Sauve qui peut: Frédéric Lefebvre a essayé de «beaucoup réfléchir»
Le porte-parole de l’UMP a changé. C’est en tout cas ce qu’il semble vouloir montrer. Mais chassez le naturel, le roquet aux formules à l’emporte-pièce revient au galop…
« Ce n’est pas une querelle de chiffres » ?
La forme a beau avoir changé, le fond reste le même. En particulier, son usage opportuniste des chiffres… « Je veux quand même rappeler aux Français qui nous écoutent la réalité des chiffres. Quand Nicolas Sarkozy en 2002 est ministre de l’Intérieur à la suite de Daniel Vaillant, à l’époque Jospin a passé quelques années au pouvoir : +15% de délinquance. Depuis que Nicolas Sarkozy a été ministre de l’Intérieur puis Président de la République : -17,5%. Ce n’est pas une querelle de chiffres. Il y a un Observatoire indépendant de la délinquance. C’est d’ailleurs Nicolas Sarkozy qui en a décidé pour éviter justement les querelles de chiffres. Les chiffres sont vérifiables par tout le monde. »
« La délinquance, chacun sait qu’il y a un lien avec l’immigration »
Non, Frédo Lefebvre n’a pas changé. Dans son usage des chiffres, mais aussi dans sa décontraction langagière. Calme et posé, il voudrait l’être. Décomplexé, il l’est resté. Il l’est même plus que jamais : « La délinquance, chacun sait qu’il y a un lien avec l’immigration. Chacun le sait. C’est souvent pas correct de le dire, mais c’est une réalité que chacun connaît. Il y a quelque chose comme 10% des détenus qui sont étrangers. Quand on prend par exemple les mises en cause pour les vols à la tire, c’est 50% d’étrangers. Je ne parle pas de gens issus de l’immigration. Je parle d’étrangers. »
Mais ce pseudo changement a quoi le doit-on ? « Le soir même [des élections régionales] sur les plateaux de télévision, j’ai dit des choses qui sont parfois passées inaperçues (sic). J’ai notamment dit qu’il y avait une attente de la part des Français d’une nouvelle façon de faire de la politique. Je crois qu’ils en ont assez des combats de rue (re sic). Ils en ont assez que les politiques s’occupent d’eux au lieu de s’occuper des Français. Moi j’ai décidé de m’occuper des Français. Je prépare un certain nombre de propositions. Je sortirai un livre à la rentrée. J’ai essayé de beaucoup réfléchir sur les questions qui les concernent directement ». On voit ça. Et l’on a hâte de découvrir la suite.
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