Schwarzy impuissant face à la crise californienne
Lundi 4 Janvier 2010 à 11:28 | Lu 10632 fois I 19 commentaire(s)
Bernard Maris - France Inter
Bernard Maris, chroniqueur à France Inter, revient sur la crise qui secoue l'économie californienne. Déficit, dette vertigineuse.. et pas question de recevoir l'aide de Barack Obama et de l'Etat fédéral.
L’économie californienne va mal. L’Etat se dépeuple depuis une dizaine d’années maintenant, et l’éclatement de la bulle internet puis la crise immobilière n’ont pas arrangé les choses. La chute de la croissance de ce qui représente la huitième économie du monde, l’équivalent de l’économie italienne, a provoqué une forte baisse des recettes fiscales, et l’Etat ne parvient pas à rééquilibrer le budget.
Le déficit est de l’ordre de 25 milliards de dollars. La dette représente quelques 1500 milliards, et l’Etat est le plus mal noté des Etats-Unis. Comme il n’a plus rien dans les caisses, il émet des bons, appelés IOU, « I owe you », je vous dois, que les créanciers répugnent de plus en plus à accepter. Il retarde le paiement des factures et des fonctionnaires, retarde le versement des pensions et des allocations...
Mais le gouverneur, Schwarzenegger, dont c’est la dernière année, qui ne se représente pas, qui est républicain, ne veut évidemment pas augmenter les impôts. Il a bien essayé de faire voter le principe d’un budget en équilibre par les élus, mais n’y est pas parvenu.
Le déficit est de l’ordre de 25 milliards de dollars. La dette représente quelques 1500 milliards, et l’Etat est le plus mal noté des Etats-Unis. Comme il n’a plus rien dans les caisses, il émet des bons, appelés IOU, « I owe you », je vous dois, que les créanciers répugnent de plus en plus à accepter. Il retarde le paiement des factures et des fonctionnaires, retarde le versement des pensions et des allocations...
Mais le gouverneur, Schwarzenegger, dont c’est la dernière année, qui ne se représente pas, qui est républicain, ne veut évidemment pas augmenter les impôts. Il a bien essayé de faire voter le principe d’un budget en équilibre par les élus, mais n’y est pas parvenu.
Fonctionnaires au chômage forcé
Pour diminuer les dépenses, il a mis au chômage technique une partie des fonctionnaires, d’abord deux jours par mois, puis trois jours non payés. Tous, à l’exception des forces de l’ordre et des pompiers.
En particulier sont au chômage technique les services sociaux. Or la Californie est un Etat « social ». Elle est l’Etat de l’Union qui offre la meilleure couverture santé et indemnise le mieux les sans emploi. Le gouverneur espérait ainsi économiser 1 milliard et demi de dollars.
Mais le 1° janvier, Schwarzy, qui a fait construire une horloge du déficit à coté de la tente où il fume ses cigares, a eu un très mauvais cadeau.
Après le dépôt d’une plainte d’un syndicat de fonctionnaires, un juge vient de déclarer illégales les journées de chômage imposées aux fonctionnaires. Voilà donc l’Etat obligé de payer avec intérêt les journées de chômage imposées aux fonctionnaires. Certes, le gouverneur a fait aussitôt appel, mais rien n’indique qu’il gagne.
En particulier sont au chômage technique les services sociaux. Or la Californie est un Etat « social ». Elle est l’Etat de l’Union qui offre la meilleure couverture santé et indemnise le mieux les sans emploi. Le gouverneur espérait ainsi économiser 1 milliard et demi de dollars.
Mais le 1° janvier, Schwarzy, qui a fait construire une horloge du déficit à coté de la tente où il fume ses cigares, a eu un très mauvais cadeau.
Après le dépôt d’une plainte d’un syndicat de fonctionnaires, un juge vient de déclarer illégales les journées de chômage imposées aux fonctionnaires. Voilà donc l’Etat obligé de payer avec intérêt les journées de chômage imposées aux fonctionnaires. Certes, le gouverneur a fait aussitôt appel, mais rien n’indique qu’il gagne.
Pas de soutien d'Obama
L’Etat fédéral pourrait faire un petit geste, mais Barack Obama a fait savoir qu’il ne donnerait pas un sou pour les Californiens.
Vous vous souvenez que pendant la campagne, Barack Obama clamait : « J’irai sur le terrain où l’on ne m’attend pas : celui de l’économie ! » On a le sentiment qu’il n’a qu’une hâte désormais : quitter ce terrain on ne peut plus mouvant.
Vous vous souvenez que pendant la campagne, Barack Obama clamait : « J’irai sur le terrain où l’on ne m’attend pas : celui de l’économie ! » On a le sentiment qu’il n’a qu’une hâte désormais : quitter ce terrain on ne peut plus mouvant.
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