Marianne2 2012

Sarkozy courtise-t-il les libraires?

Samedi 24 Décembre 2011 à 14:01 | Lu 6539 fois I 5 commentaire(s)

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Les députés ont décidé mercredi de repousser la hausse de la TVA dite « réduite » sur les livres de 5,5 % à 7 % au 1er avril prochain. « Curieuse date, en forme de gag », selon notre blogueuse associée Lait d'beu, qui se demande si Sarkozy ne chercherait pas à amadouer les libraires à la veille de la Présidentielle...


(Bibliotheque - Clio64 - wikimedia -cc)
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Le disputant à l’insupportable, le ridicule continue. Parcourant dès potron-minet Google Actus, mon attention fut attirée par ce titre des Echos La hausse de la TVA sur les livres décalée au 1er avril 2012 (22 déc. 2011). Curieuse date, en forme de gag. L’argument avancé pour ce report tenant effectivement de la farce : il s’agirait de repousser de 2 à 3 mois le délai de transition accordé du fait que dans de nombreuses librairies la clôture des comptes a lieu le 31 mars.

Ce qui est au demeurant logique sur le plan commercial puisque sans nul doute grand nombre d’entre eux réalisent - après les achats de la rentrée scolaire - le plus gros de leur chiffre d’affaires au moment des fêtes de fin d’année. On n’établit pas un bilan et un compte de résultat en claquant des doigts. En revanche, je ne vois pas ce que la hausse de la TVA change en matière de comptabilité. S’il s’agit de modifier les logiciels, deux mois sont amplement suffisants - plus encore s’ils le confient à un expert-comptable - et sinon, cela n’a pas grand impact puisqu’ils ne font que collecter la TVA pour l’Etat qui la leur rembourse et de toute façon, au moment de la clôture des résultats, toutes les opérations en cours nécessitent le recours à des comptes dits « de régularisation ».

L’Etat chercherait-il à se concilier les libraires ? Il m’étonnerait que ce délai ait beaucoup d’influence sur les achats des lecteurs qui seront confrontés à bien d’autres mesures réduisant leur pouvoir d’achat. Les livres ne seront très certainement pas au nombre des dépenses prioritaires.

A moins qu’en chouchoutant les libraires, le pouvoir n’espère que de prescripteurs de lectures, ils deviennent agent électoral pour Sarkozy ?

Le summum du ridicule se niche (fiscale ?) ailleurs et je dois cette perle à Gilles Carrez, rapporteur du Budget, suffisamment intelligent pour critiquer - preuve qu’il n’existe pas que des imbéciles à l’UMP - des débats confinant parfois à l’absurde comme il le souligne, notamment sur la fiscalité des confiseries : « Les produits qui peuvent être mis dans la bouche en une seule fois sont à 5,5 %, alors que ceux qui nécessitent plusieurs bouchées sont à 19,6 % ». Autrement dit et si je comprends bien, Sarkozy, en parfait gloutocrate met les « bouchées doubles » pour bouffer notre pouvoir d’achat.

Il reste à espérer qu’en avril et mai 2012 cela lui coûta « bonbon » !

Sarkozy courtise-t-il les libraires?
Retrouvez Lait d'beu sur son blog.








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