Privatiser « 60 millions de consommateurs », une idée qui choque
Dimanche 16 Octobre 2011 à 05:01 | Lu 7389 fois I 14 commentaire(s)
Journaliste chez Marianne, notamment en charge des médias En savoir plus sur cet auteur
Privatisez « 60 millions » - comme l’appellent les habitués - et c’est un monument de la presse indépendante qui s’effondre. La revue, âgée de 40 ans et éditée par l’INC (Institut National de la consommation) risque en effet de perdre sa mission de service public - et son identité singulière avec - pour « s’adosser au secteur privé ».
( Capture d'écran - Dailymotion )
Selon la direction, privatiser « 60 millions de consommateurs » est LA solution -soufflée par un cabinet d'audit- pour faire face à une chute des bénéfices due à l’érosion des abonnements et à une baisse des ventes en kiosques. Renflouer une perte évaluée à 250 000 euros en investissant…18 millions sur 4 ans afin d'atteindre la sacro-sainte « profitabilité ».
Depuis, des voix inquiètes s’élèvent au sein de la rédaction : « Qu’est-ce qui va empêcher notre acquéreur potentiel de faire rentrer des colonnes de pub ? » ou de mettre fin aux pratiques éditoriales « longues, rigoureuses et coûteuses » que le journal s’impose comme acheter anonymement des produits et les faire évaluer par des experts avant d’en parler ? Ces incertitudes sur l’avenir de la revue consumériste cesseront le 9 novembre prochain, date du conseil d’administration de l’INC. D’ici là, les 73 salariés du journal sont bien décidés à se tourner vers les pouvoirs publics – et notamment sa tutelle, le secrétaire d’Etat au commerce, Frédéric Lefebvre - pour envisager une autre solution.
L’idée d’une potentielle privatisation a en tout cas ému les lecteurs : la pétition mise en ligne (www.soutenons60.org) il y a un mois a déjà été signée par près de 10 000 personnes craignant la mort du journal et certains abonnés ont menacé de se désabonner. « 60 millions » en a déjà perdu 15 000 en un an (sur les 115 000 de 2010), est-ce vraiment LA solution? Pas sûr.
Depuis, des voix inquiètes s’élèvent au sein de la rédaction : « Qu’est-ce qui va empêcher notre acquéreur potentiel de faire rentrer des colonnes de pub ? » ou de mettre fin aux pratiques éditoriales « longues, rigoureuses et coûteuses » que le journal s’impose comme acheter anonymement des produits et les faire évaluer par des experts avant d’en parler ? Ces incertitudes sur l’avenir de la revue consumériste cesseront le 9 novembre prochain, date du conseil d’administration de l’INC. D’ici là, les 73 salariés du journal sont bien décidés à se tourner vers les pouvoirs publics – et notamment sa tutelle, le secrétaire d’Etat au commerce, Frédéric Lefebvre - pour envisager une autre solution.
L’idée d’une potentielle privatisation a en tout cas ému les lecteurs : la pétition mise en ligne (www.soutenons60.org) il y a un mois a déjà été signée par près de 10 000 personnes craignant la mort du journal et certains abonnés ont menacé de se désabonner. « 60 millions » en a déjà perdu 15 000 en un an (sur les 115 000 de 2010), est-ce vraiment LA solution? Pas sûr.
Voir les 14 commentaires
La Une du moment
LES PLUS de Marianne
- Revue Web personnalisée
- Les Unes de Marianne2
- Le MAG en PDF 24h avant !
ou Se connecter
Abonnez-vous à la Newsletter de Marianne
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Dans cette rubriqueSur Marianne vous aimez
Dans la même rubrique
|
“Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus
|
|
© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72


Imprimer
Augmenter le texte
Diminuer le texte
Accueil
Envoyer
Partager

Facebook
Twitter
RSS
Newsletter