Sarkozy et le train de vie de la cour
Samedi 31 Juillet 2010 à 07:01 | Lu 20346 fois I 28 commentaire(s)
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur
Sarkozy est un homme généreux avec l’argent des autres. Notamment avec celui de l’Etat qu’il utilise comme s’il s’agissait de son argent de poche.
Dessin Louison
Difficile de dresser une liste exhaustive, des sommets, réceptions, et autres « frais de représentation » de la présidence de la République sarkozyste dont le montant atteint un record sous la Vè République.
Les célébrations du 60ème anniversaire de l’OTAN en avril 2009 ont coûté 16 millions d’euros à l’Etat, autant que le sommet de l’Union pour la Méditerranée, une manifestation de 4 heures dont la Cour des Comptes avait critiqué le coût exorbitant dans son rapport sur la présidence française de l’Union européenne. Un détour pour un sommet de l’ONU à New-York en septembre 2009, le président s’offre un dîner de gala avec pas moins de 4.000 invités. Montant de la facture : 2 millions d’euros.
En 2009, les dépenses de l'Élysée se sont élevées à quelques 114 millions d'euros, soit une hausse de 2,5 % par rapport à 2008.
Difficile de parler de « rigueur » selon le député PS René Dosière qui pointait notamment les déplacements de Nicolas Sarkozy, en hausse de 51 %. « S'il veut passer 25 % de son temps dans les transports aériens, c'est son problème. Mais il n'est pas obligé d'emmener ses amis politiques… ».
Un train de vie élyséen en contradiction totale avec le discours de rigueur tenu par Nicolas Sarkozy. En effet, la Cour des comptes rendait en octobre 2009, un rapport sévère sur le coût de la présidence française de l’Union européenne du 1er juillet au 31 décembre 2008. Une ardoise de plus de 170 millions d’euros — essentiellement liée à de l’événementiel — entièrement supportée par les Français. C’est plus du double du budget consacré au même événement par la Slovénie ou encore le Portugal. Et plus du triple de ce que la France avait dépensé lors de sa précédente présidence, en 2000 (soit 56,9 millions d’euros).
Autre dépense de confort, plus politique, celle-ci : les sondages. Sarko en est un grand consommateur. L’un des derniers rapports de la Cour des Comptes sous présidence Séguin révélait qu’en 2008, l'Elysée a versé 1,5 million d'euros au cabinet d'études Publifact, alors dirigé par Patrick Buisson, ex-directeur du quotidien d'extrême droite Minute, patron de la chaîne Histoire et conseiller de Nicolas Sarkozy. Un dossier largement suivi par Marianne2.
Suite aux recommandations de la Cour des Comptes, l’Elysée a affirmé avoir régularisé ses relations contractuelles avec le cabinet.
Crise oblige, c’est une reprise en main complète des dépenses de l’Etat que le président entend mener. Réduction du nombre de fonctionnaires, réduction drastique des effectifs des cabinets ministériels, révision générale des politiques publiques, réduction de 10% des dépenses publiques, plan quinquennal de 150 fusions de corps et simplification des procédures administratives. Sur un plan symbolique, pour les ministres, assujettissement des logements de fonction à l’impôt sur le revenu, nuits à l’ambassade pour les ministres en déplacements, fin de la Garden party du 14 juillet et des chasses présidentielles, priorité aux déplacements en train, excepté pour le président de la République qui pourra sous peu profiter de son « air sarko one ». Un palace flottant version bling-bling transformé pour la bagatelle de 185 millions d’euros dont l’heure de vol coûtera pas moins de 20.000 euros…
Les célébrations du 60ème anniversaire de l’OTAN en avril 2009 ont coûté 16 millions d’euros à l’Etat, autant que le sommet de l’Union pour la Méditerranée, une manifestation de 4 heures dont la Cour des Comptes avait critiqué le coût exorbitant dans son rapport sur la présidence française de l’Union européenne. Un détour pour un sommet de l’ONU à New-York en septembre 2009, le président s’offre un dîner de gala avec pas moins de 4.000 invités. Montant de la facture : 2 millions d’euros.
En 2009, les dépenses de l'Élysée se sont élevées à quelques 114 millions d'euros, soit une hausse de 2,5 % par rapport à 2008.
Difficile de parler de « rigueur » selon le député PS René Dosière qui pointait notamment les déplacements de Nicolas Sarkozy, en hausse de 51 %. « S'il veut passer 25 % de son temps dans les transports aériens, c'est son problème. Mais il n'est pas obligé d'emmener ses amis politiques… ».
Un train de vie élyséen en contradiction totale avec le discours de rigueur tenu par Nicolas Sarkozy. En effet, la Cour des comptes rendait en octobre 2009, un rapport sévère sur le coût de la présidence française de l’Union européenne du 1er juillet au 31 décembre 2008. Une ardoise de plus de 170 millions d’euros — essentiellement liée à de l’événementiel — entièrement supportée par les Français. C’est plus du double du budget consacré au même événement par la Slovénie ou encore le Portugal. Et plus du triple de ce que la France avait dépensé lors de sa précédente présidence, en 2000 (soit 56,9 millions d’euros).
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