestations
depuis 2003 avec mes enfants pour leur devenir. Ils poursuivent leur cursus à Caen et nous défendons le service public d'éducation avec ferveur.
Et l'université populaire ouverte à tous pour l'en...

33.Posté par Kent le 12/05/2009 10:06

Affirmer que les présidents d'université auxquels s'adresse ce texte sont victimes d'une idéologie "entrepreneuriale", serait un bel exemple de déconstruction d'une pensée toute faite, si les auteurs de ce texte ne montraient pas qu'ils sont eux-mêmes enfermés dans une idéologie tout aussi prégnante.
L'opposition entre l'Université avec un grand U (qui est le bien) et les universités (qui sont le mal) est au coeur du raisonnement.
Ils se moque...

32.Posté par kadomatsu le 12/05/2009 00:10

Il y a des dérives très inquiétantes à Nancy 1. J'invite les journalistes à venir très rapidement faire un état des lieux de la confrontation entre les opposants à la réforme et la façon dont la présidence de l'UHP répond à ces contestataires.

Ici un mail que j'ai reçu récemment, j'invite les gens qui se sentent concernés à venir signer la pétition (désolé pour la longueur !).

-----

Dans le cadre du mouvement universitaire actuel, l'assemblée ...

31.Posté par visiteur le 11/05/2009 22:58

Bonsoir heyben, avez-vous plus de détails sur cette affaire ? Si ça se confirme, ça va dans le sens général de ce que tout le monde redoute, à juste titre.
Merci.

30.Posté par heyben le 11/05/2009 22:51

J'ai appris ce week end qu'un des signataires (et pas le moins affilié à Pecresse) de la lettres des présidents, l'ex présidents des présidents, le père de la LRU, aurait viré une maître de conférence qui n'appréciait pas sa politique.

Ancien thésard de Nancy-université.

29.Posté par Iremaisdiable le 11/05/2009 22:27

ce qui me sidère c'est qu'il y a quelques années encore je me rappelle que Le Monde était la presse de référence dans les universités...

mais bon c'est vrai qu'habituellement cette presse était a la pointe de l'info, dommage car ce texte est vraiement une super révélation des réalités du monde universitaire actuel !

28.Posté par Gilles le 11/05/2009 21:10

Je suis un peu inquiet de ce que dit Mixo (et je pèse mes mots...) : il ne semble pas comprendre que si l'Université et la Recherche s'agitent, ce n'est pas pour ceux qui en sont des piliers ou même des mandarins ; les uns et les autres n'ont plus rien à prouver et on peut toujours m'évaluer, je le suis depuis plus de 40 ans... On a le droit, comme Mixo, d'être de droite, on a même le droit - Dieu merci - de voter UMP ou Sarkozy et même de fai...

27.Posté par visiteur le 11/05/2009 20:51

@Mixo. Il y a pleins de lieux où chacun peut exprimer ses idées, démocratiquement, AG, tables rondes, etc... tout ce que Sarkozy et Pécresse détestent... Encore faut-il avoir le courage de ses opinions et le dire! Pourquoi avoir peur d'être réac, on dirait que ça vous bloque ?
La démocratie et l'intelligence vaincront l'obscurantisme et l'avidité !

26.Posté par Mixo le 11/05/2009 20:44

Ce qu'il y a de bien avec certains Profs (d'ailleurs toujours les mêmes ), c'est qu'il n'y a que leur vision des choses qui est la vérité (leurs collègues qui ne partagent pas la même vision sont des ignares). Malheureusement, ils devraient un peut plus ouvrir leurs yeux et surtout balayer devant leur porte, avant de vouloir toujours donner la leçon. Regardez Mr Aschieri , touit est dit ?
http://http:/

25.Posté par Gilles le 11/05/2009 19:15

Je suis un ancien président, non d'université, mais de grand établissement et j'ai été de toutes les manifestations, de toutes les rondes, de tous les cours "hors le murs" comme des "flash-mobs". La LRU, les décrets concernant son application, tous passés à la sauvette, sont le honte de ce gouvernement : il y a hélas d'autres hontes, comme la loi Bachelot sur la santé publique, comme les multiples lois concernant l'immigration et les sans papi...

24.Posté par raymond le 11/05/2009 18:03

Il y a peu de chances que les enseignants de Paris-Descartes puissent se débarrasser de leur médiatique président qui a signé la tribune du Monde. Axel Kahn, qui avait déjà été élu très "démocratiquement" alors qu'il était seul candidat sera reconduit directement par le gouvernement.
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/05/lump-veut-modifier-lélection-des-présidents-duniversité.html
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/05/lump-veut-modifier-lélection-des-présidents-dun...

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