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Parlement: le pu-putsch de Sarkozy

Mercredi 21 Janvier 2009 à 15:56 | Lu 19965 fois I 232 commentaire(s)

Régis Soubrouillard
Régis Soubrouillard
Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

Manif dans l'hémicycle hier, grève illimitée de l'opposition aujourd'hui. La réforme du Parlement, qui devait revaloriser son rôle et créer un consensus démocratique, n'est pas un franc succès... Récit et images.


Plus de 50 000 visites en une demi-journée, à raison de 3 à 4 000 visionnages par heure. Si le président de la République croyait que les Français se moquent de la vie parlementaire, et que la majorité pouvait passer en force, il s'est lourdement trompé. Et l'agitation socialiste, uqi a pris les formes inédites de manifestations d'hémicycle puis de grève (aujourd'hui) ne passent pas inaperçues. Il est vrai qu'avec des députés chantant la Marseillaise et réclamant la démission d'un président de l'Assemblée qualifié de «complice» du gouvernement. Il  faut remonter à 1947 pour retrouver de pareils incidents.
Les députés socialistes réclamaient le retrait de l'article 13 du projet de réforme du parlement, article qui organise la limitation des débats. Face à aux critiques, Bernard Accoyer a proposé aujourd'hui « qu'un président de groupe puisse demander un temps de débats pouvant dépasser des dizaines d'heures ».

Situation politique grave mais pas dramatique
Les députés socialistes ont également demandé la démission d'un président qu'ils jugent « complice » du gouvernement. « Il n'en est pas question », a répondu l'intéressé affirmant qu'il ne prend pas de « directives auprès de l'exécutif ». Accoyer juge que « c'est une situation politique grave, une crise au sein de l'Assemblée Nationale, un coup de force face à l'institution, cœur de la République, mais ce n'est pas une situation dramatique. C'est ma responsabilité d'y faire face. Je le ferai. Depuis quelques semaines, on sent bien une tension, que je déplore. Mais, pour autant, nous devons mettre en œuvre la réforme constitutionnelle, qui est reconnue par tout le monde. »
Les députés PS ont décidé de ne pas sièger pas aujourd'hui à l'Assemblée Nationale, et ce jusqu'à nouvel ordre. Une grève illimitée de l'opposition, ça fait un peu désordre pour un Président qui avait proclamé urbi et orbi qu'il allait revaloriser les Parlement.








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