Tout est bon dans le cochon: les bénéficiaires du RSA taxés
Jeudi 25 Février 2010 à 05:01 | Lu 17938 fois I 100 commentaire(s)
Actuchomage - Vent des blogs
Avec la déduction de 3% de l'épargne des bénéficiaires du RSA de leur allocation, le gouvernement a trouvé un nouveau moyen de spolier un peu plus les victimes de la crise, selon le site actuchomage.
Les bénéficiaires du Revenu de solidarité active doivent déclarer le montant de leur «épargne disponible». Ensuite, 3% de ce montant - même minime - est déduit de leur allocation. Un vrai scandale.
En guise d’explication, nous vous invitons à revenir sur cet excellent article de Politis, qui cite des exemples concrets et décortique parfaitement la manœuvre. Il s’agit, ni plus ni moins, d’une discrète taxation contribuant à un autofinancement du dispositif. Quoique marginal, le gain obtenu a des conséquences dramatiques pour ceux qui en font les frais.
Avant qu’on ne l’appelle RSA, le RMI était attribué en fonction des ressources du foyer : salaires, indemnités journalières, pensions et rentes, etc, déclarées trimestriellement. Etaient aussi considérés comme ressources les intérêts issus des placements bancaires non défiscalisés : ceux du Livret A ou du Livret d’épargne populaire n’en faisaient pas partie, puisque non-imposables. Désormais, avec le RSA, c’est l’ensemble de la petite épargne - réglementée ou non, défiscalisée ou non - qui doit être déclarée et taxée.
Ainsi, une personne qui a reçu une indemnité de licenciement et l’a placée sur un Livret A, une personne dans la mouise qui a bénéficié d’un don de sa famille et l’a mis sur son LEP, une personne qui avait prudemment contracté une assurance-vie avant de sombrer dans l’exclusion professionnelle ou bien ouvert un compte d’épargne destiné à son enfant mineur, est désormais sanctionnée par l’amputation drastique de son allocation mensuelle.
En guise d’explication, nous vous invitons à revenir sur cet excellent article de Politis, qui cite des exemples concrets et décortique parfaitement la manœuvre. Il s’agit, ni plus ni moins, d’une discrète taxation contribuant à un autofinancement du dispositif. Quoique marginal, le gain obtenu a des conséquences dramatiques pour ceux qui en font les frais.
Avant qu’on ne l’appelle RSA, le RMI était attribué en fonction des ressources du foyer : salaires, indemnités journalières, pensions et rentes, etc, déclarées trimestriellement. Etaient aussi considérés comme ressources les intérêts issus des placements bancaires non défiscalisés : ceux du Livret A ou du Livret d’épargne populaire n’en faisaient pas partie, puisque non-imposables. Désormais, avec le RSA, c’est l’ensemble de la petite épargne - réglementée ou non, défiscalisée ou non - qui doit être déclarée et taxée.
Ainsi, une personne qui a reçu une indemnité de licenciement et l’a placée sur un Livret A, une personne dans la mouise qui a bénéficié d’un don de sa famille et l’a mis sur son LEP, une personne qui avait prudemment contracté une assurance-vie avant de sombrer dans l’exclusion professionnelle ou bien ouvert un compte d’épargne destiné à son enfant mineur, est désormais sanctionnée par l’amputation drastique de son allocation mensuelle.
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