Marianne2 2012

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la monarchie…

Mardi 9 Août 2011 à 12:01 | Lu 5369 fois I 0 commentaire(s)

Anne Dastakian - Marianne

Après avoir enfin marié son Prince Albert, la principauté de Monaco convie les estivants à un tour d’Europe des maisons aristocratiques. Une bonne alternative à la lecture de «Point de vue», entre deux bains de mer…


(ISOPRESS/ JC VINAJ)
(ISOPRESS/ JC VINAJ)
Encore toute émoustillée, à la suite du mariage de son monarque, le Prince Albert, précédé de peu par les noces glamour de l’héritier du trône britannique, le Prince William, la principauté-confetti monégasque consacre cette année sa traditionnelle exposition estivale à cette fascinante corporation que sont les cours d’Europe. Sur 2500 m2, pas moins de vingt maisons – dont une dizaine sont encore en exercice - sont survolées. Survolées, car, à l’évidence, il eût été impossible d’être exhaustif sur un sujet aussi vaste en une seule exposition, qui fait du reste curieusement l’impasse sur le Lichtenstein et la Grêce…

Le visiteur passe donc du Portugal – représenté par Joseph 1er (1714-1777) le réformateur, aux Pays-Bas, par la figure de Wilhelmine d’Orange-Nassau (1880-1962), mère de la reine Juliana, à la Scandinavie puis à la Russie, sans oublier bien sûr Monaco, en les personnes de Charles III (1818-1889), père fondateur de Monte-Carlo, et de son célèbre casino, puis d’Albert, le navigateur passionné, inspirateur de l’éminent Musée océanographique local. Des personnages plus ou moins connus du grand public, qui permettront aux férus d’histoire ou d’aristocratie, de compléter leurs fiches, ou de faire quelques découvertes, parmi les 700 portraits, scènes de batailles, bijoux ou services de porcelaines mythiques exposés.
 
Autour d’un cercle occupé par deux carrosses et un traîneau, symbolisant les relations étroites cultivées par ce petit monde, vingt entrées – chacune surmontée du nom d’une cour - s’ouvrent sur autant de petites salles, toutes d’égale dimension. Ainsi, pas de jaloux, même s’il est tout de même curieux que la gigantesque Russie des Romanov reçoive un traitement égal à celui des Grimaldi, perchés sur leur minuscule Rocher ! Une fois le seuil franchi, un petit laïus introduit le visiteur aux protagonistes choisis : Victoria pour l’Angleterre, Louis II pour la Bavière, Sissi et François-Joseph pour l’Autriche et curieusement, Napoléon et Joséphine pour la France !.. Mariage princier monégasque oblige, l’accent a été mis sur les passions, qu’elles qu’en soient les formes. Mais à ce propos, plutôt que la fougueuse Catherine II de Russie, c’est Alexandre II (1818-1881), dit le libérateur, qui a été choisi. Un choix judicieux que ce tsar, qui abolit le servage en 1861 mais mourut assassiné vingt ans plus tard, en raison de son lien singulier à la côte d’azur. En effet, ce monarque éclairé prit ses habitudes sur la Riviera, en compagnie de sa femmes Maria Alexandrovna et de son fils, le tsarevitch Nicolas – surnommé Niks - qui mourut de maladie à Nice en 1865, à l’âge de 21 ans. Un décès qui valut à Nice l’édification d’une cathédrale orthodoxe en sa mémoire, et une aura particulière aux yeux des Russes. On peut admirer quelques robes portées par les princesses impériales, prêts du Musée de la mode de la ville italienne voisine de San Remo. Puis on a la surprise de découvrir deux émouvantes reliques : la chemise et le gilet – tâchés de sang - que portaient Alexandre II le jour où il succomba à un attentat…

Exposition «Fastes et grandeur des cours d’Europe»
Grimaldi Forum- Monaco
Tous les jours de 10h00 à 20h00, Jeudi jusqu’à 22h00. 12€
Jusqu’au 11 septembre 2011
Renseignements: +377 99 99 30 00 







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