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Pour Malek Boutih, le PS doit jouer à qui perd gagne en 2012

Mardi 3 Novembre 2009 à 11:07 | Lu 10325 fois I 70 commentaire(s)

Sylvain Lapoix - Marianne

Invité sur RTL, Malek Boutih l'a affirmé haut et fort : pour survivre le PS doit perdre l'élection présidentielle de 2012 et sortir des querelles d'égos. Un beau message d'espoir pour une gauche à la ramasse !



Pour Malek Boutih, le débat sur la définition « d'être français » manque de grandeur : « l'absence de grandeur dans la politique française nuit à l'identité nationale. » Ainsi, pour redonner de l'élan au Parti socialiste, il appelait de tous ses voeux mardi 3 novembre au matin sur RTL un échec pour les socialistes en 2012 !

Une victoire du PS à l'élection présidentielle « n'apporterait pas une espérance nouvelle, selon le membre du bureau national du parti. Il n'y aurait plus cette dynamique cet espoir et je vois pas pourquoi les générations futures n'auraient pas droit à leur part de rêve. » Oui, faisons rêver les générations futures : faisons échouer les socialistes en 2012 !

Le PS agonise : Boutih veut l'achever !

Pour Boutih, l'élection présidentielle est l'élection à partir de laquelle « tout se détruit en politique » : en se concentrant sur le parcours d'un homme ou d'une femme, ce scrutin signe pour lui « la fin du collectif. » Il faut dire qu'à l'entendre, l'ambiance au PS n'est pas folichonne : le présidentialisme, « on ne fait que ça, on ne travaille que ça et on n'a plus de projet. »


« Vous vous sentez bien au Parti socialiste aujourd'hui ? Demande paternellement Jean-Michel Aphatie.
- Je suis comme les électeurs de gauche : il y a des endroits où on se sent bien, des endroits où on se sent moins pire qu'ailleurs, » répond Boutih. Quant aux présidentiables du PS, il leur adresse un message clair : «Il y en a marre de rouler pour eux !» Il reste à savoir si, tout occupés à préparer l'échéance des élections primaires, ce poison du PS, François Hollande, Martine Aubry, Ségolène Royal, Pierre Moscovici, Vincent Peillon,  Manuel Vals, DSK peuvent encore entendre le message provocateur mais «socratique» et peut-être libérateur : pour gagner en 2012, il faut peut-être d'abord accepter l'idée que la vraie échéance est législative... et donc s'habituer à l'idée d'une présidentielle perdue d'avance. En tout cas, c'est bien essayé.









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