- Publiez vos commentaires
- Mettez en favori vos articles préférés
- Suivez l'activité des membres
Retraites: le «N'ayez pas peur» de PikettyTefy Andriamanana - Marianne | Mercredi 27 Janvier 2010 à 14:01 | Lu 18925 fois
L’économiste Thomas Piketty était invité sur France Inter ce 27 janvier. A l'heure où le gouvernement veut faire paniquer la population pour lui faire admettre le passage à la retraite à 62 ans, il rassure les jeunes générations et dévoile d’autres solutions.
Le gouvernement veut faire peur. Son discours est bien rodé. Du fait de l’allongement de la durée de vie, les retraites ne seront plus financées. Il faut donc passer à la retraite à 62 ans. Ce qui refusent cela sont des irresponsables.
Des menaces qui n’effraient pas Thomas Piketty, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, invité de France Inter ce 27 janvier. D’abord, il précise que notre système de retraite cache une multitude de situations. Si des personnes ayant débuté leur carrière très jeune ne peuvent décemment pas travailler après 60 ans, pour d’autres, partir tôt en retraite « ce n’est pas forcément une bonne chose ». Il donne l’exemple des chercheurs … ou des journalistes. Ainsi, Piketty note qu'il est difficile de faire une analyse globale de l’avenir de nos retraites, chacun étant un cas particulier. Il évoque aussi une « extrême complexité » de notre système fait d’un « empilement de petits régimes ». Une multitude de situations
L’économiste explique que « chacun touche des petits bouts de retraite » en moyenne issus de 2 ou 3 régimes différents. Tout cela est dû à la mobilité professionnelle : dans le privé, le public, lorsqu’on fonde une entreprise… Cette multitude de situations fait que « le bon levier, ce n’est pas augmenter de manière uniforme l’âge de départ en retraite ».
L'autre solution est donc de créer une « unification », une « simplification » du système de retraites. Que chacun sache « quelque soit son statut », « quels sont ses droits à la retraite » à un moment donné. Une réforme prônée dans son dernier ouvrage « Pour un nouveau système de retraites : des comptes individuels de cotisations financés par répartition », disponible gratuitement sur le Web. Pourquoi alors le discours alarmiste que tient la majorité? Pour Piketty, on brandit « la menace démographique » « pour dire au final que rien ne vaut la capitalisation ». Faut-il s'attendre à ce que Sarkozy nous vante « les fonds de pension à la française » ? PS : Voici quelques semaines, nous avions critiqué assez durement critiqué sur le site la matinale où était invité le patron de Science Po Richard Descoings. Or, la revue de presse de France Inter a cité depuis à plusieurs reprises - pas assez à notre goût, bien sûr, mais nous sommes de piètres juges en l'espèce - des articles de notre site. Certes, cela peut paraître parfaitement normal car les deux choses n'ont rien à voir. Mais le fait est suffisamment rare dans le système médiatique pour que nous prenions la peine de le signaler.
Voir les 106 commentaires
Dans la même rubrique :
|
|
||

Imprimer
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Accueil
Envoyer
Partager
Digg
Del.icio.us
Wikio
Facebook
Google
MySpace
Twitter
LinkedIn
Viadeo








