Marianne2 2012

Quand Luchini incarne Muray

Dimanche 9 Mai 2010 à 18:01 | Lu 8649 fois I 3 commentaire(s)

Moustache - Le blog qui pique

« L’époque qui commence est une tête à claques qu'il devient jour après jour un peu plus agréable de gifler ». Sur son blog qui pique, Moustache propose une critique des lectures de Philippe Muray par Fabrice Luchini au Théâtre de l'Atelier. Le philosophe, disparu en 2006, se voulait un intarissable démolisseur des cultes et religions de notre époque: la charité généralisée, le délire festif, ce qu'il appelait l'Empire du Bien.


Quand Luchini incarne Muray
Murray sait taper dans la balle. Actuellement quatrième en simple au classement ATP, le britannique est doué. On célèbre son revers. On déplore son coup droit. Toujours est-il que son jeu, subtilement défensif, passionne les amateurs de tennis. Ils ont raison, Murray est sans doute passionnant.
Hélas, cet article ne parlera pas de Murray mais de Muray. L’homonymie exceptée, Andy et Philippe n’ont que peu de choses en commun. Et Philippe aurait pu s’amuser de la confusion avec Andy.
Philippe Muray est décédé en 2006. Il était romancier et essayiste, sans doute l’une des grandes plumes de la fin du XXème siècle. Drôle, fin, provocateur, il a su saisir la modernité dans sa monstruosité. Après Céline, La Fontaine ou Valéry, Fabrice Luchini propose de donner corps à la grande voix que fut celle de Muray. Cette voix dissonante et dérangeante hante le Théâtre de l’Atelier jusqu’au 9 mai 2010.

Une lecture jubilatoire









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