Tigran, un fabuleux pianiste, à Paris, dans le Rhône et à Marseille
Jeudi 24 Mars 2011 à 15:01 | Lu 4226 fois I 6 commentaire(s)
Anne Dastakian - Marianne
Il est jeune et talentueux, Tigran Hamasyan, pianiste arménien de 23 ans a impressionné Anne Dastakian qui vante les mérites de ce prodige du jazz.
Tigran Hamasyan - (Crédit photo : Vahan Stepanyan)
Il faut l’avoir vu, à son piano. Petit de taille, gueule d’ange aux cheveux de jais bouclés, tour à tour tendu, caressant ou pensif, le jeune Tigran Hamasyan fait fusion avec son instrument. Chantonnant, sourire aux lèvres, et regard perdu mais intense, tandis que ses doigts courent sur le clavier.
Le prodige arménien, né voici à peine 23 ans à Gyumri, un an avant le terrible tremblement de terre qui décima la ville, ne se souvient pas de ses années sans musique. « C’est ma vie, constate-t-il, et la manière la plus naturelle, pour moi, de m’exprimer ». Très attaché à son pays natal, qu’il quitta adolescent, après avoir remporté le premier prix de piano jazz du Thélonious Monk Institute of Jazz, il s’inspire très souvent, dans ses compositions, de thèmes folkloriques arméniens. Ainsi, Kakavik, l’un des titres de son dernier album, est adapté d’une célèbre chanson traditionnelle de Komitas, qui à l’instar de Bartok en Hongrie, recueillit et orchestra nombre de mélodies populaires.
A fable [1], son quatrième disque et premier album solo, prouve une fois de plus sa prodigieuse virtuosité et sa dévorante inspiration. Face à son piano, tel un centaure, il réinvente bel et bien le jazz. Sous ses doigts, sa fougue et sa technique, impossible de rester indifférent ou d’enfermer ses compositions sous une unique étiquette. A l’écouter, on est très vite gagné par l’évidence : ce petit Arménien, en dépit de son aspect plutôt frêle, est un très grand !
[1] A fable, Universal jazz
Le prodige arménien, né voici à peine 23 ans à Gyumri, un an avant le terrible tremblement de terre qui décima la ville, ne se souvient pas de ses années sans musique. « C’est ma vie, constate-t-il, et la manière la plus naturelle, pour moi, de m’exprimer ». Très attaché à son pays natal, qu’il quitta adolescent, après avoir remporté le premier prix de piano jazz du Thélonious Monk Institute of Jazz, il s’inspire très souvent, dans ses compositions, de thèmes folkloriques arméniens. Ainsi, Kakavik, l’un des titres de son dernier album, est adapté d’une célèbre chanson traditionnelle de Komitas, qui à l’instar de Bartok en Hongrie, recueillit et orchestra nombre de mélodies populaires.
A fable [1], son quatrième disque et premier album solo, prouve une fois de plus sa prodigieuse virtuosité et sa dévorante inspiration. Face à son piano, tel un centaure, il réinvente bel et bien le jazz. Sous ses doigts, sa fougue et sa technique, impossible de rester indifférent ou d’enfermer ses compositions sous une unique étiquette. A l’écouter, on est très vite gagné par l’évidence : ce petit Arménien, en dépit de son aspect plutôt frêle, est un très grand !
- Concerts au Châtelet le 25 mars, au Théâtre de Villefrance sur Saone le 1er avril , à l’espace Maurice Novarina à Thonon les Bains le 5 avril, à l’Abbaye Saint Victor à Marseille, le 8 avril.
[1] A fable, Universal jazz
Voir les 6 commentaires
La Une du moment
LES PLUS de Marianne
- Revue Web personnalisée
- Les Unes de Marianne2
- Le MAG en PDF 24h avant !
ou Se connecter
Abonnez-vous à la Newsletter de Marianne
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Dans cette rubriqueSur Marianne vous aimez
Dans la même rubrique
|
“Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus
|
|
© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72

Imprimer
Augmenter le texte
Diminuer le texte
Accueil
Envoyer
Partager

Facebook
Twitter
RSS
Newsletter