A partir de 5,99 € abonnez-vous à Marianne Numérique
Retraites: la réforme de tous les dangersEmmanuel Levy - Marianne | Dimanche 15 Août 2010 à 05:01 | Lu 11744 fois
Remise sur l'ouvrage de façon inattendue par Nicolas Sarkozy, la réforme des retraites s'impose durant le printemps comme le sujet sensible. Eric Woerth devenu ministre du Travail veut notamment imposer le report de l'age légal de 60 à 62 ans. Pas question pour les syndicats, qui appellent à manifester le 7 septembre prochain.
Le 7 septembre prochain marquera la rentrée sociale avec une journée de grève et de manifestation, avec la réforme des retraites en ligne de mire. Et cela risque d’être chaud bouillant. Après que la CGC, principale organisation parmi les cadres, a rejoint l’intersyndicale, le gouvernement devra faire face à un front unitaire. Pour la première fois, la confédération de l'encadrement, seul syndicat à ne pas être hostile au recul de l'âge légal, telle que prônée par le projet gouvernemental, et qui n'avait participé ni à la journée du 27 mai ni à celle du 24 juin, s’y joindra donc. Un peu avant ce ralliement, FO avait également appelé à manifester le 7 septembre. C’est dire si la mobilisation contre le projet porté par Eric Woerth est importante. Propulsé ministre du travail, pour sa « droiture » et ses capacités de négociations, à la veille de l’ouverture des pourparlers sur les retraites, Eric Woerth a depuis été considérablement affaibli. L’affaire Bettencourt a éclaboussé l’ex-ministre du Budget, au point que son nom est désormais accolé systématiquement à celui de la riche héritière. La presse évoquant désormais l’affaire Woerth-Bettencourt. Une aubaine, en termes de rapport de forces, pour les syndicats, qui refusent le report des âges légaux à 62 et 67 ans. Les organisations considèrent que ce double report pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeune et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes. Tandis qu’ils dénoncent l’appréciation que fait la réforme de la pénibilité du travail. Laquelle ne serait considérée et mesurée qu’au moment de liquider ses droits sans recours possible plus tard. Enfin et surtout, les syndicats rappellent que Nicolas Sarkozy n’a jamais évoqué la question des retraites durant la campagne de 2007. Sarkozy : touche pas à mon Woerth et vive Fillon! par Philippe Cohen Retraite: Les vuvuzelas de la pensée unique nous prennent la tête ! par Jack Dion Retraites : Eric Woerth aussi a eu une carrière pénible... par Lait d'Beu Retraite en or: la «cagnotte» des sénateurs par Gérald Andrieu La réforme des retraites et les «sans-gêne» par Laurent Neumann Manuel Valls, l'idiot utile de la réforme des retraites? par Gérald Andrieu Retraite : jusque là tout va bien... par Régis Soubrouillard Retraites: Woerth joue le flou du roi par Gérald Andrieu Retraites: et si on se trompait de combat? par l’Hérétique La retraite à 60 ans ? Il y a une alternative! par Laurent Neumann Retraites: le piège de la gauche par Gérald Andrieu Retraite: les jeunes en ont rien à carrer! par Titiou Lecoq Apathie: Aubry a commis un crime de lèse-journaliste par Régis Soubrouillard Retraites: toutes les radios sont pour la rigueur...ou presque par Philippe Cohen et Gérald Andrieu Todd: le débat sur les retraites n'a aucun sens par Francis Brochet Arlette, Dominique et le «dogme» par Daniel Schneidermann
Voir les 25 commentaires
Dans la même rubrique :
|
|
||

Imprimer
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Accueil
Envoyer
Partager

