Sarkozy et Olivennes, h-e-u-r-e-u-x
Mercredi 8 Juillet 2009 à 14:57 | Lu 8703 fois I 30 commentaire(s)
Régis Soubrouillard
Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur
Les deux nagent en plein bonheur : Olivennes est content de son coup, Sarkozy se dit heureux pour le Nouvel Observateur, les ventes seraient bonnes, l'Elysée a apprécié l'opération de com' sur fond d'ouverture médiatique, les journalistes se sont calmés. L'incident est clos. Séquence suivante.
L’interview aura au moins fait deux heureux : les deux principaux protagonistes. Le directeur de la pulication du Nouvel Observateur et le président de la République. Denis Olivennes s’est, en effet, déclaré « heureux » de l’interview de Nicolas Sarkozy, osant même ajouter le plus sérieusement du monde: « Je ne crois pas que quiconque y ait vu une interview de complaisance, étant donné le nombre de reprises auxquelles elle a donné lieu. Nous avons posé des questions fermes, essayé d'exercer un droit de suite », a-t-il ajouté.
Olivennes ne doute de rien. Au sein de sa propre rédaction, la violence des réactions a été sans équivalent dans l’histoire du journal. Dans un communiqué, la société des rédacteurs s’est elle-même inquiétée « de ce que leur journal puisse donner l’apparence d’une complaisance à l’égard du pouvoir bien peu compatible avec son identité et sa charte ».
Concernant la fermeté des questions, on lira dans Libération la tribune de Daniel Schneidermann qui recense de façon non exhaustive « les objections imaginaires de l’Obs »…
Histoire de clore le débat, Olivennes fait valoir que les ventes en kiosques ont été « très bonnes ». Encore un constat que le directeur de l’Obs partage avec le président de la République qui, recevant les députés UMP à l'Elysée, a déclaré : «ça leur a fait une bonne vente. C’est très bien. Il faut être généreux ».
On aimerait croire qu'il n'est question là que de générosité, le sentiment de complicité qui l'emporte laisse pourtant sceptique.
Concernant la fermeté des questions, on lira dans Libération la tribune de Daniel Schneidermann qui recense de façon non exhaustive « les objections imaginaires de l’Obs »…
Histoire de clore le débat, Olivennes fait valoir que les ventes en kiosques ont été « très bonnes ». Encore un constat que le directeur de l’Obs partage avec le président de la République qui, recevant les députés UMP à l'Elysée, a déclaré : «ça leur a fait une bonne vente. C’est très bien. Il faut être généreux ».
On aimerait croire qu'il n'est question là que de générosité, le sentiment de complicité qui l'emporte laisse pourtant sceptique.
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