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Ségolène Royal cherche-t-elle à se faire désirer?

Luc Mandret - Blogueur Associé | Mardi 22 Juin 2010 à 17:01 | Lu 8688 fois

Peu de followers sur twitter, un réseau social internet illisible et peu suivi, une disparition quasi totale de l'actualité: la présidente de la région Poitou-Charente se fait rare, même sur le web. Est-ce une stratégie à la Mitterrand? Le blogueur Luc Mandret aimerait le croire.



Qui connaît Ségolène Royal ? J’avais bien tenté un message subliminal, pour inciter Ségolène Royal à aller au prochain concert de Lady Gaga, mais je crains que l’ancienne candidate socialiste aux présidentielles ne soit définitivement oubliée d’ici là. Coup sur coup, deux drames dans la vie de Ségolène Royal sont (sur)venus jusqu’à moi.

Tout d’abord, je retrouve l’existence d’un compte Twitter de Ségolène Royal. Et là, c’est le drame : seulement 2000 followers et quelques militants ! Même Jean-Paul Huchon en a plus qu’elle, c’est dire !



S’en suit la découverte d’un machin du nom de FRAaction, présenté comme le réseau social de Désirs d’avenir. Et là, c’est le drame : seulement 650 membres, et à peine 66 amis pour le profil « Ségolène Â» ! Il faut dire que le nom de ce réseau social, FRAaction est aussi mauvais que le design du site est laid que la fluidité du réseau social est catastrophique.

Comment en est arrivé là celle qui faisait se déplacer les foules, mais surtout celle qui avait - en lançant Désirs d’avenir - révolutionné la communication politique digitale française. A l’heure où se murmure que l’UMP lâcherait son réseau social (information démentie), alors même que Les Créateurs de Possibles était censé appuyer la campagne de l’UMP pour 2017, Ségolène Royal rame à contre-courant en lançant son réseau social. Certes aucune communication, aucune prétention, autour de FRAaction, mais rien n’empêche d’y amener un minimum de professionnalisme, même si elle envisage son réseau social comme un local de campagne décentralisé.



Impossible de comprendre Ségolène Royal, depuis la campagne des régionales elle pratique la stratégie du silence. Une stratégie dangereuse, surtout pour celle qui nous avait habitué à des prises de paroles aussi nombreuses qu’originales. Une hypothèse : justement cette gestion du désir à la Mitterrand, pour faire de sa parole rare un phénomène médiatique, une façon de peser plus qualitativement que quantitativement, de se placer au-dessus de la mêlée grâce à une aura quasi-divine.


Ségolène Royal cherche-t-elle à se faire désirer?




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