Primes Goldman Sachs : flambez, mais en loucedé !
Mardi 4 Août 2009 à 16:27 | Lu 10013 fois I 45 commentaire(s)
Sylvain Lapoix - Marianne
Après avoir distribué 4,8 milliards de prime en 2008, le pdg de la banque Goldman Sachs a demandé à ses équipes de les dépenser discrètement pour éviter le scandale. Manque de chance, l'info a fuité dans le New York Post et les pauvres risquent de s'énerver !
Prend l'oseille... et marche ! C'est, en substance, la consigne que Lloyd Blankfein, pdg de Goldman Sachs, a donné aux collaborateurs qui se sont partagé fin 2008 4,8 milliards de dollars de bonus... alors que l'établissement financier a englouti 10 milliards d'aide fédérale de l'Etat américain en 2008.
Puisqu'on vous dit que les banques n'ont pas d'argent !
Tandis que la Chambre des représentants s'escrime à trouver un moyen de limiter légalement les rémunérations dans le secteur, Goldman a fait parti des premiers volontaires pour rembourser l'aide publique qui lui imposait un minimum de sobriété salariale. Coincidence heureuse : quelques semaines plus tard, Goldman affichait 2,3 milliards de profits pour le deuxième trimestre 2009, ce qui promettait de belles primes en fin d'année...
D'où la nécessité pour la direction d'appeler au calme des cadres désireux de fêter le retour des affaires : on imagine la nervosité des 200 plus hauts cadres de l'entreprise qui avaient reçu à eux seuls 955 millions de dollars. Mais Llyod Bankflein voit sur le long terme : espérant le retour de la croissance à moyen terme, le pdg ne voudrait pas qu'une manchette de journal ou de site web titrant «pluie de Ferrari chez Goldman Sachs» viennent endurcir les législateurs et empêcher que les bonnes vieilles habitudes reprennent après la fin de la crise.
«[La direction de Goldman] se concentre sur les mauvaises nouvelles et reste attaché à l'intégrité et à l'excellence, déclarait le pdg dans un mail à tout le personnel la semaine dernière. Je sais que vous travaillez tous dur.» L'important est de savoir faire profil bas jusqu'à ce que les week-end aux Bahamas redeviennent la norme.
D'où la nécessité pour la direction d'appeler au calme des cadres désireux de fêter le retour des affaires : on imagine la nervosité des 200 plus hauts cadres de l'entreprise qui avaient reçu à eux seuls 955 millions de dollars. Mais Llyod Bankflein voit sur le long terme : espérant le retour de la croissance à moyen terme, le pdg ne voudrait pas qu'une manchette de journal ou de site web titrant «pluie de Ferrari chez Goldman Sachs» viennent endurcir les législateurs et empêcher que les bonnes vieilles habitudes reprennent après la fin de la crise.
«[La direction de Goldman] se concentre sur les mauvaises nouvelles et reste attaché à l'intégrité et à l'excellence, déclarait le pdg dans un mail à tout le personnel la semaine dernière. Je sais que vous travaillez tous dur.» L'important est de savoir faire profil bas jusqu'à ce que les week-end aux Bahamas redeviennent la norme.
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