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Primaire PS: le salaire du président, la botte secrète de Martine Aubry?

Jeudi 15 Septembre 2011 à 05:01 | Lu 12104 fois I 0 commentaire(s)

Daniel Bernard - Marianne

Ce soir, le salaire du président de la République devrait figurer au menu des primaires citoyennes. Déjà en pointe sur l’interdiction du cumul des mandats, Martine Aubry y voit, en effet, un sujet symbolique qui lui permettra de faire la différence avec ses rivaux.


Primaire PS: le salaire du président, la botte secrète de Martine Aubry?
Martine Aubry a gardé un piège dans sa musette, qu’elle sortira sans doute ce soir. Lors du premier débat des primaires, la candidate songe à scotcher François Hollande, son principal rival, sur un sujet symbolique : le salaire du chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy l’a augmenté en 2007 de 170%. Elle le baissera. Dans quelle proportion ? Ses conseillers ont veillé, malgré les relances de Marianne, a conserver le secret sur la décote Aubry.

Egalement sollicités par Marianne, d’autres candidats ont d’ores et déjà précisé leur engagement. Jean-Louis Borloo prévoit, imitant le Premier ministre David Cameron, britannique de « baisser de 5% le salaire des parlementaires et des ministres et que bien entendu, il appliquera également une baisse du salaire du Président ». François Bayrou, lui, suggère une baisse plus forte : « Plutôt 10%, soit la moyenne de l’effort supplémentaire qui sera demandé aux Français ». Mais ni l’un ni l’autre n’entre dans le détail de la rémunération présidentielle, qui prévoit, en plus de son traitement (21 194 € nets mensuels), une indemnité de résidence (635€/mois) et de fonction (5457€/mois).

Nicolas Dupont-Aignan est plus précis : « Je m’engage, si je suis élu,  à procéder une baisse de 10% du traitement du Président de la République. Les indemnités de résidence et de fonction étant indexé sur ce traitement, elles baisseront en conséquence ».

A gauche, Manuel Valls va plus loin : « Si je suis élu, je supprimerais les indemnités de résidence et de fonction et ramènerais l’indemnité de base à 15 000 euros bruts par mois. Cinq fois supérieure au salaire moyen des Français, cette rémunération permet de couvrir les dépenses de fonctionnement sans perdre le sens des réalités communes ».

Marine Le Pen estime aussi que le président de la République n’a « pas besoin de notes de frais ». Quant à son traitement, « il ne doit pas dépasser celui des parlementaires », soit 5261 euros nets/mois.
Quant aux autres candidats, de A comme Artaud Nathalie, la candidate de Lutte Ouvrière à V. comme Villepin, en passant par François Hollande et Arnaud Montebourg, ils n’ont pas daigné répondre sur ce thème. Selon Ségolène Royal, « ce sujet ne doit pas devenir un élément de campagne ». « Cela doit faire partie d’une réflexion globale sur le train de vie de l’Etat », a-t-elle précisé àMarianne.

A tort ou à raison, le coup de pouce que s’était accordé le chef de l’Etat dans le cadre d’une révision globale du budget de l’Elysée a marqué les esprits. Il a contribué à faire de Nicolas Sarkozy un « président des riches », dénoncé notamment dans les cortèges hostiles à la réforme des retraites. Or, bien des candidats répugnent à s’exprimer sur un sujet aussi vulgaire.

Face à l’offensive de Martine Aubry, ses concurrents aux primaires d’abord, puis tous les autres prétendants à la fonction suprême, ne pourront demeurer longtemps dans une élégante ambiguïté.







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