Sarkozy et Kouchner font de la surenchère sur le dos des victimes du vol AF447
Un ambassadeur pour des familles de victimes. Tous les filons de la communication politique sont bons pour ramasser encore quelques profits de popularité. La démagogie a ses limites que Sarkozy ne connaît pas.
Connaissez-vous Pierre-Jean Vandoorne ? Sur proposition du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, Pierre-Jean Vandoorne a été nommé, par le Premier Ministre François Fillon, « ambassadeur chargé des relations avec les familles des passagers » du vol AF447, cet Airbus reliant Rio à Paris disparu dans l'Atlantique.
Cet inspecteur général adjoint des affaires étrangères sera chargé d'aider les familles des 228 passager de ce vol d'Air France et s'occupera de faciliter les relation entre Air France et les administrations d'une part, et les relations entre autorités françaises et étrangères d'autre part.
Le gouvernement et Nicolas Sarkozy ont donc souhaité marquer le coup, et prouver qu'il prenait en main le sort des familles des victimes. Et sans être manichéen, on peut y voir un coup politique. Surfer sur la sur-médiatisation de cette catastrophe pour montrer le visage d'un gouvernement proche de la souffrance de ces concitoyens.
Mais les familles des disparus du vol AF447 ont-elles réellement besoin d'un ambassadeur ? De quoi ces familles auront-elles réellement besoin ? D'un soutien psychologique, naturellement : Pierre-Jean Vandoorne a-t-il la formation nécessaire pour accompagner des familles dans leur deuil ? D'un soutien judiciaire, certainement : Pierre-Jean Vandoorne aidera-t-il les familles à trouver les meilleurs avocats pour connaître toute la vérité, même si cette vérité doit salir l'image d'Airbus et d'Air France, deux entreprises françaises ô combien puissantes ?
La politique de l'émotion (tout comme la politique sécuritaire) renvoie une image de proximité, agit sur les stimuli des individus pour véhiculer un regroupement autour d'une même souffrance (ou d'un même combat). Cette politique s'apparente à une forme de populisme démagogique, « du toujours plus d'émotions »pour aseptiser des citoyens tous touchés d'une façon ou d'une autre par des drames.
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