Primaires républicaines aux USA: Romney marque des points
Mercredi 4 Janvier 2012 à 18:01 | Lu 3538 fois I 10 commentaire(s)
Porte-parole du parti Debout la république dirigé par Nicolas Dupont-Aignan, ancien président... En savoir plus sur cet auteur
Huit voix auront fait la différence pour remporter la primaire républicaine de l'Iowa : Mitt Romney est décidément là où quelques temps auparavant on ne l'attendait pas. Les échecs des candidats initialement étiquetés comme favoris ont sans aucun doute facilité cette victoire.
Finalement, c'est Mitt Romney qui a remporté la primaire de l’Iowa avec seulement huit voix d'avance. Après une campagne électorale extrêmement serrée où Ron Paul et Newt Gingrich ont également mené les sondages. Mitt Romney devance à peine Rick Santorum, la dernière surprise de l’élection.
Des primaires très ouvertes
Les primaires républicaines resteront dans les annales tant il y a eu des favoris successifs. Sarah Palin, la colistière de John McCain en 2008, a longtemps semblé être l’élue des militants républicains. Elle plaît aux militants du Tea Party et a vendu des millions de livres depuis 2008. Une autre femme, Michele Bachmann, a semblé pouvoir la remplacer à la fin du printemps 2011, avant de retomber dans les sondages, du fait d’une certaine légèreté.
Puis, c’est le gouverneur du Texas, Rick Perry, qui a pris la tête des sondages pendant l’été. Il semblait le candidat idéal pour la base conservatrice du parti, avec des positions assez radicales sur les questions de fiscalité et un conservatisme apparemment sans faille sur les questions de société. Mais des hésitations dans les débats et le fait d’avoir financé l’éducation d’enfants d’immigrés illégaux au Texas semble l’avoir éliminé de la course définitivement.
Puis, la base républicaine s’est tournée vers Herman Cain, un entrepreneur très conservateur, mais un certain manque de sérieux et des scandales l’ont carrément poussé à se retirer de la course. Enfin, l’électoral conservateur s’est tourné vers Newt Gingrich, l’architecte de la victoire républicaine aux élections de 1994. Mais sa candidature a souffert de nombreux angles morts, tant d’un point de vue privé que professionnel (comme lobbyste pour Fannie Mae et Freddie Mac).
Des primaires très ouvertes
Les primaires républicaines resteront dans les annales tant il y a eu des favoris successifs. Sarah Palin, la colistière de John McCain en 2008, a longtemps semblé être l’élue des militants républicains. Elle plaît aux militants du Tea Party et a vendu des millions de livres depuis 2008. Une autre femme, Michele Bachmann, a semblé pouvoir la remplacer à la fin du printemps 2011, avant de retomber dans les sondages, du fait d’une certaine légèreté.
Puis, c’est le gouverneur du Texas, Rick Perry, qui a pris la tête des sondages pendant l’été. Il semblait le candidat idéal pour la base conservatrice du parti, avec des positions assez radicales sur les questions de fiscalité et un conservatisme apparemment sans faille sur les questions de société. Mais des hésitations dans les débats et le fait d’avoir financé l’éducation d’enfants d’immigrés illégaux au Texas semble l’avoir éliminé de la course définitivement.
Puis, la base républicaine s’est tournée vers Herman Cain, un entrepreneur très conservateur, mais un certain manque de sérieux et des scandales l’ont carrément poussé à se retirer de la course. Enfin, l’électoral conservateur s’est tourné vers Newt Gingrich, l’architecte de la victoire républicaine aux élections de 1994. Mais sa candidature a souffert de nombreux angles morts, tant d’un point de vue privé que professionnel (comme lobbyste pour Fannie Mae et Freddie Mac).
Mitt Romney faute de mieux
Tous les observateurs s’accordent pour le dire : la base républicaine n’aime pas vraiment Mitt Romney. Cependant, il est un candidat beaucoup plus solide face à Barack Obama (il était donné perdant de seulement deux points contre près de dix pour ses deux principaux concurrents, Newt Gingrich ou Ron Paul). D’ailleurs, il devance de seulement 8 voix Rick Santorum, devenu son nouvel opposant dans la toute dernière ligne droite.
Mais cette victoire pourrait lui simplifier la tâche, d’autant plus qu’il semble bien parti pour l’emporter au New Hampshire. Ainsi, il va disposer d’une dynamique extrêmement positive, et son professionnalisme rend peu probable le fait qu’il commette un impair en mesure d’affaiblir sa campagne. A moins que Rick Santorum ne parvienne à unir la base conservatrice — ce qui est possible —, Mitt Romney a toutes les chances de pouvoir affronter Barack Obama en novembre.
Il faut dire que ses principaux concurrents ont de grandes faiblesses. Ron Paul présente un programme économique très radical, avec la suppression de la Fed (Réserve fédérale), une baisse drastique de l’imposition via une flat tax (impôt à taux unique) qui aurait un effet profondément injuste. S’il est une surprise de la campagne, il ne semble pas capable de réunir une majorité d'électeurs républicains. Newt Gingrich ne semblait pas vraiment de taille face au président sortant, et sa 4ème place devrait l’éliminer.
Bien sûr, la faiblesse de son score fait que le combat n'est pas encore gagné, mais cette victoire clarifie la course pour l’investiture républicaine. Mitt Romney semble bien placé désormais pour affronter Barack Obama en novembre. Seul Rick Santorum semble encore en mesure de l’arrêter.
Retrouvez Laurent Pinsolle sur son blog.
Mais cette victoire pourrait lui simplifier la tâche, d’autant plus qu’il semble bien parti pour l’emporter au New Hampshire. Ainsi, il va disposer d’une dynamique extrêmement positive, et son professionnalisme rend peu probable le fait qu’il commette un impair en mesure d’affaiblir sa campagne. A moins que Rick Santorum ne parvienne à unir la base conservatrice — ce qui est possible —, Mitt Romney a toutes les chances de pouvoir affronter Barack Obama en novembre.
Il faut dire que ses principaux concurrents ont de grandes faiblesses. Ron Paul présente un programme économique très radical, avec la suppression de la Fed (Réserve fédérale), une baisse drastique de l’imposition via une flat tax (impôt à taux unique) qui aurait un effet profondément injuste. S’il est une surprise de la campagne, il ne semble pas capable de réunir une majorité d'électeurs républicains. Newt Gingrich ne semblait pas vraiment de taille face au président sortant, et sa 4ème place devrait l’éliminer.
Bien sûr, la faiblesse de son score fait que le combat n'est pas encore gagné, mais cette victoire clarifie la course pour l’investiture républicaine. Mitt Romney semble bien placé désormais pour affronter Barack Obama en novembre. Seul Rick Santorum semble encore en mesure de l’arrêter.
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