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Sarkozy: un fait divers = une loi? Jamais!

Mardi 3 Août 2010 à 16:01 | Lu 8717 fois I 9 commentaire(s)

Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

En matière de lutte contre l'insécurité, Sarkozy n'a qu'une méthode: légiférer. Tel un réflexe pavlovien, à chaque fait-divers, le gouvernement y va de sa proposition de loi. Il n'en a pas toujours été de même. En 2003, déjà ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy se disait opposé à ce travers. Nos confrères du Post.fr ont retrouvé la vidéo.


Si son bilan reste globalement négatif, en matière de lutte contre l’insécurité, Sarkozy aura beaucoup évolué. Depuis 2005, la méthode Sarkozy se résume ainsi: à chaque fait divers médiatique, sa réponse juridique, précédée en général d’une visite présidentielle au chevet des victimes, passage en revue des forces de forces de l’ordre, remplacement du préfet au besoin et tout le toutim…

Ainsi, en 2005, l'affaire du meurtre de Nelly Crémel par un multi-récividiste en liberté conditionnelle débouchera-t-elle sur la loi du 12 décembre 2005 sur la récidive, qui prévoit notamment le port d'un bracelet électronique pour les détenus en fin de peine.

Plus près de nous, Brice Hortefeux annonçait une série de mesures après le violences commises par des membres de la communauté gitane de Saint-Aignan, parmi lesquelles la  réduction de moitié le nombre de camps de Roms  et la reconduite « quasi immédiate » vers la Bulgarie ou la Roumanie des Roms « qui auraient commis des atteintes aux biens ou des fraudes ».

Pourtant, Nicolas Sarkozy n'a pas toujours été partisan du principe «un fait divers = une loi». Il l'a même fermement condamné… quand c'était d'autres qui l'appliquaient.

C'est ce que montre  une vidéo réalisée par Lepost.fr. On y voit, en 2003, un Sarkozy alors ministre de l’Intérieur exprimer son opposition à la loi sur les signes religieux à l'école: « Je voudrais pas qu’on fasse comme toujours en France, quand il y a un problème, on fait une loi et on pense qu’on est débarrassés du problème ».








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