Retraites : les syndicats reprennent l'agenda en main
Mardi 12 Octobre 2010 à 16:40 | Lu 15546 fois I 87 commentaire(s)
Rédaction de Marianne et Marianne2
Caramba encore raté! Le gouvernement misait sur un début de reflux de la mobilisation. Manifestement, c'est à peu près le contraire qui se passe. C'est ce qu'ont vu sur le terrain les journalistes de Marianne : Pauline Baron et Emmanuel Lévy à Paris, Daniel Bernard à Chartres, Clotilde Cadu à Rennes, Laurence Dequay à Dunkerque et Stéphanie Marteau à Marseille.
(DR - Philippe Cohen)
On se demandait pourquoi Nicolas Sarkozy a repoussé si loin dans le temps le remaniement du gouvernement qu'il a annoncé. L'une des raisons est peut-être que le Président ou son staff anticipaient quelques difficultés à faire passer la pilule de la réforme de la retraite. Quoiqu'il en soit, le gouvernement est en train de perdre le contrôle de l'agenda.
La quatrième journée de grève et de manifestations -depuis début septembre- était censée amorcer un repli, un reflux. L'intransigeance du pouvoir devait conduire les salariés à se résigner à accepter un dispositif jugé partout injuste et inefficace. A vue de nez, ce n'est pas ce scénario qui s'est opéré aujourd'hui.
Partout en France, le nombre de manifestants était en hausse par rapport aux précédentes journées de mobilisation. La CFDT annonce 3,5 millions de manifestants et le gouvernement lui-même a fini par le reconnaître, annonçant à la mi-journée, « une participation légèrement supérieure par rapport à celle du 2 octobre ».
La quatrième journée de grève et de manifestations -depuis début septembre- était censée amorcer un repli, un reflux. L'intransigeance du pouvoir devait conduire les salariés à se résigner à accepter un dispositif jugé partout injuste et inefficace. A vue de nez, ce n'est pas ce scénario qui s'est opéré aujourd'hui.
Partout en France, le nombre de manifestants était en hausse par rapport aux précédentes journées de mobilisation. La CFDT annonce 3,5 millions de manifestants et le gouvernement lui-même a fini par le reconnaître, annonçant à la mi-journée, « une participation légèrement supérieure par rapport à celle du 2 octobre ».
Un signe parmi tant d'autres : à Paris, la police annonce 89 000 manifestants, ce qui est bien plus que « légèrement supérieur » aux dernières démonstrations. Les syndicats, eux, revendiquent 330 000 manifestants.
A Paris comme ailleurs, l'un des enjeux, mis en avant par les fuites sur l'état d'esprit du Président, était la jonction entre les salariés et la jeunesse scolarisée. Manifestement, le résultat n'est pas nul même si on est encore loin des grandes manifs anti-CPE. Du soleil, de la musique et les slogans traditionnels… Tous étaient réunis pour que les lycéens et les étudiants d’Ile-de-France rejoignent leurs aînés dans les cortèges contre la réforme des retraites. « On a tablé sur 6 000 lycéens aujourd’hui, indique Karim Bousan, responsable UNL de la région Ile-de-France, début avril, on a eu du mal à les mobiliser à cause des bacs blancs. Mais depuis la rentrée, leur nombre double à chaque manif ».
A Paris comme ailleurs, l'un des enjeux, mis en avant par les fuites sur l'état d'esprit du Président, était la jonction entre les salariés et la jeunesse scolarisée. Manifestement, le résultat n'est pas nul même si on est encore loin des grandes manifs anti-CPE. Du soleil, de la musique et les slogans traditionnels… Tous étaient réunis pour que les lycéens et les étudiants d’Ile-de-France rejoignent leurs aînés dans les cortèges contre la réforme des retraites. « On a tablé sur 6 000 lycéens aujourd’hui, indique Karim Bousan, responsable UNL de la région Ile-de-France, début avril, on a eu du mal à les mobiliser à cause des bacs blancs. Mais depuis la rentrée, leur nombre double à chaque manif ».
«On nous fait faire un travail de cochon»
Côté étudiant, nombreux étaient ceux qui battaient le pavé derrière la banderole de leur université. Profs et élèves de Jussieu, de Nanterre et d’Evry… ont ainsi uni leur voix pour condamner cette réforme. « Dans les facs, la mobilisation peine à prendre de l’ampleur. Mais on vient juste de reprendre, et le système des AG (assemblées générales) va commencer à s’organiser dans les jours à venir », concède Sonia, étudiante en histoire à Evry. En revanche, la délégation de Normale Sup comptait plusieurs dizaines d'étudiants.
Se déhanchant sur les tubes du moment, ces jeunes ont en tout cas fait le show, avec pour mot d’ordre, « solidarité ». « Mon père est électricien et il a déjà plein d’arthrite, indique Sonia, et je trouve dégueulasse de le faire bosser jusqu’à pas d’âge ». S’ils défendent le sort de leurs aînés, pas question de le faire aux dépens de leur propre avenir : « les jeunes ont déjà beaucoup de mal à trouver du boulot, explique Swanny élève au lycée Jacques Prévert, si on recule l’âge de la retraite, les vieux vont donc travailler plus longtemps et occuper les postes des jeunes ».
Mais les 25-30 ans eux semblaient se faire plus discrets tout au long du cortège. « Les jeunes actifs de la fonction publique sont très mobilisés depuis le début, estime Julien employé à la Mairie de Paris, mais mes amis qui viennent d’entrer dans une boîte ne manifestent pas, car ils se disent que cela serait mal vu. On défile donc pour eux aussi ».
Se déhanchant sur les tubes du moment, ces jeunes ont en tout cas fait le show, avec pour mot d’ordre, « solidarité ». « Mon père est électricien et il a déjà plein d’arthrite, indique Sonia, et je trouve dégueulasse de le faire bosser jusqu’à pas d’âge ». S’ils défendent le sort de leurs aînés, pas question de le faire aux dépens de leur propre avenir : « les jeunes ont déjà beaucoup de mal à trouver du boulot, explique Swanny élève au lycée Jacques Prévert, si on recule l’âge de la retraite, les vieux vont donc travailler plus longtemps et occuper les postes des jeunes ».
Mais les 25-30 ans eux semblaient se faire plus discrets tout au long du cortège. « Les jeunes actifs de la fonction publique sont très mobilisés depuis le début, estime Julien employé à la Mairie de Paris, mais mes amis qui viennent d’entrer dans une boîte ne manifestent pas, car ils se disent que cela serait mal vu. On défile donc pour eux aussi ».
« Plus belles les luttes ». Avec une telle banderole, pas de doute : on est bien à Marseille, la ville qui sert de décor à la sitcom de France 3 « Plus belle la vie ». Sauf que ce mardi 12 octobre, pas trace de dialogue lénifiant façon « feux de l’amour » à la Française : place aux revendications de dialogue social. Dans les rues de la capitale phocéenne, ils étaient entre 24 500 (selon la police) et 230 000 (selon les manifestants) à participer à un défilé qui s’étendait du Vieux Port à la gare Saint Charles et jusqu’à la Castellane. Une ambiance très calme malgré les efforts des dockers pour mettre un peu d’ambiance : sous le soleil, par 25 degrés, c’était surtout la mollesse qui primait, pas la révolte, chez des manifestants plutôt âgés. Les jeunes Marseillais, lycéens comme étudiants, s’étaient peu mobilisés.
Le public a la curieuse impression que, désormais, police et syndicats se sont calés sur un rapport de un à dix, la police comptabilisant un manifestant quand les syndicats en annoncent dix... D'où la réaction du syndicat Unité SGP police, estimant que la direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône « s'épuise à dévaloriser le nombre des manifestants alors même que la mobilisation s'amplifie ».
En tout cas, dans le défilé, l’impression que tout était joué, et que manifester ne changerait pas grand chose, était très partagée.
Dans les rues de Chartres, préfecture de l’Eure et Loir, les lycéens étaient en revanche assez nombreux.
Beaucoup de salariés du privé étaient descendus dans la rue. Des employés de MMA à ceux de Carrefour en passant par AG2R, tous en avaient gros sur le cœur, et pas seulement à cause de la réforme Woerth. Au delà du problème de l’âge de la retraite, ils dénoncent les conditions de travail pénibles, les plans sociaux, les délocalisations, le climat de tension sociale permanente dans laquelle sont plongés les entreprises et leurs salariés. « On est cassés » : quelque soit le niveau social, c’est l’expression qui revient le plus souvent.
Le regard que portent les salariés sur leur travail est extrêmement négatif : « On nous fait faire un travail de cochon » est une phrase qui revient souvent aussi. Ils n’aiment plus leur travail, ni même leur métier. Les jeunes sont au diapason : ce qui les inquiète, ce n’est pas d’éprouver des difficultés à entrer dans le monde du travail, c’est d’en prendre pour plus de quarante ans.
Le travail qui émancipe, c’est terminé. Désormais, le travail est vu comme une aliénation. « On ne gagne pas assez pour partir en vacances », se plaignent les employés. « Sarkozy profite, et nous on nous empêche de profiter ». L’impression de ne pas être considérés, dans leur travail, mais aussi par les politiques, est là et bien là. Quelque soit l’âge.
L’autre obsession, c’est celle du crédit. Il n’est plus vu comme un moyen de consommer, mais comme un boulet, un fil à la patte. Nombre de manifestants expliquent ainsi que leurs collègues n’ont pas pu faire grève « parce qu’ils ont des crédits sur le dos ».
Pourtant, l’espoir que le gouvernement reviendra en arrière était présent dans toutes les têtes, avec l’idée qu’une fois que les dés seront jetés, il sera impossible de revenir en arrière, et ce quelque soit le résultat de la présidentielle de 2012 : pour ces manifestants, tout se joue ici et maintenant.
A Dunkerque, la manifestation, qui a rassemblé 12 000 personnes selon la CGT, était plus importante que celle de la dernière journée de lutte. On voit ici à quel point la réforme révolte les gens. Beaucoup sont des travailleurs postés pour lesquels la pénibilité n'est pas un concept technocratique. Le plus marquant dans cette ville est la tendance à la grève reconductible, votée à l'unanimité dans le dépôt de Total. Dans la chimie, plusieurs entreprises devraient voir la grève reconduite demain matin, de même que dans certains secteurs de la fonction publique. La question qui se pose un peu partout est de savoir comment tenir. Chez Arcilor, les salariés et leurs syndicats organisent des grèves tournantes : une « ola de grèves » (deux heures chacun) permet ainsi de paralyser l'entreprise sans pénaliser financièrement les travailleurs.
A Rennes, ils étaient entre 22 000 (police) et 60 000 (syndicats), soit bien plus que lors des journées précédentes. Là aussi, les jeunes étaient bien plus présents. Même si la fac de Rennes II n’était pas bloquée et que les étudiants étaient rares dans la manif, les lycéens étaient très mobilisés.
Si les élèves des lycées apportaient un coté festif et déterminé à la manif, côté revendications c’était limité. Nombre d’entre eux ne savaient pas exactement pourquoi ils manifestaient.
Leurs aînés, en revanche, le savaient. Ainsi de Michael, 32 ans, ouvrier chez Peugeot depuis six ans, qui ne comprend pas que les patrons fassent d’aussi gros profits quand les salariés, eux, voient leurs conditions de travail se dégrader de jour en jour. Ou encore Samuel , 22 ans, en recherche d’emploi dans le secteur agricole laitier, qui veut « avoir un avenir » et « travailler dans des conditions décentes ». Partout, le discours qui revient est le même : aujourd’hui, les conditions de travail sont déjà mauvaises, alors si en plus il faut travailler plus longtemps…
Par exemple, Jean-Paul, 50 ans, déplore : « je vais m’en prendre pour deux ans de plus », comme s’il parlait du bagne. L’autre crainte est de devoir travailler plus longtemps dans des secteurs qui délocalisent. Ainsi, les ouvriers de PSA qui redoutent de voir « partir les chaînes de montage en Russie ou en Chine ».
La journée de lutte était à peine entamée que François Fillon se raccrochait à son mantra : il n'y aura aucune concession. La balle est maintenant dans les assemblées générales de demain matin et dans la prochaine manifestation de samedi. Mais il y a des chances pour que, regonflés par une mobilisation crescendo que les médias seront bien obligés de saluer comme telle, les salariés qui peuvent faire grève soient encouragés à la faire...
Le public a la curieuse impression que, désormais, police et syndicats se sont calés sur un rapport de un à dix, la police comptabilisant un manifestant quand les syndicats en annoncent dix... D'où la réaction du syndicat Unité SGP police, estimant que la direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône « s'épuise à dévaloriser le nombre des manifestants alors même que la mobilisation s'amplifie ».
En tout cas, dans le défilé, l’impression que tout était joué, et que manifester ne changerait pas grand chose, était très partagée.
Dans les rues de Chartres, préfecture de l’Eure et Loir, les lycéens étaient en revanche assez nombreux.
Beaucoup de salariés du privé étaient descendus dans la rue. Des employés de MMA à ceux de Carrefour en passant par AG2R, tous en avaient gros sur le cœur, et pas seulement à cause de la réforme Woerth. Au delà du problème de l’âge de la retraite, ils dénoncent les conditions de travail pénibles, les plans sociaux, les délocalisations, le climat de tension sociale permanente dans laquelle sont plongés les entreprises et leurs salariés. « On est cassés » : quelque soit le niveau social, c’est l’expression qui revient le plus souvent.
Le regard que portent les salariés sur leur travail est extrêmement négatif : « On nous fait faire un travail de cochon » est une phrase qui revient souvent aussi. Ils n’aiment plus leur travail, ni même leur métier. Les jeunes sont au diapason : ce qui les inquiète, ce n’est pas d’éprouver des difficultés à entrer dans le monde du travail, c’est d’en prendre pour plus de quarante ans.
Le travail qui émancipe, c’est terminé. Désormais, le travail est vu comme une aliénation. « On ne gagne pas assez pour partir en vacances », se plaignent les employés. « Sarkozy profite, et nous on nous empêche de profiter ». L’impression de ne pas être considérés, dans leur travail, mais aussi par les politiques, est là et bien là. Quelque soit l’âge.
L’autre obsession, c’est celle du crédit. Il n’est plus vu comme un moyen de consommer, mais comme un boulet, un fil à la patte. Nombre de manifestants expliquent ainsi que leurs collègues n’ont pas pu faire grève « parce qu’ils ont des crédits sur le dos ».
Pourtant, l’espoir que le gouvernement reviendra en arrière était présent dans toutes les têtes, avec l’idée qu’une fois que les dés seront jetés, il sera impossible de revenir en arrière, et ce quelque soit le résultat de la présidentielle de 2012 : pour ces manifestants, tout se joue ici et maintenant.
A Dunkerque, la manifestation, qui a rassemblé 12 000 personnes selon la CGT, était plus importante que celle de la dernière journée de lutte. On voit ici à quel point la réforme révolte les gens. Beaucoup sont des travailleurs postés pour lesquels la pénibilité n'est pas un concept technocratique. Le plus marquant dans cette ville est la tendance à la grève reconductible, votée à l'unanimité dans le dépôt de Total. Dans la chimie, plusieurs entreprises devraient voir la grève reconduite demain matin, de même que dans certains secteurs de la fonction publique. La question qui se pose un peu partout est de savoir comment tenir. Chez Arcilor, les salariés et leurs syndicats organisent des grèves tournantes : une « ola de grèves » (deux heures chacun) permet ainsi de paralyser l'entreprise sans pénaliser financièrement les travailleurs.
A Rennes, ils étaient entre 22 000 (police) et 60 000 (syndicats), soit bien plus que lors des journées précédentes. Là aussi, les jeunes étaient bien plus présents. Même si la fac de Rennes II n’était pas bloquée et que les étudiants étaient rares dans la manif, les lycéens étaient très mobilisés.
Si les élèves des lycées apportaient un coté festif et déterminé à la manif, côté revendications c’était limité. Nombre d’entre eux ne savaient pas exactement pourquoi ils manifestaient.
Leurs aînés, en revanche, le savaient. Ainsi de Michael, 32 ans, ouvrier chez Peugeot depuis six ans, qui ne comprend pas que les patrons fassent d’aussi gros profits quand les salariés, eux, voient leurs conditions de travail se dégrader de jour en jour. Ou encore Samuel , 22 ans, en recherche d’emploi dans le secteur agricole laitier, qui veut « avoir un avenir » et « travailler dans des conditions décentes ». Partout, le discours qui revient est le même : aujourd’hui, les conditions de travail sont déjà mauvaises, alors si en plus il faut travailler plus longtemps…
Par exemple, Jean-Paul, 50 ans, déplore : « je vais m’en prendre pour deux ans de plus », comme s’il parlait du bagne. L’autre crainte est de devoir travailler plus longtemps dans des secteurs qui délocalisent. Ainsi, les ouvriers de PSA qui redoutent de voir « partir les chaînes de montage en Russie ou en Chine ».
La journée de lutte était à peine entamée que François Fillon se raccrochait à son mantra : il n'y aura aucune concession. La balle est maintenant dans les assemblées générales de demain matin et dans la prochaine manifestation de samedi. Mais il y a des chances pour que, regonflés par une mobilisation crescendo que les médias seront bien obligés de saluer comme telle, les salariés qui peuvent faire grève soient encouragés à la faire...
De Lyon à Brive-la-Gaillarde
Lyon :
45 000 personnes, selon les syndicats en hausse VS 36 000 le 23 septembre
18 500, selon le préfecture VS 18 000
Nice :
25 000 personnes, pour les syndicats
8 100 personnes, pour la police
Bordeaux :
130 000 personnes, pour les syndicats
40 000 personnes, pour la police
La police évoque 500 lycéens dans le cortège.
Toulouse :
140 000 manifestants, selon les syndicats VS 125 000 le 2 octobre
40 000 personnes, pour la police
Grenoble
72 000 personnes, selon les syndicats VS 70 000 pour le 23 septembre
14 000, selon la préfecture
Rennes :
60 000, selon l'intersyndicale,.
22 000, selon la préfecture,
Dans l'Ouest, des rassemblements sont organisés dans de nombreuses villes. Selon Ouest-France.
Le Mans : 16 000 personnes
Laval : 6 000 personnes
Guingamp : 4 000 personnes
Saint-Brieuc : 12 000 personnes selon la police, 40 000 pour les syndicats.
Quimper : 12 500 personnes (Le Télégramme)
Le Havre: 55.000 (CGT)
Rouen: 75 000 (CGT)
Dieppe: 10 000 (CGT)
Boulogne: 8 000 (La Voix du Nord)
Auch :
4 000 à 8 000 ; « du jamais vu depuis 1995 », selon Sud-Ouest.
(gaz lacrymogène et échauffourées au menu ce midi, rapporte le quotidien)
Agen :
9 700 personnes, pour les syndicats.
4 200 personnes, selon la police
Pau :
22 000 personnes, selon les syndicats
15 400 personnes, selon la police
Brive-la-Gaillarde : 12 000 à 15 000 manifestants ce matin, dont 300 lycéens, selon le quotidien La Montage.
Le quotidien Sud-Ouest rapporte que des huissiers ont été mandatés par la préfecture des Pyrénées-Atlantiques pour estimer le nombre des manifestants
Résultat étonnant : 15 400 manifestants pour la police, 22 000 pour les syndicats et seulement 9 300 pour les huissiers !
45 000 personnes, selon les syndicats en hausse VS 36 000 le 23 septembre
18 500, selon le préfecture VS 18 000
Nice :
25 000 personnes, pour les syndicats
8 100 personnes, pour la police
Bordeaux :
130 000 personnes, pour les syndicats
40 000 personnes, pour la police
La police évoque 500 lycéens dans le cortège.
Toulouse :
140 000 manifestants, selon les syndicats VS 125 000 le 2 octobre
40 000 personnes, pour la police
Grenoble
72 000 personnes, selon les syndicats VS 70 000 pour le 23 septembre
14 000, selon la préfecture
Rennes :
60 000, selon l'intersyndicale,.
22 000, selon la préfecture,
Dans l'Ouest, des rassemblements sont organisés dans de nombreuses villes. Selon Ouest-France.
Le Mans : 16 000 personnes
Laval : 6 000 personnes
Guingamp : 4 000 personnes
Saint-Brieuc : 12 000 personnes selon la police, 40 000 pour les syndicats.
Quimper : 12 500 personnes (Le Télégramme)
Le Havre: 55.000 (CGT)
Rouen: 75 000 (CGT)
Dieppe: 10 000 (CGT)
Boulogne: 8 000 (La Voix du Nord)
Auch :
4 000 à 8 000 ; « du jamais vu depuis 1995 », selon Sud-Ouest.
(gaz lacrymogène et échauffourées au menu ce midi, rapporte le quotidien)
Agen :
9 700 personnes, pour les syndicats.
4 200 personnes, selon la police
Pau :
22 000 personnes, selon les syndicats
15 400 personnes, selon la police
Brive-la-Gaillarde : 12 000 à 15 000 manifestants ce matin, dont 300 lycéens, selon le quotidien La Montage.
Le quotidien Sud-Ouest rapporte que des huissiers ont été mandatés par la préfecture des Pyrénées-Atlantiques pour estimer le nombre des manifestants
Résultat étonnant : 15 400 manifestants pour la police, 22 000 pour les syndicats et seulement 9 300 pour les huissiers !
Des transports à EDF
Dans les transports : En hausse à la RATP et à la SNCF
SNCF :
40,4% de grévistes, contre 37% lors le 23 septembre, la précédente journée de mobilisation, selon la direction.
La CGT, revendique, elle, un taux de grévistes de 53,75%, contre moins de 50% , le 3 septembre dernier.
Dans l’entreprise, un préavis reconductible a été déposé.
RATP :
17% des employés en grève pour la direction, plus un point par rapport au 23 septembre dernier.
De nombreuses assemblées générales dans l’ensemble des trois réseaux bus, métro et RER ont reconduit la grève pour demain mercredi 13 octobre.
En région, les réseaux de transport en commun sont très affectés. La mobilisation devrait être supérieure à celle du 23 septembre dernier, selon l'Union des transports publics : 75 % des réseaux marchent à plus de 50%, contre un taux légèrement supérieur à 81% le 23 septembre. Des préavis reconductibles ont été déposés dans une trentaine de communes. Les principales capitales régionales sont ainsi touchées : Marseille, Montpellier, Mulhouse, Nantes, Strasbourg, Rouen, Toulouse.
Fonctions publiques :
Le taux de grévistes s’établit à 19,20 % dans la fonction publique d'État, selon le ministère, enregistrant une micro baisse par rapport au 23 septembre (19,77%). En revanche, dans les deux autres fonctions publiques, les taux sont à la hausse : les agents territoriaux sont en grève à 15,13% contre 15,04% et 15,16% contre 12,14% pour les personnels hospitaliers.
Le taux de grévistes dans l’enseignement s'élève quant à lui à 22,1%, selon le ministère de tutelle. Dans le premier degré, la proportion de grévistes est estimée à 28,7 %, contre 33,5 % le 23 septembre dernier. Ce taux tombe à 19,6 % pour les enseignants du second degré, contre 22,4 %.
Des chiffres contestés par les syndicats. La FSU donnent 48 % de grévistes dans le primaire et 45 % dans le secondaire.
Secteur pétrolier :
La plupart des raffineries ont éteint leur torchère. L’ensemble des raffineries de Total sont touchées par la grève : de 50 à 80 % des personnels a cessé le travail.
Ex-PTT :
A La Poste, le taux de grévistes atteint 16,53 %, selon la direction. De son coté, Sud-PTT évoque un taux de 30 %.
Pour France Télécom, le taux de grévistes pointerait à 20,18% selon la direction, soit un repli par rapport au 23 septembre dernier.
Électricité : EDF
A la mi-journée, la direction relevait 17,9% de grévistes, contre 18,1% pour la précédente journée.
SNCF :
40,4% de grévistes, contre 37% lors le 23 septembre, la précédente journée de mobilisation, selon la direction.
La CGT, revendique, elle, un taux de grévistes de 53,75%, contre moins de 50% , le 3 septembre dernier.
Dans l’entreprise, un préavis reconductible a été déposé.
RATP :
17% des employés en grève pour la direction, plus un point par rapport au 23 septembre dernier.
De nombreuses assemblées générales dans l’ensemble des trois réseaux bus, métro et RER ont reconduit la grève pour demain mercredi 13 octobre.
En région, les réseaux de transport en commun sont très affectés. La mobilisation devrait être supérieure à celle du 23 septembre dernier, selon l'Union des transports publics : 75 % des réseaux marchent à plus de 50%, contre un taux légèrement supérieur à 81% le 23 septembre. Des préavis reconductibles ont été déposés dans une trentaine de communes. Les principales capitales régionales sont ainsi touchées : Marseille, Montpellier, Mulhouse, Nantes, Strasbourg, Rouen, Toulouse.
Fonctions publiques :
Le taux de grévistes s’établit à 19,20 % dans la fonction publique d'État, selon le ministère, enregistrant une micro baisse par rapport au 23 septembre (19,77%). En revanche, dans les deux autres fonctions publiques, les taux sont à la hausse : les agents territoriaux sont en grève à 15,13% contre 15,04% et 15,16% contre 12,14% pour les personnels hospitaliers.
Le taux de grévistes dans l’enseignement s'élève quant à lui à 22,1%, selon le ministère de tutelle. Dans le premier degré, la proportion de grévistes est estimée à 28,7 %, contre 33,5 % le 23 septembre dernier. Ce taux tombe à 19,6 % pour les enseignants du second degré, contre 22,4 %.
Des chiffres contestés par les syndicats. La FSU donnent 48 % de grévistes dans le primaire et 45 % dans le secondaire.
Secteur pétrolier :
La plupart des raffineries ont éteint leur torchère. L’ensemble des raffineries de Total sont touchées par la grève : de 50 à 80 % des personnels a cessé le travail.
Ex-PTT :
A La Poste, le taux de grévistes atteint 16,53 %, selon la direction. De son coté, Sud-PTT évoque un taux de 30 %.
Pour France Télécom, le taux de grévistes pointerait à 20,18% selon la direction, soit un repli par rapport au 23 septembre dernier.
Électricité : EDF
A la mi-journée, la direction relevait 17,9% de grévistes, contre 18,1% pour la précédente journée.
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