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Primaire: pour convaincre les Français, Ségolène Royal veut débattre

Mardi 2 Août 2011 à 16:01 | Lu 10667 fois I -1 commentaire(s)

Astrid Gouzik - Marianne

Invitée ce matin sur Europe 1, Ségolène Royal a affirmé sa volonté d'être désignée par les Français à la primaire socialiste, refusant d'être réduite au rôle de celle qui fera pencher la balance dans un second tour qui semble déjà acquis à Hollande et Aubry, encore en tête du sondage paru aujourd'hui dans France Soir.


Ségolène Royal veut des débats entre les candidats à la primaire socialiste, c’est ce qu’elle a fermement réaffirmé ce matin au micro de Thierry Guerrier sur Europe1.  Pour le moment, rien de tel n’est prévu au programme de l’université d’été de la Rochelle, qui se tiendra fin août. Il y aura des tables rondes, auxquelles seront invités les candidats. Débat donc, mais avec les militants ! Rien qui s’apparente à des joutes verbales entre candidats, Martine Aubry et François Hollande ne se précipitant pas pour soutenir cette idée.

C’est pourtant ce qui permettrait de mobiliser les Français pour les primaires «  Il faut que les Français qui nous écoutent sachent qu’ils peuvent tous venir voter, il n’y a pas que les socialistes (…) La seule façon de mobiliser les Français, ce sont les débats démocratiques, publics et ouverts », justifie-t-elle. Les confrontations permettraient d’exposer les idées, et les priorités des candidats afin qu’ils puissent les comparer, puis faire leur choix… « Le choix, je l’espère, de la candidate à l’élection présidentielle ».

Quant à réduire Ségolène Royal à un rouage clé du second tour, elle ne s’y résoudra pas ! Elle l’a argué ce matin : « J’espère être désignée par les Français », faisant fi du sondage paru ce matin dans France Soir qui la place à 13%, loin derrière les deux favoris François Hollande (42%) , et Martine Aubry (40%).  Peu importe, la candidate déçue de 2007 a un atout dans sa manche, celui d’être rompue à l’exercice. « J’ai déjà l’expérience d’une première campagne, je connais l’épreuve que cela représente». Et les sacrifices ! Pas de vacances en perspective donc, explique-t-elle à Thierry Guerrier. Elle préfère profiter de l’été pour installer ses quartiers de campagne rue de Solférino, tant que  ses concurrents sont partis ( en campagne, ou en vacances…).

La présidente des solutions

« Je serai la présidente des solutions, celle qui va protéger les Français contre toutes les turbulences », annonçait-elle aussi ce matin, après avoir déroulé les mesures qu’elle mettrait en place « dès son élection ». Tout d’abord, stratégie simple mais qui fait toujours son petit effet en période de campagne, promettre de résoudre le problème sur lequel le prédécesseur s’est cassé les dents : la réforme du système bancaire. « Je propose la création d’une banque publique d’investissement ».  Puis viendrait le gel du prix du carburant et de l’énergie. « Je n’accepte pas que la vie chère dévore le pouvoir d'achat des Français », expliquait-elle, justifiant par la même occasion sa volonté de ne pas augmenter les impôts, contrairement à François Hollande et Marine Aubry, ne manquait-elle pas de souligner.

Il existe tout de même un sujet sur lequel elle ne s'est pas désolidarisée de ses deux concurrents : le retour du déficit à 3% en 2013. « Je ne vois même pas pourquoi il y a une polémique sur le sujet, a-t-elle expliqué. La France s’est engagée sur 2013, il faut évidemment tenir 2013. » Étonnant, sur ce point, de ne pas la voir se distinguer de ses concurrents Hollande et Aubry, eux aussi tombés dans ce piège  de la rigueur. Sans doute une façon pour la candidate de se montrer responsable, elle si souvent attaquée sur ce point.








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