Présidentielle: Obama lance son bouclier anti-missiles républicains
Samedi 17 Septembre 2011 à 12:01 | Lu 3153 fois I 0 commentaire(s)
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur
A plus d'un an de la présidentielle américaine, qui aura lieu en novembre 2012, la course aux calomnies a déjà démarré. Régulièrement républicains, membres du Tea Party envoient des scuds en direction du camp démocrate qui rend coup pour coup. Déjà expérimenté en 2008, le bouclier anti-boules puantes d'Obama est un site baptisé Attack Watch qui répond à chaque rumeur et réclame aux partisans d'Obama de diffuser la Vérité présidentielle sur les réseaux sociaux.
Comme en France, aux Etats-Unis, tout début de campagne présidentielle digne de ce nom est marqué par la course aux calomnies et le lâcher de boules puantes.
Anticipant une campagne nauséabonde, la « War room » d’Obama a déjà démarré la bataille du web. Contre les « Scuds » républicains, l’équipe d’Obama a lancé un site, véritable système d’interception de mensonges, chargée d’étouffer les rumeurs avant qu’elles n’atteignent les médias de masse.
Tels les légendaires missiles Patriot utilisés pendant la première Guerre du Golfe, AttackWatch.com, se veut un véritable bouclier politique. Objectif : répondre aux allégations des républicains point par point. Rendre coup pour coup.
Dans un e-mail envoyé aux partisans d’Obama, son directeur de campagne, Jim Messina, écrit que le site vise à « étouffer ces attaques dans l'œuf avant qu'elles n’atteignent les ondes et se battre pour la vérité ».
Pour empêcher les rumeurs de se répandre, les équipes de campagne d’Obama ont choisi la voie des réseaux sociaux : « nous comptons sur vous pour nous avertir le plus tôt possible sur les nouvelles rumeurs dont vous entendrez parler, diffuser rapidement la vérité à vos amis et réseaux personnels ».
Anticipant une campagne nauséabonde, la « War room » d’Obama a déjà démarré la bataille du web. Contre les « Scuds » républicains, l’équipe d’Obama a lancé un site, véritable système d’interception de mensonges, chargée d’étouffer les rumeurs avant qu’elles n’atteignent les médias de masse.
Tels les légendaires missiles Patriot utilisés pendant la première Guerre du Golfe, AttackWatch.com, se veut un véritable bouclier politique. Objectif : répondre aux allégations des républicains point par point. Rendre coup pour coup.
Dans un e-mail envoyé aux partisans d’Obama, son directeur de campagne, Jim Messina, écrit que le site vise à « étouffer ces attaques dans l'œuf avant qu'elles n’atteignent les ondes et se battre pour la vérité ».
Pour empêcher les rumeurs de se répandre, les équipes de campagne d’Obama ont choisi la voie des réseaux sociaux : « nous comptons sur vous pour nous avertir le plus tôt possible sur les nouvelles rumeurs dont vous entendrez parler, diffuser rapidement la vérité à vos amis et réseaux personnels ».
La contre attaque sur les réseaux sociaux
Déjà en 2008, Barack Obama avait lancé rapidement la contre-offensive du web avec Fightthesmears.com (Combattre les rumeurs). Un site destiné à démonter les « contre-vérités », critiques, et calomnies balancées par le camp républicain. Accessoirement, entièrement à la gloire d’Obama.
Car derrière toute entreprise de désintoxication destinée au rétablissement de la vérité se cache évidemment une vaste opération de propagande. Toujours accessible, on peut y voir les « boules puantes » lâchées par le camp républicain qui en disent long sur l’indigence du débat politique américain. Rien que de très classique : « Obama est un musulman », « la présence d’un drapeau américain sur l’avion de campagne d’Obama », « Obama est-il né en Amérique ? » et quelques autres du même tonneau…
Lancé près d’un an et demi avant le scrutin présidentiel, Attack Watch se veut beaucoup plus offensif. Sur la forme : un site rouge sang et blanc sur fond entièrement noir. Sur le fond, toute attaque fait l’objet d’une réplique et les postulants républicains en prennent pour leur grade.
Les partisans du président américain sont appelés à s'inscrire sur le site. Ils peuvent alors signaler des rumeurs, des mails, sites Web, et autres moyens de diffusions utilisés pour critiquer le président Obama. Dans les moindres détails, un menu déroulant propose plusieurs options pour indiquer l'origine de l'attaque et préparer la riposte « graduée ».
Car derrière toute entreprise de désintoxication destinée au rétablissement de la vérité se cache évidemment une vaste opération de propagande. Toujours accessible, on peut y voir les « boules puantes » lâchées par le camp républicain qui en disent long sur l’indigence du débat politique américain. Rien que de très classique : « Obama est un musulman », « la présence d’un drapeau américain sur l’avion de campagne d’Obama », « Obama est-il né en Amérique ? » et quelques autres du même tonneau…
Lancé près d’un an et demi avant le scrutin présidentiel, Attack Watch se veut beaucoup plus offensif. Sur la forme : un site rouge sang et blanc sur fond entièrement noir. Sur le fond, toute attaque fait l’objet d’une réplique et les postulants républicains en prennent pour leur grade.
Les partisans du président américain sont appelés à s'inscrire sur le site. Ils peuvent alors signaler des rumeurs, des mails, sites Web, et autres moyens de diffusions utilisés pour critiquer le président Obama. Dans les moindres détails, un menu déroulant propose plusieurs options pour indiquer l'origine de l'attaque et préparer la riposte « graduée ».
La diffusion d'une vérité officielle ?
La version stalinienne d'Attack Watch
Un seul exemple, dans la rubrique rouge baptisée « Attaque », lors d’un rassemblement du Tea Party en Caroline du Sud, Michele Bachmann déclare que « quand Obama est devenu Président des Etats-Unis, il a attribué 700 milliards au plan TARP (NDLR : plan gouvernemental visant à assurer les actifs douteux ) ».
Dans la rubrique blanche « Fact », le site répond que le Troubled Assets Relief Program (TARP) a été promulgué en octobre 2008 par le président Bush : « sous le président Obama le coût global du TARP pour les contribuables a fortement diminué,ne dépassant pas 475 milliards sur les 700 milliards prévus par le président Bush ».
Libre aux partisans d’Obama de twitter, diffuser par mail ou partager sur facebook LA bonne parole présidentielle. Pour lutter contre les attaques, quelques dollars en sus seront toujours les bienvenus dans la rubrique « support the truth ». En 2008, Obama avait récolté plus de 90% de ses fonds auprès des particuliers et la campagne à venir s’annonce comme la plus chère de l’histoire.
Outil de contre-attaque politique, les opposants au président ont déjà fait une parodie de watchattack.com, avec le visage de Staline en fond d’écran. Le site est, en effet, l’objet de nombreuses critiques et sarcasmes, accusé notamment de diffuser la vérité officielle au point que pour dénoncer la dérive orwellienne du président, certains blogueurs proches du Tea Party l’ont surnommé « little brother ».
Dans la rubrique blanche « Fact », le site répond que le Troubled Assets Relief Program (TARP) a été promulgué en octobre 2008 par le président Bush : « sous le président Obama le coût global du TARP pour les contribuables a fortement diminué,ne dépassant pas 475 milliards sur les 700 milliards prévus par le président Bush ».
Libre aux partisans d’Obama de twitter, diffuser par mail ou partager sur facebook LA bonne parole présidentielle. Pour lutter contre les attaques, quelques dollars en sus seront toujours les bienvenus dans la rubrique « support the truth ». En 2008, Obama avait récolté plus de 90% de ses fonds auprès des particuliers et la campagne à venir s’annonce comme la plus chère de l’histoire.
Outil de contre-attaque politique, les opposants au président ont déjà fait une parodie de watchattack.com, avec le visage de Staline en fond d’écran. Le site est, en effet, l’objet de nombreuses critiques et sarcasmes, accusé notamment de diffuser la vérité officielle au point que pour dénoncer la dérive orwellienne du président, certains blogueurs proches du Tea Party l’ont surnommé « little brother ».
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