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Royal se prend pour ObamaGérald Andrieu | Jeudi 20 Novembre 2008 à 17:06 | Lu 12401 fois
Lors de son dernier meeting parisien au gymnase Japy, Ségolène Royal a fait sien le discours de deux penseurs très en vogue en ce moment : Obama et Zola ! Qui a dit plagiat ?Julien Dray le répète à qui veut l'entendre : l’équipe de Barack Obama aurait pris contact avec celle de Ségolène Royal lors de la dernière campagne présidentielle française pour observer sa stratégie. Et puis finalement ça ne se serait pas fait. Intox visant à surfer sur la victoire du candidat démocrate ? Ce qui est sûr en tout cas c’est que la prétendante à la succession de François Hollande a étudié de près les discours de Barack. Pour en retenir quoi ? Le fameux slogan « Yes we can » (« Oui, nous pouvons »). Et le très volontaire « Yes we can », une fois mis à la sauce Ségolène, ça donne le très incantatoire « Oui, nous voulons » (« Yes we want »*) ! Hier soir à Paris, pour son dernier meeting avant le vote des militants socialistes , la candidate n’a eu de cesse d’utiliser sa botte secrète venue tout droit du fin fond de l’Illinois : « Je vous le demande : oui ou non, voulons-nous écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire vibrante et populaire, le voulez-vous ? […] Voulons-nous bâtir ensemble le socialisme du XXIe siècle, le voulez-vous ? […] Voulez-vous que notre parti s’ouvre à toutes les diversités et devienne meilleur que la société qu’il prétend transformer ? » Et la foule de répondre « oui » à chacune de ces questions dans un grand élan qui n’aurait pas été pour déplaire à Henri Emmanuelli qui avait vu dans la « Rencontre de la fraternité » au Zénith de Paris « un rassemblement de secte ». D'Obama à Zola, il n'y a qu'un pas Mais Obama n’est pas le seul à inspirer les discours de Ségolène. Emile Zola était aussi invité au gymnase Japy avec son tout aussi fameux « J’accuse ». C’est moins original qu’Obama mais ça fait toujours son petit effet : « J’accuse la droite au pouvoir de compromettre gravement l'avenir de l'Education nationale, j'accuse la droite au pouvoir d'en rabattre sur un investissement prioritaire, j'accuse la droite au pouvoir de paupériser l'Education nationale (...), j'accuse la droite au pouvoir ne rien tenter contre l'échec scolaire. »
*Pardonnez la pauvreté de notre anglaisÂ
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