Simone de Beauvoir : Le Nouvel Obs enlève le bas à condition de payer !Pauline Delassus | Vendredi 4 Janvier 2008 à 08:43 | Lu 34136 fois
L’hebdomadaire met les fesses de la célèbre compagne de Jean-Paul Sartre à la une mais les cache sur les dos de kiosques.
A gauche le magazine, à droite l'affiche de kiosque : cachez ces fesses que je ne saurai voir....
Si vous voulez voir la philosophe, écrivain nue des pieds à la tête il faudra acheter le Nouvel Observateur. En effet, sur les kiosques la une est coupée en deux et la moitié de la photo –la plus osée - est cachée par un bandeau titrant sur l’assassinat de Benazir Bhutto. Volonté de faire payer pour rien ? Pudeur ? « Pas du tout explique le rédacteur en chef , c’est une question de logistique, nous devions faire les affiches avant la sortie du magazine, au moment même où Benazir Bhutto s’est fait assassinée. Nous ne savions donc pas comment la situation au Pakistan allait évoluer et nous avons préféré faire une double une. Finalement à l’heure du bouclage nous avons décidé de ne laisser que la photo de Simone de Beauvoir. »
Débat C’est un beau cliché en noir et blanc, peu connu, il illustre le titre : « Simone de Beauvoir, la scandaleuse ». Il n’en reste pas moins surprenant de voir le postérieur de l’illustre intellectuelle en photo sur un journal. Elle a été immortalisée de dos dans une salle de bain par un ami photographe, à Chicago en 1952. Explication : « Cette photo symbolise parfaitement la liberté de cette femme et tout ce qu’elle représentait. D’habitude Simone de Beauvoir est montrée comme une toute jeune fille ou comme une institutrice revêche, ici on la voit sous son vrai jour, naturelle et à l’aise ». Elle se serait même exclamée « Naughty boy ! » (vilain garçon) et aurait ri en entendant le déclic de l’appareil. La nudité n’est pas ici gratuite, elle présente la féministe sous le même angle que l’ensemble du dossier, par ailleurs d'excellente qualité : celui d’une femme moderne, libre et iconoclaste. Le choix de la photo a pourtant fait débat au sein de la rédaction, certains journalistes se sont fortement opposés à sa publication, choqués de ce qui serait un manque de respect envers la défunte, qui n’a pas de descendants pour la défendre. Dans la même rubrique :
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